Cette semaine, le titre de L'Équipe présentait Christophe Urios comme « directeur sportif ». Cette formule peut laisser penser à un décideur qui supervise aussi les choix hebdomadaires. L'ASM distingue pourtant explicitement ce rôle de celui de l'entraîneur principal. Une frontière concrète a ainsi été posée par le président du club, Jean-Claude Pats.
Un passage de témoin après 2027
L'ASM a annoncé le mercredi 7 octobre que Joe El Abd deviendra entraîneur principal après la Coupe du monde 2027. Il doit d'abord terminer sa mission avec l'Angleterre, jusqu'à cette compétition. Le club décrit cette organisation comme l'ouverture d'un nouveau cycle, sans rupture immédiate avec l'équipe actuelle.
Pour rappel, Christophe Urios a prolongé son contrat jusqu'en 2030. Il pilotera le projet One ASM, un rôle présenté comme transversal et tourné vers le moyen et le long terme. Le club lui confie le plan de succession, l'unification des parties prenantes et la valorisation du territoire.
La frontière posée par le président
Jean-Claude Pats a posé la limite en conférence de presse. Selon lui, « ce n'est pas Christophe qui va faire les feuilles de match ». Le quotidien de l'équipe professionnelle reviendra donc à Joe El Abd dès sa prise de fonction.
Urios conservera, de son côté, une responsabilité stratégique autour du projet global. Elle couvre le développement du club et la continuité de son identité sportive. « Joe El Abd veut ramener le club là où il était avant », lance Jean-Claude Pats.
Ce que le club n'a pas encore précisé
Le club n'a pas encore détaillé tous les circuits de décision entre les deux hommes. L'organisation complète du staff reste à construire. La réponse la plus solide est simple : Joe El Abd aura la main sur l'équipe et ses feuilles de match. Christophe Urios restera au cœur du projet, sur un périmètre stratégique dont les modalités ne sont pas entièrement publiées.
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