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Les Springboks trichent-ils vraiment en mêlée ? Kyle Sinckler distingue la domination légale du « walking around »

Rennie accuse, Erasmus riposte, mais les images racontent une histoire plus nuancée. Kyle Sinckler tranche la bataille des mêlées entre Boks et All Blacks.

Thibault Perrin 08/09/2026 à 18h49
Épaule bloquée, tête déplacée, ballon ralenti : Kyle Sinckler révèle les détails presque invisibles qui ont donné l’avantage aux Springboks en mêlée. Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod
Épaule bloquée, tête déplacée, ballon ralenti : Kyle Sinckler révèle les détails presque invisibles qui ont donné l’avantage aux Springboks en mêlée. Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod

La mêlée au centre de la rivalité

Depuis le deuxième Test gagné 33-26 par l’Afrique du Sud, la mêlée occupe le premier rôle face aux All Blacks. Dave Rennie a reproché aux Springboks de « marcher autour » du pack néo-zélandais, Rassie Erasmus répondant que ses hommes poussaient droit. Samedi, les Boks ont obtenu un essai de pénalité en repoussant les All Blacks derrière leur ligne, puis gagné 29-24 devant 87 976 spectateurs à Johannesburg. Ils mènent 2-1 avant la dernière manche, samedi à Baltimore.

La mêlée est presque gagnée ou perdue avant même d’avoir commencé.

Pourquoi les Boks avancent sans forcément tricher

Pour dépasser le classique « il pousse de travers, monsieur ! », Dan Biggar a invité Kyle Sinckler à relire les mêlées des trois matchs. Dans la vidéo de Biggar Thinking, le pilier anglais oppose une domination licite à un véritable « walking around », puis juge sévère une pénalité contre Thomas du Toit. Cette lecture reste celle d’un spécialiste, pas une décision officielle. Et elle évite d’accuser tout un pack à partir d’une image arrêtée.

La définition du « walking around » selon Kyle Sinckler

« Dans mon expérience, le “walking around”, c’est lorsque le pilier gauche s’écarte volontairement du pilier droit. Il retire sa tête du duel et l’emmène vers l’extérieur. En faisant cela, il entraîne son propre pilier droit dans l’espace entre le pilier gauche et le talonneur adverses. Il cherche délibérément à obtenir un avantage. Lorsque l’engagement est neutre et que le pilier gauche commence ensuite à contourner son adversaire, le “walking around” devient très clair. »

Sa lecture de l’essai de pénalité éclaire la mécanique. Ox Nché place son épaule droite sous celle de Malcolm Marx, créant le verrou du pilier gauche et du talonneur. Wilco Louw répond au montage néo-zélandais en visant l’épaule gauche d’Asafo Aumua, afin d’ouvrir la jointure avec son pilier. Pour Sinckler, cette bataille reste légale : l’angle résulte de l’avancée sud-africaine. Les cinq hommes derrière la première ligne bok sont aussi mieux connectés. Une mêlée se gagne à huit, pas sur la seule nuque d’un pilier.

Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod
Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod

Le ballon introduit change aussi la photographie. Sur leur possession, les All Blacks peuvent talonner vite en « channel one » et sortir avant l’installation de la pression. Les Springboks profitent au contraire d’une sortie plus lente lorsque le ballon reste dans le tunnel, prolongeant la poussée pour obtenir une pénalité. Voilà pourquoi le duel paraît équilibré sur introduction néo-zélandaise et étouffant sur ballon sud-africain. Comme sur un pick and roll au basket, le geste compte autant que le tempo : la défense n’affronte jamais exactement la même action.

Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod
Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod

Sinckler donne pourtant raison aux critiques sur la 55e minute du premier Test. Selon lui, le pilier gauche sud-africain retire sa tête du duel, part vers l’extérieur et entraîne son droitier dans l’intervalle adverse. Le pack contourne l’opposition au lieu de la repousser. Matthew Carley avait sanctionné les Boks, une décision que Sinckler juge juste. À l’inverse, il trouve sévère la pénalité du troisième match contre Thomas du Toit : le droitier cible le talonneur après avoir gagné l’engagement, puis la mêlée tombe avant tout contournement manifeste. Deux images proches peuvent avoir deux causes différentes.

Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod
Crédit : Biggar Thinking: Rugby Analysis et The Rugby Pod

Siffler vite, sans choisir un coupable au hasard

Faut-il sévir plus rapidement ? Oui pour arrêter le danger, pas pour deviner le coupable. La loi 19 de World Rugby exige des packs carrés, stables et immobiles avant l’engagement, puis une poussée droite et parallèle au sol. Elle demande un coup de sifflet immédiat lorsque la mêlée s’écroule. Mais sans infraction identifiable, le texte prévoit de recommencer ; l’écroulement volontaire vaut pénalité. Comme le rappelle Sinckler, un genou au sol peut provoquer la chute ou la subir. Sanctionner automatiquement le joueur le plus bas donnerait une réponse nette, parfois fausse.

Quelques centimètres feront foi à Baltimore

Aucun camp ne sort de ce décryptage avec une étiquette de tricheur. Les Boks exploitent mieux les marges du règlement grâce à leur engagement, leur cohésion et leur tempo ; les All Blacks ont toutefois raison, selon Sinckler, sur une action irrégulière. Les deux camps savent que cette bataille se joue aussi dans l’œil de l’arbitre. Rennie et Erasmus ont d’ailleurs partagé une bière après leur échange public, détail presque comique dans cette guerre de centimètres. À Baltimore, il faudra distinguer l’angle subi de l’angle recherché : le premier appartient au rapport de force, le second mérite la pénalité.

Alpha Charly Bravo
Alpha Charly Bravo

Les books trichent trés clairement. La tricherie est organisée à partir de la position et de l'action du pilier gauche OX NCHE. Pour comprendre il faut rapeller la régle:



  • les épaules des trois joueurs de premiéres lignes doivent alignées, le gaucher n'a pas le droit de rentrer son épaule droite sous celle de son talonneur ( en France l'abitre n'arréte pas de dire au gauchers "sortez l'épaule" ce n'est pas pour rien)

  • La liaison c 'est bras tendu coude aligné à l'horizontale, interdit de mettre de coude vers le bas et de raccourcir la liaison

  • La poussée doit être droite c 'est dire paralléle à l'axe de la mélée, il est interdit de pousser en travers

  • La poussée doit être horizontale les hanches et les épaules des prmiéres lignes doivent rester au même niveau, il est interdit de faire une poussée du bas vers le haut


Une fois qu'on a rappelé la régle il est plus facile de comprendre comment les books organisent la tricherie:



  • Le point de départ c'est le pilier gauche, en l'occurence OX NCHE, c'est presque toujours le pilier gauche qui est à l'origine du tricherie collective en mélée, c 'est lui qui déstabilise le pack adverse. Le déroulé est le suivant:

  • 0 - le gaucher rentre son épaule droite sous son talonneur ( si l'arbitre lui fait corriger la position c'est pas un probléme)

  • 1 - Tout de suite aprés l'indrodution, NCHE decale ses appuis (pieds) légerement vers l'extérieur, il se met en situation de pousser son vis à vis en travers

  • 2 - Ensuite NCHE baisse ses hanches en dessous de ses épaules, de façon à produire une poussée du bas vers le haut

  • 3 - NCHE pousse en travers et du bas vers le haut pour relever son vis à vis, et toute la mélée adverse étant déstabilisée est emportée.


Il y a clairement tricherie c'est incontestable. Sur le second test Gartner avait averti NCHE d'entrée de ne pas "walk around" décaler ses appuis, le résultat a été que la mélée book n'a plus dominé la mélée black, néanmoins vers la fin du match ,NCHE à recommencé à pousser du bas vers le haut en baissant ses hanches pour passer sous son vis à vis ce qui est totalement interdit.


Cette façon de tricher est trés courante chez les anglosaxons dont les arbitres sont moins vigilants sur le mélées qu'en France.
Un autre spécialiste de cette pratique de tricherie est ELLIS GENGE, il l'a beaucoup utilisée avant de se faire repérer par les arbitres. C'est plutôt lui qui aurait dû être interrogé par BIGARD, un vrai connaisseur lol.


Conclusion - LES BOOKS TRICHENT C'EST INCONTESTABLE !!!!


Il n'est pas nécessaire d'avoir fait plytechnique mélée pour le voir, il suffit de connaitre la régle et de savoir quii et quoi regarder. En résumé il faut regarder le pilier gauche en priorité, c'est lui qui a la liberté de faire ce qu' faut pour tricher, étant positionné en loose head (tête perdue, ou extérieure)


👍 3
Fufu Brindacier
Fufu Brindacier

Ceci dit, ce que dit Sinckler dans la vidéo c'est que tous les piliers gauches du monde font ça, de décaler l'épaule sous le talonneur.


👍 1
Alpha Charly Bravo
Alpha Charly Bravo

Je ne sais pas si tu te souviens du match Irlande / Afrique du sud du mois de juillet 2026. Il y a eu une situation spectaculaire et dangereuse sur une mêlée,


Dan Sheean le talon irlandais, est monté comme un bouchon de champagne au-dessus des premières lignes, alors que la mêlée Irlandaise ne reculait pas. Il pouvait se casser les vertèbres sur le coup.


Ce n’était pas le fait du hasard, mais d’une poussée convergente, donc illicite, du pilier gauche et du pilier droit SUDAF.
Ces piliers ont pu faire cette poussée convergente parce qu’ils ont tous les deux rentré leur épaule intérieure sous leur talonneur. C’est interdit, dangereux et dégueulasse.


Erasmus est non seulement un menteur prétentieux, mais en plus il n’est pas passé loin de devenir un criminel, en prônant ce type de pratique.


Je n’ai rien contre les sudafs, ils ont quelques joueurs vraiment top, Malcom marx, De Allende, Willemese, Feinberg, Arendse, …


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balobal
balobal
c'est éclairant merci