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Défaite du RC Toulon à Castres : un essai accordé malgré un pied en touche, la vidéo est tombée en panne au pire moment

Sur cette troisième journée du Top 14 2026-2027, le RC Toulon se déplaçait sur le terrain du Castres Olympique et en ressort avec une défaite (29-27) marquée par un débat sur l’arbitrage.

Erwan Harzic 20/09/2026 à 09h54
Sur cette troisième journée du Top 14 2026-2027, le RC Toulon se déplaçait sur le terrain du Castres Olympique et en ressort avec une défaite (29-27) marquée par un débat sur l’arbitrage. - ©INPHO/Billy Stickland (EPCR) / Screenshot Canal+
Sur cette troisième journée du Top 14 2026-2027, le RC Toulon se déplaçait sur le terrain du Castres Olympique et en ressort avec une défaite (29-27) marquée par un débat sur l’arbitrage. - ©INPHO/Billy Stickland (EPCR) / Screenshot Canal+

Ce samedi 19 septembre, le Tarn était baigné par le soleil et les chants des supporters. Pour cause, le Castres Olympique recevait le RC Toulon dans le cadre de la troisième journée du Top 14 2026-2027. Après 80 minutes de jeu, les deux équipes se sont quittées sur un score à l’avantage des locaux (29-27). Toutefois, ce résultat fait déjà débat, suite à des actions litigieuses qui n’ont pas pu être correctement jugées. En effet, l’arbitrage vidéo aurait connu quelques dysfonctionnements, ce samedi, du côté du stade Pierre-Fabre.

Parmi les moments concernés par ces problèmes techniques, la toute fin de la première période n’a pas pu être scrutée par l’arbitrage vidéo. Inopinément, le timing a été particulièrement problématique. Pour cause, Adam Vargas est allé en Terre promise (40ᵉ) pour permettre aux siens de revenir à hauteur des Varois, en tête jusqu’alors. Néanmoins, l’angle vidéo observé par les téléspectateurs semble explicitement montrer que l’un des pieds de l’ailier est en touche, juste avant qu’il aplatisse.

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Un arbitre sans ses outils

En clair, cette action aurait largement mérité d’être visionnée attentivement par les officiels, mais cela n’a pas été fait. Après la transformation, manquée, Tual Trainini a renvoyé les différents acteurs aux vestiaires. Après la rencontre, ce dernier a expliqué comment il a vécu cette situation, au micro de Canal+ : “Avec l’assistant, on a une image où le ballon est aplati dans l’en-but. Dans ce cas-là, notre process est très simple. On accorde l’essai, puis, si personne n’a de doute sur le terrain, on laisse l’arbitre vidéo faire son travail.

Sans aucun doute sur l’action jouée, Tual Trainini rentre au vestiaire des arbitres, lors de la mi-temps. À ce moment-là, il apprend l’entièreté de la situation. “Je suis dans l’attente, je n’ai pas l’information (du pied en touche). Ensuite, le joueur transforme et je siffle la mi-temps. Je suis simplement le protocole. [...] Quand le premier ralenti repasse, tout le système VOGO tombe en panne. C'est la première fois que cela arrive à l’arbitre vidéo. Il est face à un écran figé, incapable de vérifier si le ballon est bien aplati ou si le joueur est en touche”, confie-t-il auprès de la chaîne cryptée.

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Le RCT en difficulté

Après la rencontre, la défaite a un goût amer du côté des Varois, qui n’ont pas fait l’économie de leurs efforts sur ce déplacement. Face aux journalistes, le directeur du rugby du RCT, Pierre Mignoni, a considéré que “la pièce n'est pas tombée du bon côté, encore une fois”. Il a refusé de mettre l’issue de la rencontre sur le dos de l’action polémique.Je ne veux pas faire un aveu de faiblesse en parlant de cette action. Mais les images sont là et doivent être là, comme c'est promis sur tous les matches. S'il n'y a pas les images, c'est qu'il y a un problème. Mais ça, ça ne nous regarde pas. C'est aux arbitres d'en débattre”, rappelle-t-il selon des propos rapportés par L’Équipe.

Toutefois, le son de cloche n’est pas le même chez d’autres acteurs du club. Contacté par Rugbyrama, le président toulonnais Bernard Lemaître a parlé d’un évènement “vraiment dommageable” et a déclaré qu’il n’avait “pas (de) réaction particulière”, en dehors d’une unique remarque. Ainsi, il a livré une comparaison plus tranchante : “Quand l'arbitre principal ne doute jamais, qu'il ne s'appuie pas sur ses arbitres de touche et que la vidéo ne fonctionne pas... Eh bien, on sort du professionnalisme pour revenir à l'amateurisme des années 70-80.

Au classement, le RC Toulon souffre de cette mésaventure arbitrale. Les Varois ont concédé trois revers, maigrement auréolés de trois bonus défensifs, en autant de rencontres. En face, les Castrais ne boudent pas leur plaisir, avec une deuxième victoire à la maison. Cette dernière est particulièrement bienvenue, après la lourde défaite observée du côté de la Catalogne contre l’USAP (43-29). Pour rappel, ce n’est pas la première fois cette saison que l’arbitrage vidéo fait des siennes. Le dimanche 13 septembre, la rencontre Stade Toulousain - Union Bordeaux-Bègles avait failli commencer sans ce dernier, avant que le dispositif ne refonctionne de nouveau de justesse.

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