XV de France - Afrique du Sud : Le french flair n'a plus la cote chez les Sud-Africains du Top 14
XV de France - Afrique du Sud : Le french flair n'a plus la cote.
Les joueurs sud-africains du FCG donnent l'Afrique du Sud gagnante face au XV de France. Selon eux, « le french flair, c’est surtout dans les livres. »
Comme nous vous le disions hier, le contingent de joueurs sud-africains dans le Top 14 est assez important. Parmi les 58 Boks évoluant dans le championnat de France, sept sont des joueurs du FCG : l'ancien Toulousain Shaun Sowerby, le troisième ligne Roland Bernard, le pilier Albertus Buckle, les trois deuxième lignes Naude Beukes, Alten Hulme et Hendrik Roodt ainsi que le centre Rudi Coetzee. Si la majeure partie d'entre eux n'a pas évolué au niveau international, ils portent un regard assez particulier sur « leur pays d'origine et leur pays d'adoption » dans le Dauphiné Libéré. Un point de vue intéressant avant le match entre le XV de France et l'Afrique du Sud. Pour une majeure partie d'entre eux, le rugby sud-africain est « costaud ». La notion de combat y est extrêmement importante. Ainsi, Albertus Buckle précise qu'« il y a beaucoup plus de plaquages et de déblayages » là-bas. Hendrik Roodt, arrivé cette année en Isère en provenance des Lions, constate qu'en France, les joueurs mettent « beaucoup plus d'émotion dans le combat. » Notre côté latin, diront certains.

Avec eux, la notion de « french flair » en prend un coup. Oubliez les passes à profusion, « en fait, c'est surtout des mêlées et du combat » constate Roodt. Son compatriote, Rudi Coetzee en rajoute même une couche : « Le french flair, c'est surtout dans les livres. En réalité, derrière, ils ne font pas beaucoup de passes. » Finalement, les deux nations ne sont peut-être pas si différentes que ça. Si la rivalité entre le XV de France et les All Blacks est connue de tous, les Sud-Africains n'ont pas forcément que de bons souvenirs avec les Bleus. Personne n'a oublié la demi-finale de 1995 : « Les Français disent que Benazzi avait marqué » lance Buckle. « On n'a plus gagné en France depuis très longtemps. En Afrique du Sud, tout le monde le sait », indique Coetzee. La France part en effet part avec un certain avantage à la maison puisque la dernière victoire des Boks remonte en effet à 1997 au Parc des Princes (10-52). Une belle déculottée.

Depuis, la France a remporté six de ses dix matchs contre l'Afrique du Sud. Et si le french flair n'a plus la cote, les joueurs de Grenoble se méfient car les Français reste des joueurs imprévisibles. « Tout le monde sait en Afrique du Sud que l'équipe de France est une équipe surprenante qui, dans un bon jour, peut battre n'importe qui » note Hulme. Ce dernier voit quand même une victoire des siens 18-12. Même chose pour Rudi Coetzee, 22-14. Albertus Buckle est plus sympa avec les Bleus : « Je dirai 50/50. Allez, finalement 22-17 pour l'Afrique du Sud. » Pour Hendrik Roodt, la météo pourrait une incidence sur le résultat final : « S'il pleut, ça sera plus serré. 28-26 pour nous. » Et vous, quel est votre pronostic ?
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Bon prono de Hulme!

  • YoOo_
  • il y a 5 ans

prets*
remplaçants*

  • YoOo_
  • il y a 5 ans

Je pense qu'aujourd'hui, les joueurs sont trop prêt physiquement et que 7 remplaçant, c'est trop au niveau professionnel.
Pour créer des trous et du rugby champagne, il faut que les joueurs soient émoussés.

Le French Flair c'est l'essai de Clerc qui nous donne la gagne en Irlande il y a quelques années et celui d'Heymans pour notre dernière victoire chez les Blacks. Mais depuis quand on a pas vu un super essai du XV de France sur un coup de génie?

  • BoBoB
    6790 points
  • il y a 5 ans

@TheHobbit : Berbizier n'est pas connu pour être l'apôtre du french flair. Pourtant c'est son équipe qui l'a marqué. Pourquoi?
Parce qu'avant cela les Bleus se la sont pelé en défense pendant 79mn et 30s. Ils n'ont rien lâché, défendu comme des morts en sursis (même N'tamack et Delaigue). Et ils ont pu lâcher les Watts quand tout le monde a été épuisé.
En TOP14, ça joue a 2 à l'heure, ça épuise personne. Surtout pas de risque (trop dangereux de perdre). La balle à l'aile? Tes fou?
@Sapiac : Meme reponse qu'au Hobbit mais j'ajouterais : L'essais du bout du monde c'est prendre des risques aussi.
Quand tu vois que la majorité des bonus (environ 70% si ma référence est bonne) sont des bonus défensifs, ça donne une idée du niveau d'envie de prendre des risques des équipes.
Pour le panache, tu repasseras, non?
🙂

J'en ai un peu mare de lire tout le temps que la France est imprévisible...ça ne veut rien dire, à ce moment là, toutes les équipes sont imprévisibles...dans un sens comme dans l'autre d'ailleurs
On peut être imprévisiblement bon comme on peut être imprévisiblement nul!
Bref, demain soyons dans le bon...

  • derry69
    20585 points
  • il y a 5 ans

serge blanco pensait pas du bien du "french flair" car selon lui c'était au moment la France était en difficulté voire qu'elle était menée largement au score que les joueurs commencer a jouer libérés et a etre imprevisible ! d'ailleurs serge marque un essai de 80 metres contre l'australie en 1990 alors que ceux-ci mener 48 a 27

Et l´essaie du monde qui en est l´instigateur? Notre PSA, actuel selectionneur. Pourrait-il l´insufler a notre XV cet esprit libre et entrepreneur? La verité est sur le terrain samedi. Nous avons les elements pour faire un match plein face aux SUDAF´s, alors en avant toute les gars, nous croyons en vous et vos capacités.

  • TPhib
    39628 points
  • il y a 5 ans

Merci pour la remarque. Je parlais principalement de ceux qui donnent leur avis. Il faut que je le précise, ça sera plus clair.

  • Cedirak
    20473 points
  • il y a 5 ans

Même s'il n'a jamais joué contre la France, Sowerby est international. Il a une sélection contre les Samoa le 6 juillet 2002 et est détenteur de la carte d'international n°731.

Quant au "French Flair" il doit autant à l'intelligence situationnelle chère à Villepreux (et détruite dans la formation française de haut niveau notamment par Laporte qui, lorsqu'il était sélectionneur, a fait "évoluer" la formation en cherchant avant tout des "😜hysiques"😉 qu'à un sentiment de rien à perdre et surtout une réussite insolente.
L'essai du bout du monde n'est pas seulement 100m de passes du à une maitrise technique au dessus de la moyenne, c'est aussi 100% de réussite dans tout ce qui est tenté... La même action pourra être re-tentée 100 fois, elle n'arrivera jamais plus.

  • TPhib
    39628 points
  • il y a 5 ans

Tu as raison Loïc22, je n'avais pas fait attention, car c'est une citation du Dauphiné Libéré, mais c'est vrai que ça colle mieux comme ça.

c'est pas faux

sauf que l'essai du bout du monde pour prendre cet exemple ne devrait pas etre une exception mais l'essance d'un jeu ou d'une forme de jeu que l'on propose
parce qu'en fait il ne s'agit que d'intentions: à savoir jouer debout, donner avant contact, libérations rapides, courses dans l'axe et dans la défense bref
tout le contraire d ece que l'on fait! on a même été obligé d'inventer la règle des 5 sec pour nous obliger à jouer plutot que d'enterrer le ballon, c'est pas pathétique???
la base du rugby c'est la continuité du mouvement ! ça peut passer par du frontal sauf que nous on est en retard là-dessus
le tout c'est que ça ne s'arrete que derriere la ligne
aujourd'hui on veut jouer le rugby comme on joue aux echecs sauf qu'on a pas la strategie et le cerveau qui vont avec

« On n'a plus gagné en France depuis très longtemps. En Afrique du Sud, tout le monde connaît cela »

A mon avis, c'est un "knows that" qui a été mal traduit et Coetzee voulait plutôt dire "En Afrique du Sud, tout le monde le sait".


Sinon, je pense également que c'est l'équipe qui nous ressemble le plus dans le style de jeu au niveau international, malgré l'idée de french flair qui a quand même quasi disparu depuis pas mal d'années. Une défense solide et un gros pack aimant avant-tout le combat, avec un ouvreur disposant d'un jeu au pied long. Celui qui gagnera la guerre des rucks remportera la victoire à mon avis.

Pour moi le French Flair n'a jamais été la représentation d'un jeu "libertin" mais plus un état d'esprit du rugby français lors des rencontres internationale où les joueurs pouvaient se transcender pour marquer des essais improbables. Et par conséquence, le jeu en devient "libertin" .L'essai du "bout du monde" en est un exemple...

C'est pourquoi il est impossible de le retranscrire dans le top 14

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