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100 kg, formé chez les Crusaders : ce 3e ligne néo-zélandais rêve désormais du maillot du pays de Galles et du 6 Nations

23 ans, 1,87 m et déjà remarqué en URC : le Néo-Zélandais Fletcher Anderson assume désormais son ambition de jouer pour le pays de Galles.

Thibault Perrin 07/10/2026 à 12h41
Passé par les Crusaders, Fletcher Anderson a choisi de rester aux Scarlets avec une idée derrière la tête : devenir international gallois en 2030. ©INPHO/Tom Maher
Passé par les Crusaders, Fletcher Anderson a choisi de rester aux Scarlets avec une idée derrière la tête : devenir international gallois en 2030. ©INPHO/Tom Maher

Le pays de Galles dans un coin de la tête

Fletcher Anderson ne cache plus vraiment son projet. Le troisième ligne néo-zélandais des Scarlets, prolongé en avril dernier, reconnaît que la perspective de représenter un jour le pays de Galles a largement pesé dans sa décision de rester à Llanelli. « C’était une très, très grande raison pour laquelle j’ai resigné », a confié le joueur de 23 ans à Scrum V. Il évoque ouvertement son envie de disputer un Tournoi des 6 Nations ou une Coupe du monde.

De Christchurch à Llanelli

Né à Christchurch, Anderson a été sélectionné avec New Zealand Schools en 2020 avant de passer par l’académie et les U20 des Crusaders. Il a ensuite disputé trois rencontres lors de la saison 2025 de Super Rugby remportée par la franchise de Canterbury. Avec Tasman, son exercice 2025 lui avait valu trois distinctions : joueur de l’année, défenseur de l’année et « Man of the Year ».

Et le numéro 8 de 1,87 m n’a pas mis longtemps à exporter son rugby dans l’hémisphère Nord. Dès ses premiers mois aux Scarlets, sa puissance ballon en main et son activité défensive l’ont installé parmi les joueurs les plus en vue de l’effectif. Le club indiquait en avril qu’il figurait notamment en tête de l’URC pour les défenseurs battus et dans le top 10 pour les plaquages réussis.

Un chemin encore long jusqu'au XV du Poireau

Le maillot rouge reste cependant lointain. Anderson n’est actuellement pas sélectionnable et doit satisfaire aux critères de World Rugby, qui imposent notamment 60 mois consécutifs d’enregistrement auprès d’un club, d’une fédération ou d’un organisme rugby du pays concerné. Son arrivée au pays de Galles datant de novembre 2025, son horizon international se situe en 2030 si toutes les conditions réglementaires sont remplies.

L’histoire rappelle forcément celle de Blair Murray, autre Néo-Zélandais passé par les Scarlets avant de porter la tunique galloise, même si Murray disposait déjà d’une éligibilité familiale. Anderson devra, lui, patienter. Et beaucoup. Son premier contrat gallois avait d’ailleurs été signé avec une idée bien différente : en 2025, il expliquait encore envisager un retour en Nouvelle-Zélande après trois saisons européennes.

2031 en ligne de mire ?

Son nouveau choix change donc sérieusement la perspective. Une qualification en 2030 placerait Anderson sur la route de la Coupe du monde 2031, à 28 ans. Pour un pays de Galles à la recherche de profondeur et de puissance devant, son évolution sera forcément surveillée. Mais quatre années de rugby professionnel représentent une éternité : Anderson doit déjà retrouver les terrains après sa blessure et confirmer sa première saison remarquée. Le Dragon attendra encore avant d’adopter le Kiwi.

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