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Avec un budget porté à 26 millions d’euros, le RC Vannes se donne les moyens de franchir le cap qui bloque la plupart des promus en Top 14

Cinq ans après l’Aviron Bayonnais, le RC Vannes a pour ambition de se maintenir en Top 14. Une mission devenue presque impossible, mais que les Bretons prennent très au sérieux.

Erwan Harzic 14/08/2026 à 16h36
Cinq ans après l’Aviron Bayonnais, le RC Vannes a pour ambition de se maintenir en Top 14. Une mission devenue presque impossible, mais que les Bretons prennent très au sérieux. - RC Vannes
Cinq ans après l’Aviron Bayonnais, le RC Vannes a pour ambition de se maintenir en Top 14. Une mission devenue presque impossible, mais que les Bretons prennent très au sérieux. - RC Vannes

Depuis le début de la décennie en cours, très peu d’équipes promues en Top 14 ont réussi à conserver leur place dans l’élite hexagonale. Si l’on regarde les treize formations qui ont sauvé leur peau lors du dernier exercice en date, seules trois d’entre elles ont connu leur dernière promotion en première division sur les dix dernières années. Il s’agit du LOU Rugby (2016), de l'USA Perpignan (2021) et de l'Aviron Bayonnais (2022). Ainsi, s’installer en Top 14 depuis le nouveau système de montée-descente, introduit en 2017-2018, paraît relever de l'exploit. À ce jeu des plus complexes, le RC Vannes va tenter sa chance dans les mois à venir.

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L’ascenseur : indispensable pour durer ?

Champion de Pro D2 2025-2026, le RCV a été impérial dans l’antichambre du rugby français. Par ailleurs, il est important de noter que la grande majorité des clubs qui sont toujours présents parmi les prétendants directs au Bouclier de Brennus ont fait l'ascenseur avant de s’installer durablement. Sur les anciens promus des quinze dernières saisons, seule la Section Paloise a réussi à se maintenir du premier coup pour se pérenniser. Le LOU Rugby, l'USA Perpignan, l'Aviron bayonnais et le Stade Rochelais ont alterné entre première et deuxième division à une ou plusieurs reprises.

Pour mieux se préparer, le RC Vannes a augmenté son budget aux alentours de 26 millions d’euros pour l’exercice à venir, selon des propos du président Olivier Cloarec rapportés par Ouest-France. Une somme similaire ou supérieure à celles investies par des clubs comme l’USAP, le Racing 92 ou le Castres Olympique, la saison passée. “Il fallait aussi tenir compte de notre première saison en Top 14, des difficultés qu’on a rencontrées, des manques qu’on a pu avoir et qu’on a identifiés. Je pense que le staff a fait une bonne analyse sportive. Chacun a vraiment tenu compte de cette saison-là (2024-2025). Cette première année en Top 14, c’était vraiment une saison de découverte et d’apprentissage”, indique le dirigeant vannetais, pour le Midi Olympique.

Le club breton a énormément tiré parti de sa première participation au Top 14, en 2024-2025. Grâce à ses acquis et à un effectif pensé pour jouer le maintien dans la division supérieure, les discussions ont souvent tourné à l’avantage de l’Erminig. De fait, le retour de l’écurie Olivier Cloarec laisse à penser qu’un bouleversement peut être possible dans le championnat. Même si, au sein de ce dernier, le niveau n’a jamais été aussi homogène et qui semble se fermer de plus en plus au fil des années.

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Une expérience acquise à la dure

Premièrement, Vannes a renouvelé son équipe en profondeur, pour une stratégie surprenante. L’année passée, le club a commencé sa saison avec plusieurs joueurs recrutés pour le Top 14, un peu en catastrophe par moments. Il faut dire qu’avec la formule de montée-descente mise en place depuis quelques années, le recrutement des promus se fait quasi-systématiquement à la hâte, face aux impératifs du calendrier. Le leader du classement général n’est plus promu d’office. De fait, les promus ont moins de trois mois entre la confirmation de leur accession à l’élite et la première journée du championnat.

La direction a souhaité faire les choses différemment. Les Bretons n’ont pas attendu la montée pour mettre en place leur stratégie sportive, comme le confirme le président du club au Midol : “L’effectif est différent. C’est vrai qu’on s’est séparé de beaucoup de joueurs. [...] Je pense qu’on a aussi pris des risques tout au long de la saison passée en recrutant rapidement et en allant chercher des joueurs plus tôt dans la saison, notamment des joueurs JIFF encore disponibles sur le marché. On a souhaité prendre ce risque-là sans avoir la certitude de jouer le Top 14, mais c’était important de le faire puisqu’on se rend compte qu’après cette finale gagnée le 6 juin, c’était devenu très compliqué de recruter, il ne restait que très peu de joueurs disponibles.

Cette fois, pour éviter une stratégie faite dans la précipitation et sans grande marge de manœuvre, la direction a pris les devants, misant sur une montée en fin de saison. Un pari dont la première étape a été accomplie avec succès, assorti d’une vingtaine de départs en cours d'exercice et à l’intersaison. En clair, comparé au début de la saison dernière, près de la moitié de l’effectif breton a changé. Pour contrebalancer, en sa faveur, une dizaine de prolongations et environ une quinzaine d’arrivées ont été observées au club.

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Un recrutement au niveau Top 14

Certaines d’entre elles sont même très impressionnantes, à l’image des piliers Giorgi Beria (26 ans) et Ugo Boniface (28 ans). Ces deux joueurs au profil recherché en Top 14 cumulent à eux deux plus de 200 matchs en première division, malgré un âge relativement jeune pour leur poste, où l’expérience prime. Parmi d’autres joueurs fiables de l’élite, les retours de Nathanaël Hulleu (26 ans) et Pierre Popelin (31 ans) au bercail sont les bienvenus. Venu de Pro D2, mais n’ayant jamais joué au plus haut niveau hexagonal, Ray Nu’u (28 ans) est aussi attendu, après un excellent passage à Colomiers Rugby.

À l’étranger, le RC Vannes a aussi fait quelques emplettes. Ainsi, Jean-Noël Spitzer et son staff pourront profiter des talents de plusieurs recrues inédites dans l’Hexagone. Dernier arrivé en date, le treiziste Murray Taulagi (27 ans) pourrait devenir l’une des attractions du Top 14 au poste de trois-quarts. Également venu d'Océanie, le Samoan Mills Sanerivi (26 ans), l'international fidjien Inia Tabuavou (23 ans) et son compatriote Simione Kuruvoli (27 ans) sont des renforts de poids. Le Puma Matías Alemanno (34 ans) vient aussi apporter son expérience et sa grinta aux Bretons.

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Le maintien pris (très) au sérieux

Alors, le RC Vannes a-t-il les armes pour s’imposer en Top 14 ? Lanterne rouge du classement général en 2024-2025, pour son unique saison en première division, l’écurie bretonne n’avait échoué qu’à huit points du barragiste, l’USAP. Elle était à neuf points du dernier club maintenu dans l’élite, le Stade Français Paris. Ainsi, il ne manquait pas grand-chose à la formation de la cité fortifiée pour garder sa place. En 2026-2027, l’Erminig s’est donné les moyens de pouvoir doubler ceux qui l’ont devancé auparavant.

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Benn
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Le club a tout ce qu'il faut pour performer, le seul risque étant le manque de stabilité avec beaucoup de nouveaux joueurs.
Mais l'autre point qui sera au moins aussi important, c'est les autres clubs. Le Perpignan de 2025-2026 aurait peut-être fini derrière le RCV de 2024-2025 par exemple...
(Bien sûr je préférerais un beau scénar à la rochelaise)