Vidéos

VIDEO. Deux défaites en une semaine : le Canada fait vaciller les intouchables Red Roses

Le Canada a pris le meilleur sur l'Angleterre à Toronto puis à Ottawa. Que change cette série dans le rapport de force des Red Roses ?

La Rédaction 24/10/2026 à 15h03
Sophie de Goede, capitaine du Canada, a inscrit trois essais contre l'Angleterre à Ottawa, lors du WXV Global Series 2026. Photo by Dave Rowland
Sophie de Goede, capitaine du Canada, a inscrit trois essais contre l'Angleterre à Ottawa, lors du WXV Global Series 2026. Photo by Dave Rowland

Les championnes du monde viennent de perdre deux matchs en une semaine. Et face au même adversaire ! Vendredi 23 octobre, le Canada a de nouveau fait tomber l'Angleterre (31-22) à Ottawa, après son succès à Toronto (24-21). Un doublé retentissant pour les Canadiennes, qui avaient déjà accroché les Red Roses à Exeter en septembre (26-26). En trois confrontations, les joueuses de Kevin Rouet viennent de sérieusement bousculer la hiérarchie du rugby féminin mondial.

Les Red Roses n'avaient plus connu ça depuis dix ans

Pour mesurer la portée de ces résultats, il suffit de regarder les statistiques anglaises. Avant Toronto, les Red Roses restaient sur 41 rencontres sans défaite, leur dernier revers remontant à la finale du Mondial 2022 face aux Black Ferns. Selon The Guardian, elles n'ont perdu que trois de leurs 74 derniers matchs. Et il fallait remonter à 2016 pour retrouver deux défaites consécutives. Autant dire que les Canadiennes viennent de réussir un sacré coup.

D'autant que le scénario d'Ottawa n'a pas grand-chose à voir avec celui de Toronto. Une semaine plus tôt, Shoshanah Seumanutafa avait arraché la victoire à la 78e minute. Cette fois, les coéquipières de Sophie de Goede ont pris davantage de responsabilités. Menées 17-12 après un essai sur ballon porté d'Amy Cokayne, elles ont inscrit trois essais en neuf minutes pour s'échapper au tableau d'affichage. Les Anglaises, pourtant redoutables dans le combat, n'ont jamais trouvé la parade.

Le Canada a trouvé les armes pour faire déjouer l'Angleterre

Ce qui frappe, c'est la capacité canadienne à rivaliser physiquement tout en proposant davantage de mouvement. À Ottawa, les joueuses de Kevin Rouet ont mis les Anglaises sur le reculoir dans plusieurs séquences, malgré une conquête parfois compliquée. Selon RugbyPass, les Red Roses avaient déjà effectué 133 plaquages à la pause, contre 93 pour leurs adversaires. Un écart révélateur de la pression exercée par les locales.

Mais les championnes du monde ont aussi largement contribué à leurs difficultés. Ballons perdus au contact, maladresses et défense prise de vitesse ont permis au Canada de faire vivre le cuir. Sophie de Goede a été particulièrement précieuse, tandis que Julia Omokhuale et Savannah Bauder ont également pesé dans cette rencontre. Le pack anglais conserve de sérieux arguments, notamment en mêlée et sur les ballons portés. Seulement, ces armes ne suffisent plus systématiquement à faire la différence.

Un an après la finale mondiale, le rapport de force a changé

Le contraste avec septembre 2025 est saisissant. À Twickenham, l'Angleterre avait dominé le Canada 33-13 en finale de la Coupe du monde. Un peu plus d'un an après, les vice-championnes du monde viennent de prendre leur revanche à deux reprises. Les Red Roses restent la première nation mondiale, mais elles savent désormais que leur supériorité peut être contestée.

Pour les Anglaises, la réaction est attendue vendredi 30 octobre contre les États-Unis, dernier rendez-vous de leur campagne WXV. Le Canada, lui, peut déjà regarder vers le Mondial 2029 avec de nouvelles ambitions. Car battre les championnes du monde une fois constitue un exploit. Réussir à le faire deux semaines de suite commence à ressembler à une nouvelle réalité.

Aucun commentaire pour le moment...