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XV DE FRANCE. « Nous ne faisons pas assez » : face aux blessures, la LNR reconnaît un problème et surveille 33 joueurs

Face à l'avalanche de blessures qui frappe le XV de France, Yann Roubert reconnaît que le rugby français doit faire mieux. La LNR travaille sur le cas de 33 joueurs.

Thibault Perrin 29/10/2026 à 14h17
La LNR surveille particulièrement la charge de travail de 33 internationaux identifiés par Fabien Galthié. Yann Roubert détaille les pistes étudiées pour les protéger. ©INPHO/James Crombie
La LNR surveille particulièrement la charge de travail de 33 internationaux identifiés par Fabien Galthié. Yann Roubert détaille les pistes étudiées pour les protéger. ©INPHO/James Crombie

À quelques jours du premier match du XV de France face aux Fidji, l'infirmerie tricolore déborde. Une vingtaine de joueurs potentiellement sélectionnables manquent à l'appel, obligeant Fabien Galthié à revoir ses plans. De quoi relancer l'éternel débat sur les cadences infernales imposées aux internationaux. Interrogé par le Midi Olympique mercredi, Yann Roubert, président de la LNR, reconnaît que le rugby français doit faire davantage pour protéger ses joueurs.

33 internationaux placés sous surveillance

Sans vouloir faire du Top 14 le responsable de toutes les blessures, Roubert admet que certains joueurs peuvent être trop sollicités. Il révèle qu'un groupe de 33 internationaux, identifiés par Fabien Galthié, fait l'objet d'un suivi particulier de sa charge de travail. L'objectif est notamment de leur aménager des périodes de repos régulières, en concertation avec les clubs.

Mais comment déterminer qu'un joueur a trop tiré sur la corde ? Le nombre de rencontres ne suffit pas. Les minutes disputées, leur intensité, l'âge ou encore la récupération entrent dans l'équation. Un plafond de 2 000 minutes par saison est notamment évoqué par Roubert comme une piste de réflexion, sans qu'aucune limite de ce type ait été décidée.

Le Top 14 à 29 dates, un calendrier intouchable ?

Le président de la Ligue refuse pour l'heure de toucher au format du championnat, qui s'étend sur 29 dates. Il rappelle que les compétitions européennes sont déjà passées de neuf à huit dates par saison. Une nouvelle réduction pourrait être discutée avec l'EPCR si les blessures continuaient d'augmenter. Mais aucune réforme supplémentaire n'est annoncée.

Autre sujet sensible : le passage de douze à huit changements autorisés par rencontre en Top 14 et Pro D2. Roubert assure que cette évolution sera surveillée et qu'un retour en arrière reste envisageable si son impact sur les blessures était établi. Une précaution nécessaire, tant il serait hasardeux d'attribuer chaque pépin physique au seul calendrier.

Des études, mais quelles mesures concrètes ?

La nouvelle convention FFR-LNR, applicable jusqu'en 2031, prévoit justement un accompagnement individualisé des internationaux et un groupe d'experts chargé d'étudier la charge de travail. Celui-ci doit formuler des recommandations sur le temps de jeu et la prévention des blessures, sans imposer à ce stade de plafond général.

Reste désormais à transformer ces observations en décisions. Car avec un championnat exigeant, des rendez-vous européens et les échéances internationales, les joueurs les plus sollicités doivent jongler entre plusieurs calendriers. « S'il y a autant de blessés, c'est que nous ne faisons pas assez », concède Roubert. Un constat qui pose désormais une question aux dirigeants : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour préserver leurs joueurs ?

Erèbe
Erèbe

blablabla hypocrisie langue de bois.


La solution optimale -qui ne résoudra pas tout évidemment- est simple :


le top 14 devient un top 12, cela libère 4 week-end
plus de barrage, demi-finales directes pour les 4 premiers de phase régulière, cela libère un week-end
Ces 5 week-end sont redistribués sur les 5 dates du tournoi des 6 nations quelque soit le calendrier.


Il restera bien sur les faux doublons durant lesquels les joueurs sont protégés lors des semaines de préparation sans match, et il restera quoi qu'il en soit les doublons de la tournée de novembre.
Mais pour la régénération des joueurs, les plages de repos et simplement le bon sens de limiter les superpositions de calendriers domestiques et internationaux, cela optimise et fluidifie considérablement le calendrier et soulage les joueurs.


Ensuite : concernant la coupe d'Europe :
-Exit les provinces sud-Africaines qui n'apportent rien et se déplacent avec des équipes C lorsqu'elles viennent en Europe.
-Terminer les déplacement en avion en milieu de semaine pour s'acclimater au choc des températures qui contribuent a la fatigue des joueurs à cause des complications logistiques.


Sont qualifiés dans cette vraie coupe d'Europe :
les 5 premiers du top 12 français
les 5 premiers du top 10 Anglais
les 5 premiers du top 12 URC
Le vainqueur de la challenge cup (le 6iem club du même championnat si déjà qualifié)


4 poules de 4 en match aller/retour contre les 3 autres équipes de la poule, 2 premiers qualifiés de chaque poule et quart de finale direct.
9 matchs avec cette formule autrement plus équitable et cohérente que 8 matchs a l'heure actuelle ou des poules de 5 sont anti-sport.
(un exemple concret : sur les 2 clubs français d'une poule, être avec Bordeaux ou Clermont change complètement le classement de la poule -avec tout le respect-)


On retrouve une vraie coupe d'Europe sembable a l'ancienne Heineken cup, ou des rancontres de clubs de même championnat sont possibles mais qui reste le plus équitable et cohérent


on enlève des dates pour remettre les joueurs au centre du village.
Bilan : 5 week-end libérés -1 (du match supplémentaire de coupe d'Europe pour une équité sportive optimale) = 4 week-end de libres.


C'est en même temps très peu, et en même temps énorme pour les joueurs et en comparaison de ce qu'il se fait aujourd'hui.