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De l’Access Match à Saint-Denis en deux ans : comment Joan Caudullo a changé la trajectoire de Montpellier

Deux ans après avoir sauvé sa place en TOP 14 à Grenoble, Montpellier jouait le Brennus. Le MHR récompense Joan Caudullo avec un contrat jusqu’en 2029.

Thibault Perrin 17/09/2026 à 14h34
Promu après un maintien arraché à Grenoble, Joan Caudullo a ramené Montpellier au Stade de France. Le MHR sécurise désormais son manager jusqu’en 2029. ©INPHO/Dave Winter
Promu après un maintien arraché à Grenoble, Joan Caudullo a ramené Montpellier au Stade de France. Le MHR sécurise désormais son manager jusqu’en 2029. ©INPHO/Dave Winter

Le MHR a verrouillé l’une des pièces maîtresses de son nouveau cycle. Le club héraultais a officialisé mercredi la prolongation de Joan Caudullo jusqu’en 2029, alors que son contrat courait jusqu’en 2027. Le manager explique vouloir « voir plus loin que 2027 » avec son staff et ses joueurs. Une continuité logique après une saison conclue par une finale de TOP 14 perdue 28-20 contre Toulouse.

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Pour mesurer le chemin parcouru, il suffit de revenir deux ans en arrière. En juin 2024, le MHR sauvait sa place en TOP 14 à Grenoble, 20-18 lors de l’Access Match. Caudullo, alors directeur du centre de formation, prenait ensuite l’équipe professionnelle. Montpellier a terminé neuvième en 2024-2025, avant de changer de dimension : deuxième de la phase régulière, vainqueur de la Challenge Cup puis finaliste à Saint-Denis.

Un pari très montpelliérain devenu projet sportif

Le choix de Caudullo avait pourtant quelque chose de risqué. Autour de lui, Montpellier installait plusieurs anciens de la maison, dont Benoît Paillaugue à l’attaque et Geoffrey Doumayrou à la défense. Deux techniciens qui découvraient eux aussi ce niveau de responsabilité. Deux ans plus tard, cette connaissance du club est devenue l’un des fils conducteurs du projet.

Caudullo a surtout redonné une ligne directrice sportive au MHR. Avant la saison 2025-2026, il parlait de stabilité, de formation et d’un ADN fondé sur le combat, la domination physique et la capacité à produire du jeu. Le quotidien suit la même logique. Dans un reportage de Midi Olympique, Geoffrey Doumayrou décrivait un fonctionnement « très cadré, très précis ». Détail révélateur : un briefing du staff observé ce jour-là avait duré moins de huit minutes.

Bilbao, la deuxième place et le Stade de France

Les résultats ont donné du poids au discours. Montpellier a remporté la troisième Challenge Cup de son histoire en dominant l’Ulster 59-26 à Bilbao, puis s’est qualifié directement pour les demi-finales du TOP 14. Après avoir battu le Stade Français 25-15, les Cistes ont poussé Toulouse jusqu’en finale. Deux ans après Grenoble, ils se retrouvaient à huit points du Brennus.

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La prolongation jusqu’en 2029 donne désormais du temps au staff pour installer cette progression dans la durée. Elle envoie aussi un signal aux joueurs : le cadre sportif est appelé à rester stable. Pour un club passé par plusieurs changements de cap depuis son titre de champion de France 2022, cette continuité permet surtout de construire sans remettre le chantier à plat chaque été.

Maintenant, confirmer plutôt que reconstruire

Et le défi commence maintenant. Après une saison 2025-2026 aussi dense, Montpellier doit montrer que Bilbao et le Stade de France n’étaient pas un sommet isolé. Caudullo dispose de trois saisons supplémentaires pour transformer le retour du MHR parmi les candidats aux phases finales en habitude. Deux ans après avoir joué sa survie dans les Alpes, le changement de décor reste assez saisissant.

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