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TOP 14. Être barragiste, est-ce vraiment s'accorder une chance de finale ?

Pour le cinquième et le sixième, l'accession à la finale de Top 14 est presque devenue mission impossible. Il faut remonter à 2018 pour voir le dernier barragiste vainqueur du championnat.

Mayeul Duponcel 22/06/2026 à 11h05
Castres, dernier barragiste vainqueur du Top 14 (2017-2018). Screenshot : Youtube
Castres, dernier barragiste vainqueur du Top 14 (2017-2018). Screenshot : Youtube

Dans la course aux phases finales, arriver dans les six premiers, c'est se donner une chance de soulever le bouclier de Brennus. Toutefois, cette chance demeure hiérarchisée. À l'exception de l'UBB en 2024, aucun barragiste n'a réussi depuis la saison 2018-2019 à franchir les portes de la finale.

Finir premier et deuxième : un luxe

Le premier et le deuxième accèdent directement aux demi-finales, tandis que du troisième au sixième, ce sont les barrages : le troisième et quatrième reçoivent respectivement le sixième et le cinquième. Un match de plus, qui semble faire la différence depuis la saison 2018-2019, à l'exception de l'UBB en 2024.

Entre déplacements et repos express d'une semaine, les barragistes minimisent leur chance d'accéder aux finales. Le premier et le deuxième voient arriver face à eux une opposition lessivée, à l'image des Racingmen face au Stade Toulousain ce week-end (71-17).

Castres épique

En 2017-2018 donc, c'est Castres qui remporte le bouclier de Brennus, après avoir passé les matchs de barrage. Une épopée qui semble inimaginable aujourd'hui.

À cette époque, les Tarnais avaient fini 6ème de la phase régulière du Top 14. Le CO s'était imposé en finale 29 à 13, contre le MHR, premier de phase régulière.

Quatre ans plus tôt, lors de la saison 2013-2014, ce sont ces mêmes Castrais qui sont arrivés en finale en ayant fini sixième de phase régulière, pour aller affronter le premier (à l'époque, Toulon). Un résultat qui ne leur avait pas souri cette fois-là : défaite 18 à 10.

Un ‘‘bras de fer’’ à Marseille, comment le MHR a sécurisé une nouvelle finale de Top 14 ?

L'UBB entre les mailles du filet

Une équipe fait exception à la règle. En 2023-2024, les Bordelais finissent 3ème de phase régulière. En barrage, ils reçoivent les Racingmen, qu'ils écartent de leur passage 31 à 17.

Puis, en demie, en "terrain neutre" (match localisé au Matmut Atlantique de Bordeaux), l'UBB se confronte au Stade Français. Un match qui se joue jusqu'à la sirène, car Joris Segonds manque une transformation qui aurait pu amener les deux équipes à égalité au terme du chronomètre. Finalement, le score se solde par un 22 à 20 pour les Bordelais.

En finale, ils arrivent face à Toulouse avec un match de plus dans les jambes. Par conséquent, le résultat est fleuve : le Stade Toulousain torpille l'UBB 59 à 3.

Heureusement pour les Girondins, les étoiles s'alignent, et font qu'une revanche a lieu la saison suivante. Ils s'inclinent une nouvelle fois, en ayant cependant tenu tête aux Toulousains.

Yonolan
Yonolan

Sur le plan sportif ça peut avoir du sens


Sur le plan financier c'est une perte de recette et d'engouement pour les clubs 5 et 6 et leurs environnements qui ne participeront pas à la fête et une expérience qui ne s’emmagasine pas


Et si la question c'est une meilleure équité pour ces joutes en play off, alors quid des doublons et de l'impact qu'ils peuvent avoir sur le classement pour les quatre premiers ?


Et supprimer les doublons reviendrait aussi à diminuer le nombre d'équipes dans un Top ...12 (pour exemple) ce qui entrainerait à la fois des pertes de recettes pour tous les clubs et diminuerait l'amortisseur pour le risque de descente en Pro d2


Et là carrément personne n'en veut au niveau des clubs


Et si on ne supprime pas les doublons alors on va substituer une autre iniquité à celle du poids du match de barrage pour deux des demi-finalistes ?


Aujourd’hui le rugby hexagonal a un vrai problème : cela devient un sport de plus en plus médiatique pour les clubs de l’Elite: surement le deuxième pour mais pour bilan sportif qui stagne à la 9/10 -ème place depuis des années


Et tant que le modèle économique restera en l'état où 45% des recettes des clubs sont le sponsoring et les hospitalités, il est plus que fragile


Et en tous cas on arrive aux limites de ce que les clubs peuvent payer aux joueurs et d’ici à 5 ans, la filière de formation française reconnue pour ses mérites, va connaitre un problème de débouché prégnant


Et les clubs vont devoir contenir leur effectif face à des cadences qui devraient diminuer si on raisonne santé des joueurs : cherchez l’erreur


Outre-manche , le salaire des joueurs hors marquee player a …diminué cette année par rapport aux précédentes juste pour pouvoir payer mieux ( ou justement ) les stars : c’’est ce qu’on veut ici ?


Oui il faut revoir le système de fond en comble car il est au bout de ce qu’il a pu donner et ne correspond pas aux nouvelles donnes


Mais d’ici là dissocier ce qui se passe sur le pré de la réalité économique des clubs me semble très risqué tellement l' "équilibre" est de bric et de broc


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Flanquart St Lazare
Flanquart St Lazare

Ce qui prouve que ce système de barrage ne sert à rien, si ce n'est rajouter une date à un calendrier déjà démentiel.
Revenons en aux demi-finales entre les quatre premiers.
Ou même, soyons fous, les deux premiers directement en finale !
Ce qui nous ferait deux dates libérées.


balobal
balobal

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