Provence Rugby a décidé de poursuivre l'aventure avec Philippe Saint-André. Le club aixois a officialisé ce lundi 26 octobre la prolongation de son directeur du rugby pour deux saisons supplémentaires, soit jusqu'en 2029. Avec toujours cette même ambition : découvrir le Top 14 et s'y installer durablement.
Pour Denis Philipon, la décision coulait de source. Le président provençal apprécie particulièrement la franchise de leur relation. « Avec Philippe, on se dit tout, et parfois franchement », explique-t-il. Mais il attend surtout de son directeur du rugby qu'il poursuive la progression du club, « pour aller chercher ce que nous n'avons pas encore ».
69 % de victoires, mais une marche encore à franchir
Depuis son arrivée, l'ancien sélectionneur du XV de France affiche un bilan remarquable : 29 victoires en 42 rencontres, soit 69 % de succès. Du jamais-vu pour un manager depuis que Provence Rugby tient ses statistiques officielles. Et les huit victoires en autant de journées cette saison viennent conforter ce choix.
Reste que les Aixois ont encore en travers de la gorge leur première finale de Pro D2, perdue face à Vannes (18-14) en juin dernier. Une semaine plus tard, Perpignan leur avait fermé la porte du Top 14 lors de l'Access Match (47-24). Deux occasions manquées qui rappellent toute la difficulté de franchir le dernier palier.
Un projet qui dépasse les résultats du vendredi soir
Saint-André travaille également sur la passerelle entre la formation et les professionnels. L'éclosion de Manuel Vareiro, comme les responsabilités accordées à Paul Cellio-Zwiler, Baptiste Lenoir ou Tom Noble, participe à cette dynamique. Un chantier essentiel pour construire un effectif capable d'encaisser les exigences de l'élite.
La montée en Top 14 dans toutes les têtes
Deuxièmes de Pro D2 malgré leur parcours sans faute, les Provençaux se déplaceront à Dax jeudi avant de recevoir le leader Oyonnax le 6 novembre. Deux rendez-vous importants pour mesurer leur dynamique.
Saint-André, qui souligne également le début de saison parfait des Espoirs, entend poursuivre le travail engagé depuis quatorze mois. Et cette prolongation lui donne davantage de temps pour réussir là où Provence Rugby a échoué au printemps : transformer ses ambitions en accession.
Je trouve que PSA est un bon entraineur, dans le long terme, dans la gestion globale du club, même si ce n'est pas le meilleur client en médias. L'ASM aurait peut-être dû aller chercher son historique plutôt qu'Urios, qui n'est pas un constructeur, et a besoin de se mettre en avant quitte à sacrifier la performance pour ne pas avoir trop de joueurs qui puissent lui tenir tête.