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''C’est frustrant, mais pas inquiétant'' : après la défaite des Bleues, François Ratier assume un long chemin vers le Mondial 2029

Battu sans grands frissons par les Black Ferns (14-28), à Lyon, le XV de France féminin essaye de digérer cette défaite avec un certain recul.

Erwan Harzic 13/09/2026 à 10h43
Battu sans grands frissons par les Black Ferns (14-28), à Lyon, le XV de France féminin essaye de digérer cette défaite avec un certain recul. - (screenshot : FranceTV)
Battu sans grands frissons par les Black Ferns (14-28), à Lyon, le XV de France féminin essaye de digérer cette défaite avec un certain recul. - (screenshot : FranceTV)

Le projet de jeu n’est pas encore visible, mais les retombées pourraient arriver d’ici quelque temps. Tout du moins, c’est ce que confirmait le sélectionneur François Ratier, après la triste défaite du XV de France féminin (14-28), du côté du stade Gerland à Lyon, en ouverture de ce WXV 2026. Sur une pelouse de l’Hexagone, les Bleues ont cru pouvoir renverser la vapeur durant cinq petites minutes, en fin de match, mais se sont heurtées à un mur durant près de soixante-quinze autres, ce samedi 12 septembre.

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Les Black Ferns au-dessus des Bleues

En première période, les Françaises ont subi, notamment physiquement. On le sait, quand il faut jouer, elles sont au rendez-vous, mais les Black Ferns aussi. Les Néo-Zélandaises déroulaient un rugby d’école et avançaient sur chaque impact, qui plus est. Après une superbe percée de la troisième ligne Mia Anderson, bien soutenue par Amy Du Plessis, Justine McGregor ouvrait le score (13ᵉ). Ensuite, la numéro 6, à l’origine de l’action précédente, était bien récompensée de sa belle activité par le deuxième essai des siens (26ᵉ).

Après un superbe mouvement collectif, Pauline Bourdon-Sansus (36ᵉ) permettait aux Françaises de ne pas être complètement décrochées, quelques instants après avoir empêché de justesse une troisième arrivée derrière la ligne par les Océaniennes. Après une touche de l’autre côté du terrain, la France régalait son public avec cet essai en première main avant la pause. Toutefois, les visiteuses remettaient une couche au retour des vestiaires. En effet, Mererangi Paul se rendait en Terre promise (46ᵉ) pour ramener un écart significatif entre les deux formations.

En fin de rencontre, le XV de France a espéré revenir chercher un exploit qui semblait hors d’atteinte, mais pas impossible à la vue du score. La Toulousaine Lina Queyroi marquait un second essai (67ᵉ) pour l’équipe locale, qui pouvait espérer revenir à hauteur. Toutefois, les Black Ferns ont transpercé la défense française avec une facilité déconcertante dans le money-time, avec la numéro 8 Liana Mikaele-Tu'u à la conclusion (71ᵉ). Sur cette action, Mia Anderson a encore affirmé ses qualités redoutables, avec le ballon en main.

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Un écart, pas un gouffre

Après la rencontre, la situation n’a pas amené un grand sentiment d’injustice. Le résultat semblait logique. Le chemin à parcourir pour rattraper les équipes du haut du classement mondial semblait conséquent, avec une différence nette. Toutefois, l’écart n’a rien d’un gouffre infranchissable. “On est encore un peu loin de ces équipes. Mais pas si loin. Vraiment pas. On fait dire ce qu'on veut aux chiffres, mais on a des preuves qu'on n'est pas loin”, confiait le sélectionneur François Ratier après la rencontre, selon L’Équipe.

Les Bleues peuvent tirer quelques satisfactions de cette rencontre, comme le jeu au sol. Les qualités pour accélérer le jeu, lorsqu’elles ont du champ, se font sentir, mais beaucoup trop d’approximation ont été visibles sur le plan offensif. Toutefois, elles ont passé trop de temps à défendre et à subir, au mieux, les impacts pour espérer construire quelque chose de substantiel sur le match. “Il faut que l'on capitalise sur ces momentums. Physiquement, c'est impossible d'absorber autant de collisions et de récupérer le ballon si on n'en fait rien”, arguait la tête pensante du XV de France féminin face aux journalistes.

Après cette première rencontre, les Bleues avouent leurs difficultés. Toujours auprès du quotidien sportif, François Ratier rappelait les objectifs de ce groupe et les sacrifices qui devaient accompagner le rêve de la tunique bleue, de Gerland au Mondial australien de 2029. Le sélectionneur rappelle la situation ainsi : “C'est frustrant, mais pas inquiétant. On savait qu'on n'aurait pas le rythme international aujourd'hui. C'est le premier de nos six matchs. [...] Bien sûr qu'aujourd'hui, c'est dur. Personne n'aime perdre à la maison. Mais il n'y a pas de miracle. Il y a un chemin, qui va être dur parfois, mais qui nous permettra d'être championnes du monde. Je vous le dis trois ans avant.

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