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Rieko Ioane et 9 autres joueurs retrouvent les All Blacks pour le défi XXL face aux Springboks

Le polyvalent trois-quarts des All Blacks, Rieko Ioane, fera partie du voyage en Afrique du Sud pour la prochaine tournée des All Blacks, d'août à septembre 2026.

La Rédaction 27/07/2026 à 17h26
Rieko Ioane et 10 autres joueurs rejoignent les All Blacks pour la tournée en Afrique du Sud. ©INPHO/Dan Clohessy (EPCR)
Rieko Ioane et 10 autres joueurs rejoignent les All Blacks pour la tournée en Afrique du Sud. ©INPHO/Dan Clohessy (EPCR)

Les All Blacks s'apprêtent à vivre l'un des rendez-vous les plus exigeants de leur calendrier. En effet, à partir du 22 août et jusqu'au 12 septembre, la Nouvelle-Zélande va défier par 4 fois l'Afrique du Sud.

Pour affronter les champions du monde en titre, le sélectionneur Dave Rennie pourra compter sur un renfort de poids : Rieko Ioane.

L'ancien joueur du Leinster retrouve ainsi la tunique noire après une parenthèse d'une saison en Irlande, tout comme 9 joueurs qui complète le groupe des 34 déjà nommé pour le Nations Championship.

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Rieko Ioane enfin de retour avec les All Blacks

Fort de 88 sélections internationales, le centre-ailier fait partie des dix joueurs appelés en renfort par Rennie, qui a choisi de conserver l'ossature du groupe victorieux lors du dernier Nations Championship face aux nations européennes en juillet.

Cette tournée ne manquera pas de rythme pour les All Blacks. En quelques jours, ils disputeront notament quatre affrontements très attendus face aux Springboks.

Le premier duel entre les deux géants du rugby mondial est programmé le 22 août à Johannesburg, avant trois autres confrontations les 29 août au Cap, le 5 septembre à Johannesburg puis le 12 septembre aux États-Unis dans la ville de Baltimore afin de développer le marché américain, de préparer la Coupe du monde 2031 aux États-Unis et de promouvoir le rugby dans une ville candidate à l'accueil du Mondial.

Outre Ioane, plusieurs joueurs effectuent également leur retour dans le groupe néo-zélandais. Le deuxième ligne Fabian Holland, le pilier Ollie Norris, et le talonneur George Bell et enfin le troisième ligne Ethan Blackadder.

Le groupe accueille aussi trois nouveaux visages : le pilier Siale Lauaki, le troisième ligne Semisi Tupou Ta'eiloa et l'ouvreur Josh Jacomb, qui auront l'occasion de découvrir le plus haut niveau international dans un contexte particulièrement relevé.

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Les 44 All Blacks

Talonneurs : Asafo Aumua, Codie Taylor, Samisoni Taukei'aho, George Bell.
Piliers : Ethan De Groot, George Bower, Xavier Numia, Ollie Norris, Tyrel Lomax, Fletcher Newell, Pasilio Tosi, Siale Lauaki.
Deuxièmes lignes : Tupou Vaa'i, Patrick Tuipulotu, Josh Lord, Sam Darry, Fabian Holland.
Troisièmes lignes : Peter Lakai, Simon Parker, Ethan Blackadder, Luke Jacobson, Anton Segner, Ardie Savea (capitaine), Wallace Sititi, Semisi Tupou Ta'eiloa.

Demis de mêlée : Cameron Roigard, Cortez Ratima, Kyle Preston.
Demis d'ouverture : Beauden Barrett, Damian McKenzie, Josh Jacomb.
Centres : Jordie Barrett, Quinn Tupaea, Billy Proctor, Anton Lienert-Brown, Rieko Ioane.
Ailiers : Timoci Tavatavanawai, Caleb Clarke, Fehi Fineanganofo, Will Jordan, Emoni Narawa.
Arrières : Ruben Love, Leroy Carter, Josh Moorby.

pascalbulroland
pascalbulroland

L'Afrique du Sud est probablement la seule nation qui a réussi à autant optimiser chaque maillon de la chaîne de production de force via des profils bien établis et un focus particulier sur les liaisons et l'axe de poussé (gros travail de Daan Human l'entraîneur de la mêlée des Boks).


On va voir ça en profondeur :


Déjà, une mêlée se gagne en transmettant le maximum de force possible jusqu'au pilier adverse, tout en perdant le moins d'énergie possible pour casser les postures en exploitant une 2ème poussée.


C'est là que les Springboks sont au-dessus.


Le meilleur exemple est Nché.
Son principal atout est son levier. En gros, Ox engage presque toujours son bassin plus bas que son adversaire et cherche immédiatement à passer sous la ligne de poussée du pilier droit adverse. À partir de ce moment-là, il ne pousse plus seulement vers l'avant : il soulève légèrement l'angle de poussée adverse pour le faire exploser petit a petit.


Le droitier perd progressivement l'alignement chevilles-genoux-bassin-épaules qui lui permet de transmettre sa force. Dès que cet alignement disparaît, la puissance produite par ses jambes n'arrive plus correctement jusqu'à l'impact.
C'est pour cette raison que beaucoup de droitiers semblent exploser "d'un coup".


En réalité, ils ont perdu leur posture deux ou trois secondes plus tôt.


Mais Nche ne pourrait pas produire cet effet sans Marx. Chez beaucoup d'équipes, le talonneur sert surtout à conserver la stabilité de la première ligne.


Marx fait plus que ça, sa liaison n'est pas commune car très haute, quasiment au niveau des épaules de ses piliers. Cette liaison réduit les mouvements parasites entre le gaucher et lui. Toute la force générée par le pilier gauche continue donc à circuler dans le même axe au lieu d'être absorbée par des micro-rotations du buste. En gros il ne forme qu'un et c'est ce qui permet de produire autant de force.


C'est probablement l'une des raisons pour lesquelles le côté gauche sud-africain paraît si compact. Derrière eux, Etzebeth, Snyman ou De Jager par exemple ne poussent pas "plus fort" que les autres deuxièmes lignes. Ils poussent de manière propre et surtout avec le bon axe. Leur rôle consiste à maintenir les hanches des piliers dans le même axe tout au long de la poussée. Si un deuxième ligne remonte de quelques degrés ou pousse avec un léger décalage, une partie de la force est perdue.


Chez les Springboks, cette perte est extrêmement faible, ce qui donne cette impression de poussée continue que beaucoup décrivent comme "une deuxième vague".


À droite, le travail est différent. Louw ou Du Toit cherchent rarement à détruire leur adversaire sur la premiere poussée, ils cherchent d'abord à ne pas perdre leur posture. Si c'est le cas, ils peuvent alors entamer la 2eme poussée de la meilleure des manières et emplifier les dégâts du côté gauche.


Leur capacité à rester stable empêche la mêlée sud-africaine de tourner prématurément et permet au côté gauche d'attaquer sans avoir à corriger en permanence l'équilibre de la première ligne. Ça change tout.


Ce fonctionnement est renforcé par Daan Human. Ses séances servent à répéter les mêmes angles, les mêmes hauteurs de bassin, les mêmes liaisons et le même timing jusqu'à ce qu'ils deviennent automatiques. C'est toujours la même chose, mais c'est tellement précis et répété que ça devient naturel et destructeur.


Enfin, il y a la concurrence. Les Springboks remplacent souvent un pilier de niveau international... par un autre pilier de niveau international. (Nche, Mchunu, Steenekamp, Wessels, Venter, Du Toit, Louw, Sadie, Porthen...)


La qualité technique ne diminue presque jamais. C'est cette continuité qui explique pourquoi leur domination dure souvent 80 minutes.


C'est tout ces éléments qui font des Springboks la référence mondiale en mêlée.
Source : CixtoRugby


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