Pro D2 - Vannes : Qui est Branden Holder, ce Bok au pays des Bretons ?
Branden Holder fait le bonheur du RC Vannes actuellement. Crédit photo : Michel Renac.

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Débarqué d'Agen cette année, le centre d'origine sud-africaine Branden Holder s'impose dernièrement avec le RC Vannes en Pro D2.

Branden Holder ne s'imaginait pas vraiment en Bretagne lorsqu'on lui parlait il y a quelques années de venir jouer au rugby en France. Ayant découvert ce sport en Afrique du Sud, le trois-quarts centre aujourd'hui âgé de 22 ans s'est laissé submerger par l'appel de l'Hexagone. Un trajet qui l'a vu passé par Périgueux, Agen et Vannes désormais, avec qui il a disputé 6 matchs cette saison, dont 5 en tant que titulaire, et a marqué 2 essais.

J'étais en dernière année de lycée en Afrique du Sud, et le niveau universitaire là-bas est très élevé. À Durban, où j'étais, si on jouait avec l'équipe première de notre école et qu'on était bons, on passait directement avec les Sharks ensuite. Pour ma part, j'ai effectué un de ses tournois entre écoles et j'ai été repéré par Brian Liebenberg (12 sélections avec le XV de France), qui développait une académie en Afrique du Sud. Il est allé me voir ainsi que trois autres gars de mon équipe pour nous expliquer qu'il pourrait y avoir des opportunités pour nous en France si on le souhaitait. On est donc arrivés tous les 4 à Périgueux, mais l'expérience fût compliquée. Le niveau n'était pas celui qu'on recherchait et le club de Périgueux connaissait beaucoup de problèmes à ce moment-là. Mes trois coéquipiers sont rentrés en Afrique du Sud dans les premiers six mois et j'ai dû également partir, car je devais refaire mon VISA. Mais j'avais tout de même envie de revenir en France. J'ai donc travaillé en Afrique du Sud pour avoir de l'argent et repartir. Je suis ensuite revenu en Fédérale 3 à Périgueux et j'ai été repéré par Sébastien Calvet qui s'occupait des espoirs du SUA. Il m'a recruté et ma vie à Agen a débuté. J'y ai passé deux saisons et j'ai notamment joué 3 fois avec l'équipe professionnelle en Challenge Cup.

Crédit vidéo : SKRAPN3L

Les débuts sous le maillot bleu et la naturalisation

VIDÉO. La Bretagne à l'assaut du Rugby à 7 avec les Spered Sevens !Tout en étant Espoir à Agen et avant d'effectuer ses premiers pas chez les professionnels, Branden a profité de son aventure en France pour s'adonner à sa discipline favorite : le rugby à 7 ! Après avoir participé à deux tournois avec différentes associations (les Bugs Sevens lors du Agen Sevens et les Spered Sevens lors du Med Sevens), une surprise inattendue s'est offerte à lui. Branden a été en effet contacté par Christophe Reigt, le manager des équipes de France à 7 :

Après mes deux tournois, j'ai entendu beaucoup de rumeurs qui disaient que Christophe Reigt était intéressé par mon profil. Je ne savais pas trop si c'était vrai, mais finalement, il m'a contacté. Il m'a alors demandé si je voulais être naturalisé pour pouvoir jouer avec l'équipe de France à 7. Est-ce que je pouvais le faire déjà et surtout si j'en avais envie ! Comme j'aime beaucoup le rugby à 7, ma décision a été sans surprise, j'ai accepté !

En attendant sa naturalisation, Branden a tout de même effectué ses premiers pas sous le maillot tricolore avec l'équipe Développement la saison dernière, lors du Howard Hinton Sevens et du Montauban Rugby Sevens. Aujourd'hui, il espère que celle-ci sera effective rapidement pour pouvoir peut-être prétendre à jouer avec l'équipe de France à 7 sur le circuit mondial un jour.

L'opportunité bretonne

Mais Branden ne pouvait pas attendre sans rien faire, il fallait qu'il joue ! Christophe Reigt a de ce fait contacté Vannes pour expliquer le cas du jeune trois-quarts centre. Le club breton a alors accepté de l'accueillir à bras ouverts :

Ils ont accepté de m'engager avec un contrat Espoir donc je les ai rejoints par la suite. Ils m'ont dit que j'allais d'abord jouer des matchs avec les Espoirs et que si tout se passait bien, je pourrais disputer quelques matchs avec les pros, mais je n'avais pas prévu que ça allait se passer comme ça !

En effet, les débuts avec le RCV furent quelque peu timorés pour Branden. Ses premiers matchs avec les Bretons, il les effectue uniquement en Espoirs. Il se blesse ensuite aux côtes et se voit éloigner des terrains pendant plusieurs semaines. Quand soudain, début février, comme par miracle, il apparaît pour la première fois sur une feuille de match en Pro D2, face à Colomiers. Il est titularisé au poste de numéro 13, mais éprouve des débuts compliqués puisque Vannes perd ce jour-là 25 à 3. Il dispute néanmoins l'ensemble de la rencontre. Reconduit la semaine d'après sur le banc face à Oyonnax, il joue 44 minutes et participe activement à la victoire des siens 37 à 6. Depuis, il enchaîne les titularisations, profitant notamment des absences de Frédérik Hickes et d'Albert Vulivuli, et a inscrit deux essais face à Biarritz et Massy.Crédit vidéo : PRO D2 - Officiel

« Ça demande beaucoup plus de travail quand tu veux jouer en équipe professionnelle », constate-t-il. « J'ai eu cette chance qui s'est offerte à moi et j'avais deux choix : la saisir ou la laisser passer. » Il semblerait aujourd'hui que le jeune centre, pouvant également évoluer à l'arrière, ait opté pour la première option puisqu'outre ses deux essais, il s'est surtout illustré ballon en main en étant l'un joueurs les plus actifs dans ce domaine avec 116,2 mètres gagnés lors de la 23eme journée notamment. Des performances qui font aujourd'hui le grand bonheur des Vannetais.Crédit vidéo : PRO D2 - Officiel

Pour autant, nul ne sait aujourd'hui si l'avenir de Branden se poursuivra en Bretagne :

Comme j'étais en train d'être naturalisé, j'ai signé avec Vannes dans le but de pouvoir partir ensuite une fois les papiers reçus. C'est le seul club qui a bien voulu m'accueillir et attendre ma naturalisation. Aujourd'hui, celle-ci n'est pas encore effectuée et de mon côté, je me sens très bien à Vannes donc je serai ravi de continuer. Maintenant, c'est à moi de travailler et de performer pour montrer que je mérite de rester dans ce groupe.

Pour ce qui relève de l'équipe de France à 7, Branden n'a pas eu de nouvelles dernièrement. En attendant, il n'a pour l'instant qu'une chose en tête à réaliser au terme de cette saison : « Cela fait deux ans que je ne suis pas rentré en Afrique du Sud. Ma priorité à la fin de la saison sera donc de retourner voir ma famille. »

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Un trois quart sudaf au pays des quatre quarts !

Il est plaisant à voir pour ses débuts avec le groupe pro. S'il reste, ça me va !

Je ne sais pas de quelle région de RSA il est originaire, mais les fruits de mer sont communs.
Et dans certains coins il y pleut plus qu'en Bretagne.
Degemer mad, Branden.

Un Sudaf qui joue en Bretagne.

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