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TOP 14. 870 mètres, 227 passes, 44 défenseurs battus : Montpellier a-t-il changé de visage en attaque ?

Le MHR serait-il en train de sortir de son costume d'équipe essentiellement physique ? Face à Castres, les hommes de Joan Caudullo ont montré un autre visage.

Thibault Perrin 03/11/2026 à 14h48
Avec 24 passes après contact, Montpellier a montré sa volonté de faire vivre le ballon face à Castres. Une approche qui pourrait élargir son registre offensif. ©INPHO/Cat Goryn
Avec 24 passes après contact, Montpellier a montré sa volonté de faire vivre le ballon face à Castres. Une approche qui pourrait élargir son registre offensif. ©INPHO/Cat Goryn

On connaissait le Montpellier qui fait parler la mêlée et les ballons portés. Dimanche, face à Castres, le MHR a montré qu'il avait bien d'autres cordes à son arc. Avec dix essais inscrits et une victoire historique 69-10, les Héraultais ont signé leur plus large succès en Top 14. Le précédent record remontait à mars 2016, face au Racing 92 (60-7). Mais derrière cette avalanche de points, c'est surtout la manière qui interpelle.

Des chiffres qui donnent le tournis

Car les statistiques offensives sont assez folles. Selon le Midi Olympique, Montpellier a parcouru 870 mètres ballon en main, battu 44 défenseurs et réalisé 15 franchissements. Autant dire que les Castrais ont passé une bonne partie de l'après-midi à courir après les attaquants adverses. Des chiffres impressionnants qui témoignent d'une capacité à trouver des espaces, au-delà de la traditionnelle domination physique des avants.

Autre donnée révélatrice : les 227 passes distribuées, dont 24 après contact. Le cuir a circulé et les Montpelliérains ont cherché à maintenir la continuité après les impacts. Ces offloads permettent notamment de prendre à défaut une défense qui n'a pas encore eu le temps de se replacer. Et quand les soutiens arrivent dans le bon tempo, les espaces s'ouvrent plus facilement.

Tolofua confirme une évolution du jeu montpelliérain

Cette volonté de faire vivre le ballon est loin d'être improvisée. Christopher Tolofua a expliqué à Midi Olympique que le staff insistait sur ce principe depuis le stage de préparation à Tignes. Le talonneur estime aussi que son équipe a trouvé un meilleur équilibre entre les avants et les trois-quarts. Une évolution intéressante pour une formation longtemps associée à sa puissance devant.

Mais le MHR n'a pas renié ses fondamentaux. Joan Caudullo cherche notamment à développer le jeu de ses cellules d'avants devant la défense. L'idée consiste à conserver leur capacité à fixer les adversaires tout en multipliant les solutions de passes. De quoi rendre les intentions offensives montpelliéraines moins prévisibles.

Un festival à confirmer face au LOU

Menés 29-3 à la pause, les Castrais ont encaissé six nouveaux essais en seconde période. Montpellier a continué à jouer malgré son avance, sans tomber dans la facilité. Reste à savoir si cette démonstration annonce une véritable évolution ou si elle restera un après-midi exceptionnel face à un CO dépassé.

La réception de Lyon, samedi 7 novembre à 16h35, offrira un premier élément de réponse. Le MHR pourra-t-il reproduire cette capacité à déplacer le ballon face à une autre opposition ? Car si les Héraultais parviennent à associer durablement leur puissance devant à une telle production offensive, leurs ambitions dans la course aux phases finales pourraient bien prendre une autre dimension.

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