Sur cette intersaison, le départ de Thomas Ramos du Stade Toulousain a fait l’effet d’une bombe. Pour la saison 2027-2028, d’autres clubs tentent de recruter les meilleurs joueurs possibles pour consolider leurs effectifs. Un autre gros dossier de cette saison, pour les internationaux français en fin de contrat, c’est le bail girondin de Louis Bielle-Biarrey. À tout juste 23 ans, l’ailier de l’Union Bordeaux-Bègles est l’un des visages du rugby tricolore, avec Antoine Dupont, et il attire de nombreuses convoitises de la part des autres clubs de Top 14.
Après le départ de Thomas Ramos et les retraites de Baille et Aldegheri, le Stade Toulousain avance sur deux prolongationsLBB in love de l’UBB
Sous contrat jusqu’en juin 2027, les négociations avancent entre le marqueur d’essais en série et le club qui l’a lancé en professionnel. Toutefois, les premières propositions formulées par l’Union Bordeaux-Bègles n’ont pas été reçues favorablement par le joueur et ses représentants. Des détails restent à régler, mais l’avenir de Louis Bielle-Biarrey peut-il prendre une tournure semblable à ce qu'a connu le meilleur réalisateur de l’histoire du XV de France ?
Pour être très clair, actuellement, un départ de Louis Bielle-Biarrey de l’Union Bordeaux-Bègles semble fortement improbable, pour ne pas dire impossible. Le joueur veut absolument continuer au club girondin, où il est arrivé il y a maintenant cinq ans. “Il y a une réelle envie de la part du président Marti et de l’UBB de conserver Louis. Et Louis aussi ne s’est pas caché dernièrement en s’ouvrant un peu sur son envie de rester à Bordeaux. L’avenir de Louis doit s’écrire à l’UBB”, confiait Jérôme Chabran récemment, agent sportif, à Kick Off Rugby sur Rugbyrama.
Malgré LBB, Dupont et Ramos, le XV de France face à un horrible casse-tête à un an du MondialLBB ou Ramos, prolongation ou départ
Selon un article paru dans L’Équipe, le cas LBB “répond à la même problématique” que celui qui concernait Thomas Ramos, avant l’officialisation de son transfert au Racing 92. Le quotidien sportif confie même que “pour prolonger sa pépite, le club girondin doit dégraisser son effectif et consentir à des efforts.” Pour Sud-Ouest, le président de l’UBB Laurent Marti avait néanmoins consenti à une certaine mesure dans les négociations : “La facilité pour moi, ce serait d'envoyer une somme qu'il ne peut pas refuser, puis d'expliquer à Yannick (Bru) qu'il va manquer quatre joueurs. Je me dois de rester dans une certaine limite.”
Mais alors, quelle est la différence entre le cas Thomas Ramos et le projet Louis Bielle-Biarrey ? Pour l’UBB, les tensions ne sont pas semblables à celles connues au Stade Toulousain. Épinglé pour plusieurs affaires, le club rouge et noir sait bien qu’il doit se tenir à carreaux. De son côté, Laurent Marti veut prolonger l’identité structurelle de l’Union Bordeaux-Bègles. Le président a à cœur de rendre son club stable financièrement et respectueux des réglementations, l’empêchant de céder à d’éventuelles folies. Un devoir d’exemplarité qui fait partie intégrante de l’image du club et de sa communication, mais qui résonne aussi localement, avec la déchéance financière récente des Girondins de Bordeaux au football.
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Dans les médias de l’Hexagone, le son de cloche autour des points qui ralentissent la finalisation du dossier Louis Bielle-Biarrey est autour de deux ou trois éléments. D’un point de vue sportif, le joueur est bienheureux des ambitions de son club et des moyens alloués pour les atteindre. Néanmoins, il aurait à cœur de participer aux Jeux olympiques 2028 de Los Angeles, avec France 7, comme l’a fait Antoine Dupont, il y a deux ans.
D’un point de vue financier, l’Union Bordeaux-Bègles ne peut pas exploser les compteurs, pour respecter le salary cap. Selon le Midi Olympique, un deal avec Adidas permettrait d’assurer une rémunération revalorisée au joueur. Sponsor personnel du joueur et du XV de France, la marque aux trois bandes n’est pas encore l’équipementier du club au Lion et au Damier, mais pourrait prochainement le devenir. Cette actualité ferait rentrer le partenariat entre LBB et la firme allemande dans le cadre du salary cap et rend le montage compliqué, nécessitant des ajustements et des précautions.
Toutes ces précautions et la priorité affichée de l’Union Bordeaux-Bègles envers Louis Bielle-Biarrey font la différence avec le destin récent qu'a connu Thomas Ramos. Pour l’arrière haut-garonnais, la marge de manœuvre était petite et le club des Sept-Deniers a priorisé la prolongation d’Emmanuel Meafou, demandant aux trentenaires de baisser leurs salaires ou de partir. En Gironde, l’ancien Grenoblois est prioritaire et le sait. Par ailleurs, ses agents n’ont même pas cherché à proposer le joueur à d’autres clubs pour faire monter les enchères, selon le Midi Olympique. Deux stars du ballon ovale tricolore et deux choix de gestion différents, pour deux issues opposées.
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Je suis perplexe quand on invoque le SC.
Si l'UBB doit se séparer de 3 ou 4 joueurs (comme indiqué l'article), le club qui l'embauchera devra faire la même chose avec son effectif...
J'ai bon ou pas ? 😉
oui c'est ça, un joueur cher = pleins de joueurs pas chers en moins.
à moins que ce soit l'inverse ?
Si Arnaud Dubois n'est pas dans le coup, alors on peut espérer que le contrat sera dans les clous.
Perso, je ne vois pas LBB ailleurs qu'à l'UBB. Mais bon les surprises ça arrive !
la différence réside dans le fait qu'il y en a un qui s'est fait gauler et doit dégraisser pour rentrer à nouveau dans le salary cap quand l'autre a déjà anticipé pour pouvoir conserver son joueur.
après, l'histoire avec adidas, c'est n'importe quoi.
les contrats d'image des équipementiers ne rentrent plus en compte dans le calcul du salary cap. du coup, le fait qu'adidas devienne le nouvel équipementier du club ne change absolument rien dans le calcul.
Ben c'est parce que ça ne rentre plus en compte dans le SC qu'Adidas peut payer 80% du salaire de LBB...
C'est une bonne chose pour l'UBB non ?
Si ca ne rentrait pas dans le SC l'UBB paye le salaire comme dans n'importe quel club et le joueur touche son contrat d'image en plus.
Que le partenaire paye le salaire est justement ce que le SC veut éviter.
mouais, j'ai du mal à penser que ce soit une bonne chose en soi. pour l'ubb ou qui que ce soit.
si l'ubb peut le faire avec son équipementier, n'importe qui pourra le faire avec le sien.
je sais pas si les 80% que tu énonces sont balancés à la volée ou si c'est une réalité, mais si c'est avéré, ça me pose problème en tous cas.
Au temps pour moi...
Le règlement de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) encadre strictement les contrats d'image lorsqu'un joueur est sponsorisé par une marque qui est (ou devient) également le partenaire officiel du club
Une franchise de 100 000 € est autorisée.
Tout montant supérieur (soit environ 200 000 € dans le cas du contrat d'Adidas avec LBB) doit être réintégré dans la masse salariale globale de l'UBB
l'UBB doit assumer la totalité du salaire de l'ailier dans son propre calcul budgétaire sous peine de sanctions. C'est précisément ce montage financier complexe qui a ralenti les négociations pour sa prolongation de contrat. Cependant, l'avenir du joueur reste ancré en Gironde, les deux parties étant proches d'un accord pour un bail longue durée.
je viens de le voir moi aussi. et ça me rassure parce que je n'avais pas entendu parler de cette limite jusque là.
pour lbb il y a certainement aussi la volonté de faire les jo qui a du faire bloquer un peu marti parce qu'il sait qu'il perdra son joueur quasiment une demie année.
Je crois avoir lu ça dans S-O à la fin du pritemps mais bref non, ça n'arrangeen effet pas les affaires du club dans la mesure où une partie des droits perçus serait effectivement réintégrée.
Les JO, j'ai plutôt perçu ça comme un moyen de compensation à l'étalement de hausse de rémunération que lui proposait Marti.
Un inconvénient devenant levier de négociation, dit autrement ...
oui c'est un peu comme ça que je le voyais pour le jo...
Moi, je le vois déjà entre les poteaux ... 😉
la grosse difference différence cest l'âge des mecs et le moment de leur carrière le st n'est pas emmerdé pour avoir dépassé le salary cap cette année..
Par contre cest vrai qu'ils ont moins de marge avec la règle des credits internationnaux dégressifs qui fait perdre de la marge aux clubs qui fournissent le plus de joueurs (ST et UBB essentiellement ) règle complètement injuste a mon avis mais passons
enfin le contrat image d'un joueur avec equipementier du club est exonéré de 100k sur le SC, le montant qui depasse ce plafond est intégré au SC.
Ce qui est aussi un peu foireux, le joueur négocie bien son image de joueur international, signe peut être pour 150k avec un équipementier mais se verra retirer 50k de son salaire si l'équipementier est celui du club.
Je serais curieux de voir les reactions si LBB part pour un club avec nike kipsta parce qu'a cause de ces regles l'ubb ne peut pas le conserver
les joueurs n'appartiennent pas à un club contrairement à ce que j'ai pu lire ici (invraisemblable).
bien sûr qu'il est possible de le voir partir pour plus et bien sûr que les bordelais seront déçus si ça doit arriver.
mais ça reste la loi du sport en fait.
quand il y a un salary cap et que les différentes parties n'arrivent pas à s'entendre, c'est ce qui arrive.
maintenant, on ne sait pas de quoi demain sera fait. il a traversé 5 années avec l'ubb sans blessure majeure, et on va espérer que ça reste comme ça, mais les aléas d'une carrières sont nombreux.
il faut savoir apprécier ce qu'on a et ne pas trop avoir de remords quand on ne l'a plus. parce que rien n'est éternel.
Il ne faudrait d'ailleurs pas oublier, nous autres, qu'on a davantage vu nos pépites filer ailleurs au cours de la courte histoire de l'UBB (en vrac Serin, Radradra, Lopez, Willis-1/2 ...) qu'une telle armada qui se consolide comme ces dernières années.
Quand bien même on souhaiterait tous pouvoir s'y habituer.
serin ça avait été dur.
lopez aussi mais dans une moindre mesure. c'était un bon joueur, mais pas le joyau qu'était serin.
radradra, bristol lui avait proposé le double de ce qu'il touchait à l'ubb et pourtant marti avait déjà cassé sa tirelire pour lui...
on peut aussi citer baptiste germain qui était un formidable joueur.
mais bon, comme je disais, ça fait partie du sport. des fois les joueurs ont de bonnes raisons d'aller voir ailleurs et il faut savoir respecter l'avis de chacun.
Absolument.
Une carrière pro est courte et nous, les spectateurs, avons beau ergoter sur le bien fondé des choix des gars pour la dynamique de leurs carrières, c'est eux qui ont à gérer la rétribution qu'ils peuvent en retirer sachant mieux que personne quels sont les impondérables facteurs de risque qui menacent le volet purement sportif ... que le public leur exige de privilégier.
C'est confortable d'écrire ça quand on a un bon degré de confiance dans la re-signature de Loulou mais j'affirme que je serais le premier à défendre sa position s'il en était finalement autrement.
j'ai nombre d'exemples de choix difficile pour mes proches ou moi, je ne vais parler que de mon cas.
quand j'étais jeune, c'était un sport que je pratiquais mais pas le seul (à 15 ans je faisais plus de 20h de sport par semaine).
j'ai eu une lourde maladie ce qui m'a empêché de continuer à ce rythme.
quand j'ai repris, j'ai eu plusieurs fois l'opportunité d'aller en pro. mais après m'être battu pour vivre, devenir pro et restreindre ma vie à ça n'avait aucun sens.
et encore aujourd'hui en tant qu'entraineur, je m'y refuse alors que j'ai des potes en pro qui arrêtent pas de me tanner pour que je rejoigne le club.
on m'a souvent dit: "t'as choisi les copains", et je réponds "c'est ça", mais au delà de ça, j'ai surtout choisi la liberté.
la vie est faite de choix et comme tu dis si bien, on ne privilégie pas forcément tout le temps le volet sportif même si les autres le voudraient.
Et moi celui de cesser ma carrière "tôt", à son pic, pour les exactes même raisons ... parce que j'ai compris plus tard que toi ce dont elle me privait, avec néanmoins la chance de ne pas avoir joué ma vie pour la prise de conscience.
Ce qui me manque aujourd'hui c'est la transmission que j'ai pratiqué 15 ans de plus en redescendant en catégorie "amateur" pour quelques élèves de mon entourage, sans calcul, en ne se concentrant que sur la technique, le geste, le relachement.
C'était pour eux un coaching de luxe et pour moi un infini bonheur.
Car fait librement, pour te paraphraser.
Je n'ai jamais tiré le moindre centime de mon DE (qui rassurait mes parents à mes débuts pro), alors je te comprends on ne peut mieux.
Et aujourd'hui, je t'envie.
Et quand je vois la fin de carrière cruelle d'un Baille, passé brutalement de référence nationale au poste à un implacable déclin, je ne regerette pas plus que toi mes choix.
baille encore, il va finir, il aura quasi 34 ans. alors c'est sûr que ses dernières années seront un peu tristes par rapport à ce qu'il aurait pu espérer.
mais je t'avour que j'ai plus une pensée pour gab lacroix qui à 24 ans était fini.
après, pour la maturité, je suis rentré dans le sport très tôt. le rugby j'ai commencé à 5 ans, le ski à 4, judo à 6, le tennis à 7, escalade à 8 et j'ai toujours fait au moins 3 sports en plus du scolaire jusqu'à mon arrêt brutal.
donc le monde du sport je l'ai cotoyé très tôt, tout simplement.