Le Japon et les Fidji se retrouveront samedi à Tokyo pour une troisième finale consécutive de la Pacific Nations Cup. Les Fidji restent sur deux titres, remportés en 2024 et 2025. Tandis que le Japon vient de battre les États-Unis 63-14. Neuf essais, tous transformés : les Brave Blossoms ont réglé la mire au meilleur moment.
Pour ce match, les Fidji changent plusieurs pièces. Caleb Muntz reprend le numéro 10, Isaiah Armstrong-Ravula glisse à l’arrière tandis que Virimi Vakatawa conserve le 13. Sur le banc, Vilikesa Nairau et Isaac Ratumaitavuki-Kneepkens peuvent connaître leur première sélection.
Vakatawa-Riley, premier choc au centre
Le premier duel qui pourrait peser dans cette finale oppose Vakatawa à Dylan Riley. L'ancien joueur du XV de France adore jouer debout et prolonger les actions ; Riley apporte de la puissance après contact. Autour d’eux, Muntz et Ryunosuke Ito devront choisir quand accélérer, quand occuper et éviter de rendre des ballons faciles.
Troisième duel à suivre, Armstrong-Ravula face à Sam Greene dans le fond du terrain. Le Fidjien quitte l’ouverture et devra couvrir davantage d’espace. Greene sort d’une demi-finale maîtrisée. Dans un match où le jeu au pied peut décider des premières possessions, leurs lectures compteront presque autant que leurs jambes.
2,08 m au milieu du pack japonais
Le quatrième affrontement sera aérien. Jack Cornelsen passe du numéro 8 à la deuxième ligne aux côtés de Harry Hockings, annoncé à 2,08 m et 124 kg. Face à Mesake Vocevoce et Temo Mayanavanua, Eddie Jones ajoute une cible immense en touche.
Deux premières capes possibles pour finir
Le cinquième duel concerne le banc. Nairau et Ratumaitavuki-Kneepkens peuvent découvrir le rugby international face à Michael Stolberg, Esei Haangana ou Samisoni Tua. Et dans une finale, les vingt dernières minutes changent souvent la physionomie : davantage d’espaces, des connexions moins rodées et une fatigue qui transforme une demi-brèche en occasion nette.
Les Fidji gardent donc l’expérience de Vakatawa, Lomani et Ikanivere tout en ouvrant la porte à du sang neuf. Le Japon répond avec un pack remodelé et une deuxième ligne de gratte-ciel. Pour cette troisième manche en trois ans, quelques duels individuels pourraient suffire à faire pencher la balance à Tokyo.
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