News

PRO D2. Huit défaites, quatre points et déjà huit longueurs de retard : Nevers peut-il encore sauver sa saison ?

Quatre revers serrés, puis quatre lourdes défaites : la saison de Nevers a vite basculé. Dernière de Pro D2, l'USON reçoit Brive avec l'urgence de gagner enfin.

La Rédaction 29/10/2026 à 13h23
Nevers n'a toujours pas gagné cette saison. Avec quatre points en huit journées, l'USON regarde déjà vers le maintien. Brive peut-il servir de déclic vendredi ? Crédit : Screenshot PRO D2 - Officiel
Nevers n'a toujours pas gagné cette saison. Avec quatre points en huit journées, l'USON regarde déjà vers le maintien. Brive peut-il servir de déclic vendredi ? Crédit : Screenshot PRO D2 - Officiel

Dernier de Pro D2 avec quatre points, Nevers n'a gagné aucun de ses huit premiers matchs et reçoit Brive vendredi. La situation est préoccupante, mais les Nivernais disposent encore de 22 journées pour inverser la tendance.

L'USON a connu un début de saison à deux visages, d'après Rugbyrama. Nevers a d'abord perdu quatre matchs de peu, en prenant des points de bonus au classement. Il a ensuite enchaîné quatre défaites sans le moindre point contre Oyonnax, Nice, Agen et Aurillac.

Les résultats permettent de mesurer le décrochage. Lors des quatre premières journées, Nevers s'est incliné avec un écart cumulé de seulement neuf points. Sur les quatre suivantes, cet écart atteint 92 points ! Les quatre derniers adversaires de l'USON ont même empoché le bonus offensif.

Le 41-16 encaissé à Aurillac le 23 octobre illustre cette dégringolade. Encore dans le match à la pause (20-16), les Nivernais ont subi un 21-0 en seconde période. La prochaine échéance est la réception de Brive au Pré-Fleuri, vendredi 30 octobre à 21 heures. L'USON y cherchera sa première victoire, après avoir déjà perdu ses trois premières rencontres à domicile.

Kazubek veut regarder le maintien en face

Le président Régis Dumange défend sa confiance dans le club. Le troisième ligne Julien Kazubek estime que le groupe doit regarder le maintien en face. Dans les colonnes de nos confrères, il pointe une équipe incapable de produire un match complet, entre entames et secondes périodes ratées. Les blessures pèsent d'ailleurs sur l'effectif, avec notamment les absences d'Arno Botha, Paul Jedrasiak et Hugues Bastide signalées par Rugbyrama. Mais Kazubek refuse d'en faire une excuse suffisante.

La situation interroge également les choix sportifs du club. Dumange assume une politique privilégiant la formation et le recrutement de jeunes joueurs. Selon le président, huit Espoirs figuraient sur la feuille de match à Aurillac. Un pari sur l'avenir qui se retrouve confronté aux exigences immédiates du maintien.

Huit points à rattraper, mais encore 22 matchs à jouer

Après huit journées, Nevers accuse cinq points de retard sur Béziers, 15e, et huit sur Nice, 14e. Pour rappel : le dernier de Pro D2 descend directement en Nationale, tandis que le 15e doit disputer un match d'accession face au finaliste de Nationale. Pour se sauver sans barrage, l'USON devra donc s'éloigner du fond du classement.

La saison passée, Nevers avait déjà terminé 13e avec 53 points, seulement deux unités devant le barragiste Mont-de-Marsan. La lutte pour le maintien n'a donc rien de nouveau dans la Nièvre.

Le projet affiché en début de saison, tourné vers une qualification, contraste avec le discours de Kazubek. Pour le troisième ligne, la priorité est désormais simple : « Il nous faut une victoire, absolument, même d’un point, même pas belle », confie-t-il à Rugbyrama.

Brive, cinquième avec 21 points, ne se présente pourtant pas au Pré-Fleuri en pleine confiance. Le CAB reste sur trois défaites consécutives, contre Montauban, Grenoble et Narbonne. Un adversaire qui traverse lui aussi une période délicate, même si sa situation au classement est autrement plus confortable.

Nevers n'est pas mathématiquement condamné. Mais après huit défaites consécutives, il doit désormais transformer les discours en points, et rapidement.

Aucun commentaire pour le moment...