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Un ‘‘bras de fer’’ à Marseille, comment le MHR a sécurisé une nouvelle finale de Top 14 ?

Intraitable en mêlée dans le second acte et au sol, le MHR n’a jamais essayé de surjouer et s’est contenté de réciter les fondamentaux pour aller en finale de Top 14.

Erwan Harzic 21/06/2026 à 10h29
Intraitable en mêlée dans le second acte et au sol, le MHR n’a jamais essayé de surjouer et s’est contenté de réciter les fondamentaux pour aller en finale de Top 14. Une stratégie payante pour Joan Caudullo et ses hommes. - ©INPHO/Nick Elliott (EPCR°
Intraitable en mêlée dans le second acte et au sol, le MHR n’a jamais essayé de surjouer et s’est contenté de réciter les fondamentaux pour aller en finale de Top 14. Une stratégie payante pour Joan Caudullo et ses hommes. - ©INPHO/Nick Elliott (EPCR°

Encore une fois, les deux premiers du Top 14 vont se retrouver en finale, le week-end prochain. Après avoir battu le Stade Français Paris (25-15) au Vélodrome, ce samedi 20 juin, le MHR s'est offert le droit de croire à un second Bouclier de Brennus, après celui de 2022. Seulement deux saisons après son barrage de maintien validé dans l’élite, les Cistes renaissent de leurs cendres sous les ordres de Joan Caudullo.

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La conquête comme ancrage

Sur la rencontre face aux Parisiens, les Montpelliérains ont démontré une maîtrise implacable, avec un léger accroc tout de même. Tout particulièrement, Lenni Nouchi et ses partenaires ont dominé grâce aux fondamentaux, à l’exception de la touche où ils ont été parfois en difficulté. Comme les Parisiens, ils ont peiné à faire briller leurs alignements. Sur leurs 15 lancers, ils en ont capté 73 % et le Stade Français compte seulement 74 % de réussite dans cet exercice, pour 19 tentatives.

Bien qu’il y ait eu peu de mêlées sur la première heure de jeu, la fréquence de ces dernières s’est accentuée en fin de rencontre. En seconde période, les remplaçants des Cistes en première ligne ont fait basculer la rencontre. Avec 100 % de réussite sur leurs introductions et deux pénalités gagnées sur celles de l’adversaire, ils se sont offerts de précieuses munitions. Pour les Soldats Roses, les absences des Géorgiens Giorgi Melikidze et Sergo Abramishvili ont été particulièrement pénalisantes dans ce secteur.

Enzo Forletta et Wilfrid Hounkpatin ont été impériaux, bien que le premier ait été proche de commettre la boulette du match avec sa passe mal ajustée, sur l’essai refusé à Joe Marchant (67ᵉ). Après la rencontre, celui qui rejoindra l’USAP durant l’été s’est confié ainsi sur cette demi-finale, auprès de Rugbyrama : “Très content que ça nous ait souri parce qu'en face, il y avait un gros morceau. Ils ont été la meilleure mêlée du championnat toute la saison. On s'est préparés. C'est un match de phase finale, il fallait répondre présent dans ce secteur. Comme je disais, c'est une équipe qui nous ressemblait. Le bras de fer, on l'a gagné.

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Miotti, sobre et décisif

En défense, la copie a été bonne, sans être exceptionnelle (86 % de plaquages réussis), mais le reste du match s’est joué ailleurs. Dans les rucks notamment, le MHR a été très dominateur, avec plus d’une centaine de mêlées spontanées en leur faveur, pour seulement deux ballons perdus. Avec 98 % de réussite au sol, les Héraultais avaient juste besoin de garder le ballon. Dans leur 22 mètres, ils comptaient sur Ali Price (16 box-kicks), puis Léo Coly (3 box-kicks) pour se libérer de la pression. S’ils étaient au-delà, ils confisquaient simplement le ballon. Privé du cuir, le SFP compte uniquement 36 % de possession en sa faveur sur la rencontre.

Dans ce plan de jeu, Domingo Miotti se concentrait sur la confiscation du plus précieux des biens sur un terrain de rugby. Aussi fou que cela puisse paraître, à la vue de la physionomie de la rencontre, l’Argentin n’a pas délivré un seul coup de pied dans le jeu courant de la rencontre. Rouage essentiel de cette stratégie, il n’a jamais cherché à enflammer cette joute phocéenne et a constamment joué au plus simple. Son seul moment de folie ? Son action et sa passe décisive pour Tom Banks, parti à l’essai dans la foulée (11ᵉ). Un défenseur battu et un offload, pour un essai. Ça, c’est de l’efficacité. Sans trembler, il décrochait un 100 % au pied avec 17 points récupérés grâce à ses qualités de buteur.

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Le MHR, rival des Toulousains

Avec cette nouvelle qualification en finale, le Montpellier HR s’impose comme l’une des meilleures équipes de la dernière décennie, en Top 14. Devant elle, seul le Stade Toulousain compte plus de finales jouées sur les 10 dernières années, avec cinq participations. Pour l’écurie héraultaise, ce sera la troisième finale au Stade de France sur les saisons récentes. Auparavant, elle avait perdu à Saint-Denis face au Castres Olympique (29-13), en 2018, et avait été sacrée face à ces mêmes Tarnais (29-10), en 2022. Les Cistes sont devenus un sacré client.

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