Vendredi soir, le Tongien de 35 ans a quitté sa place de pilier droit pour le numéro 5. Dans un entretien à Rugbyrama, il explique avoir demandé un maximum de conseils aux deuxième ligne avant le match. Tout, dit-il, était nouveau pour lui à ce poste. Mais il a tout de même cherché à y apporter le même impact que celui qu'il met habituellement en mêlée.
Plus de courses qu'en première ligne
À ce poste, il y avait « clairement plus de courses à faire » qu'en pilier droit, confie Tameifuna. À plusieurs reprises, il a failli se positionner en première ligne. A chaque fois, il s'est rappelé qu'il était « un cran derrière ». Nul doute que la séance vidéo sera riche en enseignements pour voir comment s'améliorer. Il n'est pas impossible qu'il se fasse aussi un peu chambrer.
Interrogé sur une éventuelle reconversion, le Tongien répond par l'intérêt du collectif. Il s'est dit prêt, si besoin, à évoluer à ce poste pendant les deux ou trois prochaines semaines. Le temps que les habitués du poste soient à nouveau disponibles. Pour lui, c'est surtout un défi qu'il veut relever en étant à la hauteur des attentes et des efforts de ses coéquipiers.
« J'ai adoré cette découverte et je suis même reconnaissant d'avoir eu l'opportunité d'essayer quelque chose de nouveau. » — Ben Tameifuna, pilier de Bordeaux-Bègles
La dernière mêlée et les six jours de préparation
Tameifuna n'était plus sur la pelouse lors de la dernière mêlée. Il avait pourtant le sentiment que les Bordelais prenaient le dessus sur le coup. L'arbitrage, explique-t-il, est « différent de ce que nous connaissons en Top 14 ». L'arbitre principal s'est fait sa propre idée de l'action, et on ne peut pas y faire grand-chose, estime le pilier.
Une première période sans lucidité
D'un point de vue collectif, Tameifuna dresse un constat sévère mais objectif de la première période. L'équipe a manqué de lucidité, laissé trop de ballons et raté trop de plaquages. Il rappelle que Gloucester, en tête du classement anglais, l'est pour une bonne raison. Face à un tel adversaire, on ne peut pas laisser autant d'espace, analyse-t-il. L'attitude après la pause a été « bien meilleure » même si les Girondins n'ont pas réussi à faire mieux qu'un match nul.
VIDEO. Dix essais, 36-36 et une série qui s'arrête : l'UBB secouée par Gloucester en Champions CupDans le vestiaire, après le coup de sifflet final, l'ambiance était « un peu calme ». Un silence qui reflète l'exigence d'une équipe qui s'attend à gagner, même sur la pelouse d'une très bonne équipe. Le résultat n'est pas celui espéré, concède-t-il, avant d'évoquer un « petit coup dur ». Mais « ce n'est pas non plus une défaite ». Les Bordelais devront se servir de cette frutration pour retrouver le chemin de la victoire en TOP 14 avant de retrouver les joutes européennes en décembre.
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