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« Hip-drop » interdit le 1er novembre, « knee-drop » déjà encadré : les deux gestes que World Rugby veut faire disparaître des terrains

À partir du 1er novembre, World Rugby ajoute une technique de plaquage à la liste des gestes dangereux. Mais attention, tous les plaquages bas ne sont pas concernés.

Thibault Perrin 28/10/2026 à 13h28
Deux techniques de plaquage sont désormais dans le viseur de World Rugby. L'une est déjà sanctionnable depuis le 5 octobre, l'autre rejoint explicitement la loi dimanche. Crédit image : World Rugby
Deux techniques de plaquage sont désormais dans le viseur de World Rugby. L'une est déjà sanctionnable depuis le 5 octobre, l'autre rejoint explicitement la loi dimanche. Crédit image : World Rugby

World Rugby serre la vis sur deux techniques de plaquage jugées dangereuses. À partir du 1er novembre 2026, le « hip-drop » sera explicitement interdit par la loi 9.13. Une autre consigne, concernant le « knee-drop », s'applique déjà depuis le 5 octobre. Deux gestes différents, deux dates à retenir et quelques subtilités importantes pour les joueurs comme pour les arbitres. Car un défenseur qui pose un genou sur la pelouse ne commet pas nécessairement une faute.

Le « hip-drop », ce plaquage qui menace les jambes

Dans le viseur de World Rugby, le « hip-drop » désigne une technique particulière. Le défenseur saisit son adversaire sur le côté ou par-derrière, pivote autour de lui puis laisse retomber ses hanches ou son poids sur les jambes du porteur au moment de l'amener au sol. Un geste susceptible de provoquer de sérieuses blessures aux membres inférieurs, désormais explicitement inscrit dans la loi 9.13, avec une pénalité prévue.

L'arbitre devra donc observer l'ensemble du mouvement. Attraper un adversaire par-derrière et terminer au sol ne suffit pas à caractériser un « hip-drop ». C'est l'association de la prise, du pivot et de la chute du poids sur les jambes qui définit cette technique, déjà interdite à XIII.

Un genou au sol ne signifie pas automatiquement pénalité

L'autre évolution concerne les défenseurs qui posent volontairement un ou deux genoux au sol avant de plaquer. Depuis le 5 octobre, World Rugby rappelle l'application de la loi 13.3c : un joueur au sol, sans ballon, ne peut pas tenter de plaquer un adversaire. Cette technique expose notamment le plaqueur à un contact dangereux avec les genoux du porteur.

Mais il existe une nuance essentielle. Si le genou touche le terrain simultanément au contact avec l'adversaire, le geste n'est pas automatiquement sanctionnable, à condition qu'il reste sans danger. Toute la différence se joue dans la chronologie : le défenseur s'est-il volontairement mis au sol avant de plaquer, ou son genou a-t-il touché la pelouse dans le mouvement ?

Et l'abaissement du plaquage au sternum ?

Ces décisions ne doivent pas être confondues avec l'expérimentation sur la hauteur du plaquage. Le 24 octobre, World Rugby a annoncé prolonger ses essais après les 40 rencontres du Mondial U20 2026. Les données recueillies restent insuffisantes pour envisager une généralisation au rugby professionnel.

Pour les prochaines rencontres, les arbitres disposent donc de consignes précises. Le « knee-drop » relève déjà d'une règle existante, tandis que le « hip-drop » rejoint explicitement les plaquages dangereux dimanche. Et pour les joueurs, mieux vaut maîtriser les appuis et la manière d'amener l'adversaire au sol. La sécurité se joue parfois à quelques fractions de seconde.

Chandelle 72
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Et hop quelques appels video en plus par match.
Au moins ça permettra aux joueurs de souffler


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