Nouvelle pelouse, nouveaux joueurs : Agen s’apprête à entrer dans une nouvelle ère dès la saison 2026/2027. Cette semaine, le conseil municipal de la ville a acté la transformation de la pelouse du Stade Armandie, qui passera entièrement en synthétique.
Un changement loin d’être anodin, tant il pourrait influencer la manière de jouer de l’équipe. Lorsqu’on observe les formations professionnelles évoluant sur ce type de surface, réputée plus rapide, il y a clairement un avant et un après.
Les recrues du SUA pourraient d’ailleurs s’inscrire parfaitement dans cette nouvelle dynamique. Et si ce renouveau offrait aux Lot-et-Garonnais l’opportunité de retrouver le Top 14 ?
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Alors qu’Agen a connu un changement politique majeur avec la non-réélection du maire sortant, Jean Dionis, en poste depuis 18 ans, certains projets portés par l’ancienne équipe municipale vont tout de même voir le jour.
Comme l’a annoncé le nouvel édile de la ville, Laurent Bruneau, la pelouse vieillissante d’Armandie aurait, de toute façon, nécessité des travaux en raison de sa vétusté.
Dès lors, et en réponse à la demande du club, la surface sera transformée en synthétique. Un projet qui coûtera 943 000 euros à la ville.
Mais les économies se situent ailleurs : il faut compter environ 20 000 euros d’entretien par an pour une pelouse synthétique, contre 120 000 euros pour un terrain en herbe. Un argument qui a fini de convaincre les plus sceptiques, y compris le nouveau maire.
"Cette décision n’allait pas de soi pour notre majorité. Nous avons agi en responsabilité : les études avaient été engagées. Nous avons donc fait le choix de valider le synthétique. D’abord parce qu’il s’agit d’un bien municipal et que nous avons le devoir de l’entretenir. Ensuite, la pelouse actuelle est en fin de vie et il aurait de toute façon fallu la refaire."
Laurent Bruneau maire d'Agen au Petit Bleu.
Agen doit adapter sa façon de jouer
Même si, en cette fin de saison, les fulgurances des trois-quarts agenais impressionnent, à l’image du meilleur marqueur, Lucas Martins (16 essais), Agen devra ajuster plusieurs paramètres pour répondre aux exigences d’une pelouse synthétique.
Car si l’on pense souvent que ce type de surface favorise uniquement les courses, la réalité est plus nuancée. Le jeu d’avants évolue aussi, les phases statiques ont tendance à être de plus courte durée.
La stabilité offerte en mêlée permet des sorties de balle plus propres et plus rapides. Par conséquent, les joueurs du paquet devront adapter leurs efforts, notamment dans le replacement et l’enchaînement des temps de jeu.
En outre, l’utilisation du jeu au pied sera forcément impactée. Les rebonds plus francs demanderont davantage de précision et d’anticipation.
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En ce sens, les Agenais vont connaître un net changement dans leur manière de jouer. C’est pourquoi le club recrute à des postes clés. Avec les arrivées en prêt de Lucien Richardis et Sialevailea Tolofua (Toulouse), ainsi que de Romain Delemarle (Montpellier), la formation de Mauricio Reggiardo pourra s’appuyer sur du sang neuf.
Tous âgés de moins de 22 ans et dotés de profils adaptés aux exigences du rugby moderne, ils devraient rapidement trouver leur place dans le collectif.
On note également l’arrivée de Charles Laloi, la fusée parisienne, qui viendra concurrencer notamment l’international U20 Dylan Cazemajou. Un choix loin d’être anodin pour le joueur du Stade Français, qui évolue cette saison sur la pelouse synthétique de Jean-Bouin et disposera donc déjà de repères utiles pour Armandie.
C’est aussi le cas de Jules Soulan, en provenance de Provence Rugby, l’un des neuf clubs français à bénéficier désormais de ce type d’installation.
Enfin, on note qu’Agen ne s’est imposé que là-bas cette saison (22-24 à Provence), parmi l’ensemble des formations bénéficiant d’un terrain synthétique.
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