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Henry Pollock veut imiter Dupont aux JO 2028 : les obstacles qui l'attendent avant Los Angeles

Henry Pollock rêve d'imiter Antoine Dupont aux JO de Los Angeles 2028. Mais avant de briller à 7, l'Anglais doit franchir plusieurs obstacles.

Thibault Perrin 09/10/2026 à 15h45
Henry Pollock veut marcher sur les traces d'Antoine Dupont. Entre Coupe du monde 2027, adaptation au 7 et qualification britannique, le chemin est chargé. ©INPHO/Billy Stickland
Henry Pollock veut marcher sur les traces d'Antoine Dupont. Entre Coupe du monde 2027, adaptation au 7 et qualification britannique, le chemin est chargé. ©INPHO/Billy Stickland

Henry Pollock n’a pas caché son envie de découvrir les Jeux olympiques. Dans une séance de questions-réponses sur YouTube, le troisième-ligne de Northampton a expliqué vouloir représenter la Grande-Bretagne à 7, notamment à Los Angeles en 2028. Aucun passage à 7 n’est cependant acté.

À 21 ans, avec 13 sélections anglaises, Pollock regarde du côté d’Antoine Dupont, sacré à Paris en 2024. Le Toulousain lui a donné des idées, reconnaît-il. Mais Pollock garde une autre échéance en tête : la Coupe du monde 2027 en Australie. Les Jeux viendraient après, si son parcours le permet.

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L'exemple Dupont, avec un apprentissage à accomplir

Son explosivité et son activité en font un candidat intrigant. Sur les grands espaces du 7, il lui faudrait adapter ses repères défensifs, répéter les accélérations et apprendre à décider sous pression. Un troisième-ligne performant à XV doit encore prouver sa valeur face aux spécialistes du circuit.

Reste la question du temps. Pollock a prolongé son contrat avec Northampton en septembre, tandis que l’Angleterre à XV demeure sa priorité immédiate. Pour préparer les Jeux, il devrait obtenir une disponibilité compatible avec ses engagements et intégrer le programme britannique. Aucun calendrier de transition n’a d'ailleurs été officialisé. Comme pour Dupont, des discussions devront être menées entre les différentes parties concernées.

La Grande-Bretagne doit d'abord se qualifier

La Grande-Bretagne part également de (très) loin. En juin, à Bordeaux, sa sélection masculine a quitté l’élite mondiale pour le SVNS 2, après avoir perdu sa place sur le circuit principal. Dans une discipline où les automatismes comptent autant que les individualités, ce recul pèse sur l’ambition olympique. Remontée et qualification restent deux objectifs distincts.

World Rugby prévoit douze équipes masculines à Los Angeles. Les États-Unis sont qualifiés comme hôtes, quatre places iront aux meilleures équipes éligibles du Championnat du monde SVNS 2027, six aux qualifications régionales et la dernière au repêchage de juin 2028. La Grande-Bretagne devra emprunter l’une de ces voies.

Douze places pour réaliser son rêve

Même avec un billet olympique, la délégation britannique ne pourra compter que douze joueurs. Pollock devra gagner la confiance des sélectionneurs et montrer qu’il peut tenir le rythme propre au 7. Le souvenir de Dupont donne forcément envie. Mais avant les projecteurs californiens, le chantier reste considérable, individuellement et collectivement.

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