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Le MHR punit l'indiscipline du Stade Français et rejoint Toulouse en finale du Top 14

Après un match fermé et une belle réussite face aux perches, le MHR s'est offert une troisième finale de Top 14 sur la dernière décennie, en renversant le Stade Français Paris (25-15).

Erwan Harzic 20/06/2026 à 23h15
Après un match fermé, le MHR s'est offert une troisième finale de Top 14 sur la dernière décennie, en renversant le Stade Français Paris. (Canal+/MHR)
Après un match fermé, le MHR s'est offert une troisième finale de Top 14 sur la dernière décennie, en renversant le Stade Français Paris. (Canal+/MHR)

Ce samedi 20 juin, au Vélodrome, le Stade Français Paris et le Montpellier HR se sont livrés un combat féroce en terre phocéenne. La seconde demi-finale du Top 14 2025-2026 a été plus disputée que celle de la veille, où le Stade Toulousain a roulé sur le Racing 92 (71-17). Au lendemain, le deuxième et le troisième du classement général se sont affrontés pour savoir qui irait affronter le premier, au Stade de France. Finalement, les Cistes se sont imposés face aux Soldats Roses (25-15), bien trop indisciplinés et approximatifs.

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Le MHR et le Stade Français au duel

Attendues dans les duels physiques et sur les phases de conquêtes, les deux formations n’ont pas réellement répondu aux attentes. Un mal pour un bien, puisque les deux équipes ont essayé de libérer leur jeu par moments. Cependant, elles ont été en difficulté sur les touches et les rares mêlées du premier acte. Toutefois, les impacts résonnaient sur le terrain du Vélodrome, comme sur le raffut impressionnant d’Auguste Cadot, à la 5ᵉ minute de jeu, sur le Parisien Jérémy Ward.

Entre la dixième et la vingtième minute de la rencontre, tout s’est accéléré. L’arrière montpelliérain Tom Banks était bien servi par son ouvreur Domingo Miotti. L’Argentin envoie l’Australien dans une brèche et ce dernier en a profité pour planter le premier essai du match (11ᵉ). En réponse, le Stade Français a répliqué quasi instantanément. Côté parisien, c’est Yoan Tanga qui a franchi, avant de servir son demi de mêlée Tawera Kerr-Barlow pour aplatir dans l’en-but héraultais (14ᵉ). Ensuite, les Soldats Roses doublent la mise, avec un coup de pied rasant de Jeremy Ward qui trouve le Fidjien Peniasi Dakuwaqa qui prend de vitesse tout le monde (17ᵉ).

Après ce mini-festival d’essais, les volontés offensives des formations se sont calmées. Pour cause, une certaine imprécision et une indiscipline ont mis à mal les plans des deux équipes. Dans cette confusion générale, l’ouvreur montpelliérain Domingo Miotti en profite pour user de sa botte. Il offrait onze points aux siens face aux perches sur le premier acte, alors que Louis Carbonel restait à six unités de moins sur cette période. De plus, les Stadistes devaient composer sans Paul Alo-Emile, qui a reçu un carton jaune vers la demi-heure de jeu.

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Un match fermé pour la finale

De retour aux vestiaires, les deux équipes ont hissé leurs standards défensifs un peu plus haut. Le Montpellier HR tournait autour des 85 % de plaquages réussis, tandis que le Stade Français Paris parvenait à dépasser les 90 % d’étreintes complétées à l’heure de jeu. Les deux prétendants à la finale se tenaient en joug sans trouver la solution adéquate pour briser les défenses. Ils usaient aussi régulièrement du jeu au pied pour se défaire de la pression, sans chercher à trouver les extérieurs.

Heureusement pour Joan Caudullo et son staff, Léo Barré et ses coéquipiers peinaient à conserver les ballons et accumulaient les fautes. Ainsi, Domingo Miotti continuait de faire parler son talent de buteur, avec deux pénalités supplémentaires inscrites avant l’heure de jeu, pour donner un avantage plus net aux siens. À la 66ᵉ minute de jeu, Louis Carbonel prolongeait au pied une passe mal ajustée d’Enzo Forletta pour Tyler Duguid. Après 75 mètres de course, Joe Marchant pensait tenir le troisième essai parisien du match. Cependant, il a été invalidé par Ludovic Cayre, car Donovan Taofifenua aurait réussi à se glisser sous le ballon.

À la 72ᵉ minute de jeu, Léo Coly créait un écart notable entre les Héraultais et les Parisiens, avec une sixième pénalité convertie à la faveur du MHR. Dans le money-time, Lenni Nouchi et ses coéquipiers assuraient leur présence en finale avec rigueur. Grâce à une possession largement à leur avantage, avec 63 % du côté montpelliérain, et à une discipline de fer, seulement quatre fautes sifflées à leur encontre, ils se donnent l'occasion de croire à un nouveau Bouclier de Brennus. En face, les Stadistes ont trop souvent rendu le ballon, avec un jeu au pied toutes les quatre passes, et ont souffert de leur indiscipline, marquée par 13 pénalités contre eux.

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potemkine09
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Qu'il était long, ce match 😴