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Après 70 minutes maîtrisées, l’Australie a failli tout perdre : quatre cartons, un arbitre au téléphone et un final fou avant de battre les Springboks

À l’Optus Stadium de Perth, l’Australie a gagné une rencontre chargée en émotion face à une équipe hybride des Springboks, après une fin de match insensée et rocambolesque.

Erwan Harzic 27/09/2026 à 14h07
À l’Optus Stadium de Perth, l’Australie a gagné une rencontre chargée en émotion face à une équipe hybride des Springboks, après une fin de match insensée et rocambolesque. - Canal+
À l’Optus Stadium de Perth, l’Australie a gagné une rencontre chargée en émotion face à une équipe hybride des Springboks, après une fin de match insensée et rocambolesque. - Canal+

Sur la pelouse de l’Île-Continent, cette affiche dominicale a confirmé la dynamique supposée des deux équipes, en plus d’offrir un spectacle absolument dingue. D’un côté, ce 27 septembre, les Wallabies ont confirmé qu’ils reprenaient des couleurs sous la tutelle de leur nouveau sélectionneur, Les Kiss. En face, les Springboks ont connu une rencontre moins aisée que prévue à l’Optus Stadium de Perth. Finalement, l’Australie l’a emporté de peu face à l’Afrique du Sud (42-38) sur ce test-match, dans une rencontre absolument folle et insensée. Les Wallabies ont connu une infériorité numérique à 11 contre 15 dans les cinq dernières minutes et une panne obligeait l’arbitre vidéo à échanger avec l’officiel, Andrea Piardi, présent sur le terrain avec son téléphone portable.

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Les Wallabies signent un exploit dans la douleur

Dès la dixième minute de jeu, les Springboks ont pu compter sur Johan Grobbelaar, qui n’avait plus joué avec sa sélection depuis début août. Les visiteurs ont inscrit une pénalité via Handré Pollard (3ᵉ), imité par le buteur océanien Ryan Lonergan (7ᵉ). Après un statu quo d’un quart d’heure, l’Australie a profité d’un temps fort pour dérouler. Ainsi, le trois-quarts centre des Exeter Chiefs Len Ikitau s’est offert un doublé express (24ᵉ et 28ᵉ) pour redonner l’avantage aux siens. Dans la foulée, l’ailier Edwill van der Merwe a montré une belle réaction des champions du monde (30ᵉ).

Néanmoins, sur la suite de la première période et le début du second acte, ce sont bien les Gold & Green qui ont donné le tempo de la rencontre. Preuve en est, Ben Donaldson est retourné dans l’en-but adverse juste avant la mi-temps, pour permettre aux locaux de rentrer au vestiaire avec un avantage psychologique. De retour sur le pré de Perth, les Wallabies se sont montrés consciencieux et appliqués. Particulièrement disciplinés, ils ont gardé le ballon et ont misé sur l’indiscipline d’Eben Etzebeth et ses coéquipiers. Un pari payant, puisque Ryan Lonergan a donné six points supplémentaires aux siens, avec deux pénalités supplémentaires (48ᵉ et 54ᵉ).

Malgré l’entrée d’un banc sud-africain compétitif, la tendance peinait à s'inverser. Les entrées de Malcolm Marx, d'Ox Nché ou encore de Sacha Feinberg-Mngomezulu ont légèrement dynamisé les Springboks dans le jeu courant, sans régler les problèmes d’approximations techniques et d’indiscipline qui leur ont grandement coûté. Dès l’heure de jeu, l’Australie prend le large avec Harry Wilson (61ᵉ) et Max Jorgensen (64ᵉ). Après un long moment à camper devant l’en-but australien, l’Afrique du Sud bénéficiait d’un essai de pénalité (71ᵉ).

Les Wallabies, eux, se rendaient coupables de trois cartons jaunes consécutifs. Harry Wilson, Ryan Lonergan et Joseph-Aukuso Sua'ali'i étaient tous les trois exclus sur deux actions différentes, au début du money-time. En large supériorité numérique, Morné van den Berg a marqué un nouvel essai (75ᵉ) pour donner de l’espoir aux Springboks. Une interception de Tom Wright pensait doucher cette ambition, mais l’essai est annulé pour une nouvelle faute grossière. Hunter Paisami prenait le quatrième carton, avec bunker, de cette fin de match, avant qu’Ox Nché aille en Terre promise (80ᵉ) pour une fin de match complètement insensée.

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Des Springboks moroses au milieu du chaos

À l’aise en conquête et en défense, l’Australie a pu compter sur une prestation très solide de son groupe, sur les 70 premières minutes. Prêts à quelques folies ponctuelles, quand ils devaient reprendre l’avantage au score, les Wallabies ont cherché à verrouiller la rencontre, dès qu’ils étaient devant. L’excellente gestion du jeu avec ballon de la charnière Ryan Lonergan et Ben Donaldson a permis de conserver le ballon avec succès, avec une possession supérieure à 60 %. Dans le jeu au sol, le pack australien a redoublé d’efforts pour perturber les visiteurs. Le quadruple carton jaune en fin de match a provoqué une grosse frayeur chez les locaux, dont l'indiscipline tardive n’est pas à l’image du reste de la rencontre.

En face, les Sud-Africains ont peiné à répondre au défi imposé par les Wallabies. Indisciplinés, ils rendaient trop de ballons à leurs adversaires du week-end. De plus, les fautes de main des champions du monde étaient exploitées par des turnovers perdus, récupérés par une ligne de trois-quarts locale inspirée à Perth. En touche, les Springboks ont aussi été en difficulté, avec plusieurs ballons perdus maladroitement.

L’Afrique du Sud avait aligné une équipe hybride. Rassie Erasmus et son staff ont fait confiance à un banc solide et à quelques titulaires habituels, accompagnant plusieurs seconds couteaux sur le XV de départ. Néanmoins, le visage montré par cette sélection springbok confirme la baisse de régime de cette dernière, observée depuis le début de l’été. Avec des seconds choix et une profondeur d’effectif peu convaincants, les champions du monde montrent des failles dans des secteurs de jeu qui ont fait leur force ces dernières années, comme en conquête et dans le jeu au pied.

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Brett Zel
Brett Zel

"Les visiteurs ont marqué après une pénalité du buteur océanien Ryan Lonergan (7ᵉ), précédé par son équivalent africain Handré Pollard (3ᵉ)."
Relisez-vous avant de publier , sérieux.
Soit Lonergan jouait à l'extérieur (ce qui n'est pas le cas) soit un Sud-Af a marqué après la 7eme tout en ayant ouvert le score à la 3eme. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Les articles sont de plus en plus ampoulés pour tirer à la ligne sans apporter l'info.
Autrement il faut mieux paramétrer le GPT de correction sinon ça donne des phrases qui ne veulent absolument rien dire.


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