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81 % de réussite et 22 coups de pied consécutifs : sans Ramos, l'autre rôle clé de Romain Ntamack avec le XV de France

Le retour de Dupont-Ntamack attire les regards. Mais face aux Fidji, l’ouvreur français devra aussi composer avec de nouvelles responsabilités au pied.

Thibault Perrin 05/11/2026 à 14h21
Thomas Ramos absent, Théo Attissogbe prend le numéro 15. Pour Ntamack, l’enjeu dépasse les pénalités : tout l’équilibre du jeu au pied est à repenser. ©INPHO/Billy Stickland
Thomas Ramos absent, Théo Attissogbe prend le numéro 15. Pour Ntamack, l’enjeu dépasse les pénalités : tout l’équilibre du jeu au pied est à repenser. ©INPHO/Billy Stickland

Ntamack récupère les clés du jeu… et du but

Samedi face aux Fidji, Romain Ntamack retrouvera Antoine Dupont à la charnière du XV de France. Mais l'ouvreur toulousain devrait également hériter d'une responsabilité supplémentaire : celle du buteur. En l'absence de Thomas Ramos, blessé, et de Matthieu Jalibert, le numéro 10 apparaît comme le candidat naturel pour prendre les points au pied.

XV de France. Sans doublure de métier pour Ntamack, le banc en 6-2 de Galthié face aux Fidji repose sur des solutions de secours

L'exercice ne lui est pas étranger. Premier buteur de l'ère Galthié lors des Tournois 2020 et 2021, Ntamack a surtout retrouvé une belle régularité ces derniers mois. Selon Midi Olympique, il affichait 81 % de réussite en Top 14 au 26 octobre. Mieux, il avait enchaîné 22 coups de pied réussis consécutivement jusqu'à la finale 2026.

Une efficacité qui tombe à pic

Lors des dernières phases finales, Ntamack avait déjà montré qu'il pouvait endosser le costume d'artilleur : 19 points inscrits contre le Racing 92 en demi-finale, puis 13 face à Montpellier en finale. Une réussite qui s'appuie notamment sur sa routine rapide, appréciable depuis l'introduction des 45 secondes pour buter en championnat. Blair Kinghorn soulignait d'ailleurs récemment que son coéquipier n'avait pas besoin de beaucoup de temps derrière le ballon.

Et cette fiabilité pourrait peser dans les choix stratégiques français. Avec un ouvreur capable de sanctionner les fautes adverses, les Bleus disposent d'une solution crédible pour prendre les points lorsque le rapport de force le commande. Reste à concilier cette mission avec l'animation offensive et l'occupation du terrain.

Attissogbe, un relais différent de Ramos

Car l'autre changement majeur se trouve derrière Ntamack. Titularisé à l'arrière, Théo Attissogbe devra participer à la conduite du jeu, une responsabilité que Ramos assumait régulièrement comme deuxième ouvreur. Le Palois l'a lui-même reconnu dans Midi Olympique : « Je dois être capable, à certains moments, de soulager Romain dans la conduite du jeu. »

La différence réside dans leur profil. Ramos excelle dans la distribution et l'alternance entre jeu au pied et jeu à la main. Attissogbe, davantage porté sur la vitesse et les espaces, peut apporter une autre dimension lorsqu'il intervient dans la ligne. Mais sa capacité à couvrir le troisième rideau, à occuper le terrain au pied et à proposer un relais après les regroupements sera particulièrement surveillée.

Un équilibre à trouver face aux Fidji

Face aux Fidji, Ntamack pourrait ainsi concentrer une bonne partie des décisions, tout en laissant Attissogbe exploiter les espaces avec Bielle-Biarrey et Grandidier-Nkanang. L'enjeu sera de conserver une animation suffisamment variée pour éviter que les défenseurs adverses ne ciblent systématiquement l'ouvreur. Avec une affiche face à l'Afrique du Sud dès le 13 novembre, cette nouvelle répartition des rôles aura valeur de premier test.

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