Une saison qui se termine amène son lot de réflexions sur des améliorations à apporter sur l'exercice qui suivra. Et à partir de la saison 2026-2027, des éléments vont changer. Entre réductions du nombre de changements et réduction du temps face aux perches, on vous explique.
Retour à huit remplacements, fini les douze changements
Une règle annoncée en plein coeur de saison qu'il est important de rappeler. En vigueur depuis 2018, la règle des 12 changements permettaient au club, littéralement, de faire 12 changements avec seulement 8 remplaçants.
Cela signifie donc que des joueurs sortis peuvent rentrer en jeu de nouveau. Durant 8 ans, la France a été le seul pays au monde à expérimenter cela.
Désormais, toute sortie sera définitive. La Ligue Nationale de Rugby et la Fédération Française de Rugby ont estimé que cette expérimentation « ne produit aucune amélioration probante ».
Dès la saison 2026-2027, le Top 14 et la Pro D2 reviendront donc à la règle classique des huit remplacements, alignée sur la norme appliqué au niveau.
Cette modification rappelle vaguement les souvenirs du "bloodgate". En 2009, les Harlequins ne pouvaient plus faire de changement lors d'un match face au Leinster, sauf blessure. C'est alors que le médecin du club rentre sur le terrain, pour venir au chevet de Tom Williams.
En sortant, le joueur a la bouche en "sang" devant toutes les caméras. Crédible, oui. Cependant, il s'agit d'une magouille pour contourner la règle des changements. Blessé, le joueur, qui était rentré en jeu depuis le banc, est autorisé à sortir. Si non, il sort sans être remplacé.
Le médecin des Harlequins lui avait délivré une capsule de faux-sang, afin de justifier une blessure pour pouvoir le remplacer numériquement. Une affaire révélée plus tard, qui continue de ternir, à moins grande échelle, le blason des Harlequins.
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Second changement apporté, et non des moindres pour les plus lents : le temps accordé aux buteurs pour transformer un essai ou une pénalité. Ce délai, initialement fixé à 90 secondes avant 2023, avait été abaissé après de 30 secondes.
Il tombe désormais à 45 secondes. En trois ans, le "chrono-tir" a été diminué de moitié. L'objectif est simple : empêcher l'équipe menant au score de choisir les points pour gagner des précieuses secondes dans la quête d'une victoire.
En serrant encore la vis, LNR et FFR espèrent augmenter le temps de jeu effectif et fluidifier le déroulement des rencontres.
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Enfin, la troisième règle concerne le carton orange. Ce carton exclut un joueur définitivement, mais son équipe se voit évoluer pendant seulement 20 minutes en infériorité numérique. Après ce temps, le joueur se voit remplacé sur le terrain.
Expérimenté depuis la saison 2025-2026 en Top 14 et Pro D2, il demeure un sujet clivant chez les spectateurs et les clubs. Est-ce un symbole d'une déresponsabilisation arbitrale ? Ou un énième palier pour éviter de "tuer" un match avec un carton rouge, en déséquilibrant une fin de match ?
En tout cas, son application n'a pas empêché la distribution de carton rouge : un bon argument donc pour sa reconduite en 2026-2027.
Et justement, LNR et FFR s'alignent pour son application à l'échelle internationale, afin de protéger les joueurs. En effet, le carton rouge World Rugby, lui, a la même caractéristique qu'un carton orange français. Un danger selon les deux institutions françaises, car il n'existe plus de "vrai" carton rouge au niveau international. Les joueurs de Top 14 sont impactés par cela en coupe d'Europe (Champions Cup, Challenge Cup).
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