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"Être à 100% de ses moyens, ça n'appartient qu'aux joueurs et ça ne demande pas de talent", Laurent Labit ne compte pas lâcher Posolo Tuilagi

Alors qu'il a disputé trois rencontres depuis le début de la saison, Posolo Tuilagi a été piqué lors de la préparation par Laurent Labit. Une sortie cinglante ayant fait beaucoup de bruit, qu'il explique en grande partie maladroite.

Nathan Heuillet 30/09/2026 à 10h52
Posolo Tuilagi en lice pour un début de saison important. ©INPHO/Mike Driver (EPCR)
Posolo Tuilagi en lice pour un début de saison important. ©INPHO/Mike Driver (EPCR)

Le feuilleton Posolo Tuilagi suit son cours. Après une dernière saison en demi-teinte, où le colosse catalan n'a disputé que très peu de matchs avec son club formateur, le nouvel exercice, ponctué d'un Mondial, pourrait changer la donne.

Et si cette compétition peut véritablement servir de moteur pour le deuxième ligne international aux 5 sélections, c'est d'abord l'USAP qui en tirerait les bénéfices.

Qualifié de "joueur à part", par beaucoup, et notamment par Laurent Labit, son manager, il convient par conséquent de lui constituer un cadre tout aussi particulier afin d'en tirer le meilleur, comme le confie la tête de gondole sang et or à L'Indépendant.

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"Il faut piquer un peu l'orgueil"

Il est évident qu'à travers le feuilleton de la saison passée, Posolo Tuilagi a essuyé énormément de critiques, que ce soit en interne ou via la magnifique sphère des réseaux sociaux.

Néanmoins, le colosse catalan, sous contrat jusqu'en juin 2028 avec le club, poursuit son parcours du haut de ses 22 ans, en attendant toujours de retrouver le maillot bleu.

Un objectif assurément partagé par tout joueur de rugby professionnel, mais qui, dans son cas, passera vraisemblablement par une grosse remise en question.

Pour tenter de le secouer, celui qui a pris les fonctions de manager en début de saison dernière tente plusieurs méthodes, plus ou moins efficaces. Laurent Labit évoque cependant une grossière erreur de l'avoir mis au pilori très tôt en début d'exercice, après sa blessure.

"Il y a un seul joueur uniquement qui a été pointé, mais ce n'était pas la seule cible. Ce jour-là, Posolo, en l'occurrence, s'est blessé. Et l'énervement que j'avais, il était contre moi d'abord, parce que tout le monde m'avait prévenu que quand il est comme ça, la blessure n'est pas loin, la contre-performance aussi. Et donc je m'en voulais d'abord à moi-même, de l'avoir mis sur le terrain. Mais il n'était pas le seul responsable. Il y avait d'autres joueurs qui n'étaient pas au niveau à ce moment-là. Lui est un joueur, bien sûr, particulier, parce que c'est un joueur d'un potentiel exceptionnel, qui a été plus pointé que les autres. Mais avec l'expérience que j'ai depuis longtemps, quand même maintenant, on sait qu'il y a des joueurs, on va les voir dans le bureau entre quatre yeux et ça va suffire. Et ils vont réagir. Il y en a d'autres, ils préfèrent qu'on se voie comme ça plutôt que de le dire devant tout le monde. Donc il y a certains, il faut piquer un peu l'orgueil. Ensuite, rater un match ou ne pas être bon, ça, ça arrive à tout le monde. Mais être à 100 % de ses moyens, ça appartient qu'aux joueurs et ça ne demande pas de talent. En tout cas, je ne peux pas dire aujourd'hui qu'il y a un joueur qui est à la traîne ou qui ne travaille pas comme il faut. Et c'est aujourd'hui ce qui fait que l'équipe joue mieux et que les résultats sont là."
Laurent Labit pour L'Indépendant

Après Posolo Tuilagi, Preston Tekori, le fils de Joe Tekori, choisit lui aussi le XV de France

Meafou absent, le moment ou jamais pour Tuilagi

Alors qu'il est en pleine rééducation après une opération au genou, victime il y a quelques jours d'une rupture du ligament croisé, la poutre du pack toulousain et du XV de France pourrait se voir remplacée par le jeune Usapiste.

Et pour cause, c'est sans doute le profil qui se rapproche le plus de ce qui était demandé à Emmanuel Meafou avec le XV de France. Sa capacité à franchir et à être dur en défense, Posolo Tuilagi l'a démontrée face à Castres, notamment en envoyant deux énormes tampons à Tom Staniforth.

Pour autant, il semble loin dans la hiérarchie au poste de deuxième ligne, mais avec ce genre de joueur, tout peut être remis en question en très peu de temps : il ne suffit à Posolo Tuilagi que d'une bonne performance pour se retrouver aux portes des Bleus.

S'il n'a semble-t-il pas encore atteint son plein potentiel physique, le déménageur des Pyrénées-Orientales aura sans doute l'occasion de se relancer dès ce week-end sur la pelouse du Racing 92.

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