Vidéos

VIDEO. 74 % d’occupation, huit pénalités fidjiennes et un pack dominant : comment le Japon a construit sa revanche à Tokyo

Le Japon a renversé les Fidji 20-15 à Tokyo pour gagner la Pacific Nations Cup, porté par sa mêlée, ses mauls et une discipline fidjienne défaillante.

La Rédaction 19/09/2026 à 16h26
Samisoni Tua a libéré Tokyo à moins de dix minutes de la fin. Le Japon bat les Fidji 20-15 et décroche son premier titre dans la PNC depuis 2019. Photo by Atsushi Tomura - World Rugby
Samisoni Tua a libéré Tokyo à moins de dix minutes de la fin. Le Japon bat les Fidji 20-15 et décroche son premier titre dans la PNC depuis 2019. Photo by Atsushi Tomura - World Rugby

Le Japon tient enfin sa revanche

Le Japon tient sa revanche. Battus par les Fidji lors des finales 2024 et 2025, les Brave Blossoms ont renversé les tenants du titre 20-15 à Tokyo. Les Fidji menaient 12-10 à la pause grâce aux essais de Virimi Vakatawa et Tevita Ikanivere. Mamoru Harada avait répondu sur maul.

Huit pénalités, mais les Fidji devant

Mais une stat en première période en dit que le score. Les Fidji ont concédé huit pénalités avant la pause, tandis que le Japon occupait 74 % du terrain après 35 minutes selon RugbyPass. Mais neuf ballons perdus ont empêché les hommes d’Eddie Jones de convertir cette domination. Les locaux avançaient, puis rendaient trop souvent le ballon avant de conclure.

Le Japon a surtout bâti sa victoire dans des secteurs rarement associés au rugby fidjien. Sa mêlée a obtenu plusieurs avantages, son maul a constamment gagné des mètres et sa défense autour des zones de contact a fini par étouffer les sorties adverses. Harada marque derrière touche, Ben Gunter conclut après une séquence de pression, puis Samisoni Tua frappe après une nouvelle avancée des avants.

Le Japon n’a pas cherché à transformer le match en concours de rugby débridé face aux Fidji. Il a choisi de les enfermer dans un cadre plus étroit, fait de pression territoriale et de répétition. Un peu comme lorsqu’une équipe prive les Harlem Globetrotters de transition : moins spectaculaire, mais logique.

Tua finit le travail à Tokyo

À 15-15 après la pénalité d’Isaiah Armstrong-Ravula, le match pouvait encore basculer. Le Japon est pourtant resté fidèle à son plan. Une touche dans les 22 mètres fidjiens, un maul qui avance, puis Tua pour finir à moins de dix minutes du terme. Les Brave Blossoms ont ensuite contrôlé territoire et possession, obligeant les Fidji à jouer loin de la zone de marque.

Ce succès met fin à deux finales perdues de suite contre les Fidji et offre au Japon son premier titre depuis 2019. À un an de la Coupe du monde 2027, l’intérêt dépasse le trophée. Eddie Jones tient une victoire obtenue grâce à une conquête capable de peser pendant 80 minutes.

Le Japon sait déjà qu’il peut courir, déplacer et accélérer. Cette finale lui apporte une autre certitude : il peut aussi gagner un match fermé contre un adversaire puissant, en s’appuyant sur son pack et sa patience.

Aucun commentaire pour le moment...