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Et si la Nouvelle-Zélande supprimait le Super Rugby et le NPC ? Une rupture majeure pour 2028 à l'étude

La Nouvelle-Zélande réfléchit à supprimer deux piliers de son rugby. Super Rugby et NPC pourraient laisser place à une seule compétition nationale.

La Rédaction 22/09/2026 à 10h34
Le Super Rugby et le NPC pourraient-ils disparaître ensemble ? NZ Rugby étudie une refonte spectaculaire de ses compétitions dès la saison 2028.
Le Super Rugby et le NPC pourraient-ils disparaître ensemble ? NZ Rugby étudie une refonte spectaculaire de ses compétitions dès la saison 2028.

Le rugby néo-zélandais pourrait toucher à son architecture la plus sacrée. Selon The Post, via RugbyPass, un document transmis aux participants du sommet de Wellington présente trois pistes. La plus radicale supprimerait le Super Rugby Pacific et le NPC au profit d’une compétition nationale réunissant huit à dix équipes. Les deux autres scénarios prévoient soit deux formations supplémentaires en Super Rugby, soit le maintien des deux compétitions avec cinq entités uniques autour d’Auckland, Waikato, Wellington, Canterbury et Otago.

Dans le scénario d’une ligue nationale resserrée, les équipes seraient administrées par les unions provinciales, avec 8 à 10 millions de dollars néo-zélandais consacrés aux joueurs par formation. NZ Rugby délivrerait les licences et laisserait une place possible à l’investissement privé. Une bascule interviendrait vraisemblablement en 2028. Rien n’est acté : les trois options seront débattues jeudi avant qu’une proposition finale ne passe devant le conseil de NZR.

Le paradoxe d’un NPC qui retrouve du public

L’idée arrive à un moment assez critique pour le rugby kiwi. Le NPC fête ses 50 ans et vient de retrouver des couleurs. NZ Rugby annonçait en août plus de 70 000 spectateurs sur les deux premières journées, soit 79 % de mieux qu’en 2025. Les matchs avaient aussi réuni 1,16 million de téléspectateurs sur Sky et TVNZ 1, plus d’un million de streams. Le championnat provincial dont l’avenir est discuté recommence donc à remplir ses tribunes.

Mais derrière ce retour d’affection se trouve une question beaucoup moins romantique : combien d’étages professionnels la Nouvelle-Zélande peut-elle encore financer ? NZR projette, si son modèle reste inchangé, 66 millions de dollars néo-zélandais de pertes cumulées entre 2027 et 2031. Le débat dépasse la nostalgie des maillots de Canterbury ou les souvenirs de Jonah Lomu avec Counties Manukau, où le phénomène avait débuté en 1994.

Une secousse qui dépasserait la Nouvelle-Zélande

Supprimer le Super Rugby Pacific aurait un effet au-delà d’Aotearoa. La compétition repose sur un partenariat avec Rugby Australia, et une sortie néo-zélandaise demanderait des négociations. Le contexte a déjà bougé : la NZR a confirmé en juin que Moana Pasifika ne participerait plus en 2027, ramenant le Super Rugby Pacific à dix équipes. Ajouter deux provinces ou reconstruire totalement le modèle revient à choisir ce que doit devenir le rugby de clubs dans le Pacifique.

Pour les joueurs, les provinces et les supporters, la décision toucherait surtout à l’identité du rugby local. Le NPC compte aujourd’hui 14 franchises et reste le deuxième niveau professionnel néo-zélandais derrière le Super Rugby. Passer à huit ou dix équipes obligerait à choisir quelles régions restent parmi l’élite. Et là, un nom comme Taranaki, Tasman, Hawke’s Bay ou Bay of Plenty représente plus qu’une ligne dans un tableur Excel.

Le sommet de Wellington ne va donc pas enterrer jeudi le Super Rugby et le NPC. Mais le fait que la NZR mette cette option sur la table montre à quel point le modèle actuel est questionné. En Nouvelle-Zélande, toucher au rugby provincial revient un peu à déplacer les poteaux pendant que le match se joue.

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