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Scarlets ou Ospreys : le rugby gallois ne laissera qu’une seule place dans l’ouest à partir de 2028

Les Scarlets refusent d’être placés face aux Ospreys pour sauver leur place. À Llanelli, la bataille annoncée pour 2028 vise d’abord la WRU.

La Rédaction 29/09/2026 à 15h10
Une seule licence pour l’ouest gallois, deux clubs historiques pour la décrocher : les Scarlets refusent le scénario qui les oppose aux Ospreys. ©INPHO/Andrew Dowling
Une seule licence pour l’ouest gallois, deux clubs historiques pour la décrocher : les Scarlets refusent le scénario qui les oppose aux Ospreys. ©INPHO/Andrew Dowling

Une seule licence pour Scarlets et Ospreys

Le rugby gallois s’approche d’un nouveau virage. La WRU maintient son projet de passer de quatre à trois équipes professionnelles à partir de 2028-2029, avec une licence à Cardiff, une à l’est et une à l’ouest. Cardiff et les Dragons doivent recevoir les deux premières, sous réserve d’accepter les conditions finales. Scarlets et Ospreys se retrouvent donc en concurrence pour la dernière.

À Llanelli, ce scénario passe mal. Le président Simon Muderack assure que les Scarlets « ne vont nulle part », tandis que Nigel Davies refuse d’en faire une guerre de voisinage. Selon lui, les supporters des deux camps souhaitent conserver les deux équipes. Leur confrontation se joue d’abord avec la WRU.

Parc y Scarlets comme argument

L’argument des Scarlets dépasse leur palmarès. Parc y Scarlets compte 15 000 places, appartient au club et accueille ses installations d’entraînement. Avant la réception de Cardiff, 2 600 joueurs passés par le club ont également reçu un numéro individuel. Un détail cérémonial qui résume assez bien ce que Llanelli estime défendre.

Et le mécanisme choisi par la fédération rend l’affaire particulière. La WRU précise que seules les équipes professionnelles actuelles pourront prétendre aux futures licences. Cela écarte donc, dans le cadre annoncé, la création d’une franchise entièrement nouvelle dans l’ouest. Muderack rejette d’ailleurs l’idée d’un hypothétique « West Wales Warriors ».

Quinze miles et beaucoup plus que cela

Scarlets et Ospreys ne sont séparés que d’une vingtaine de kilomètres. Mais réduire le dossier à une carte routière oublierait une partie de l’histoire. Le stade de Llanelli avait justement été construit lors d’une précédente période de consolidation du rugby gallois. Pour les dirigeants du club, il constituait déjà une stratégie de survie.

Le calendrier ajoute de la pression. L’accord PRA25 garantit aux quatre équipes une stabilité financière jusqu’en juin 2028. Le processus des futures licences doit commencer en décembre 2026 et s’achever au plus tard à la fin de la saison 2026-2027. La question accompagnera donc les deux clubs pendant une bonne partie des prochains mois.

Le voisin n’est pas l’ennemi

La WRU justifie la réduction par ses contraintes financières et sa volonté de concentrer ses ressources. Les Scarlets demandent, eux, que la discussion commence par les moyens de préserver quatre équipes. Et dans l’ouest gallois, le prochain derby risque désormais de peser bien au-delà du classement.

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