"Encore une bougie de soufflée, et encore une année de passée", chantait l'ancien président du CAB. En effet, les années passent, mais ces cinq joueurs refusent de raccrocher les crampons. Dans les effectifs recensés au 28 juillet, cinq joueurs auront au moins 36 ans lors de la reprise du 5 septembre : Benjamin Urdapilleta, Sione Kalamafoni, Maxime Machenaud, Levani Botia et Rabah Slimani. Le TOP 14 aime les jeunes qui enfoncent la porte. Il garde aussi une place pour ceux qui refusent de la fermer.
Urdapilleta n’a pas fini de jouer
À 40 ans, Urdapilleta sera le doyen. L’ouvreur argentin avait encore parlé de retraite après le maintien de l’USAP. La retraite attendra et sa femme aussi pour se la couler douce au pays. Il a finalement prolongé d’une saison à Perpignan. Le pied gauche, lui, n’a pas demandé l’âge du propriétaire.
Derrière, Sione Kalamafoni reste solide sur ses appuis. Le numéro 8 tongien aura 38 ans à la reprise. Vannes l’a prolongé jusqu’en 2027. Son vécu pèsera lorsque dans cette deuxième saison dans l'élite où le RCV voudra cette fois-ci décrocher son maintien pour éviter un nouveau retour en PRO D2.
Machenaud revient à la maison
Maxime Machenaud referme, lui, une drôle de boucle. Après son passage à Bayonne, le demi de mêlée revient au Racing 92. Il aura 37 ans et huit mois lors de la première journée. Le club francilien l’a engagé jusqu’en 2027. Toujours très actif à la muscu, l'ancien Tricolore est plus affuté que la plupart de ces jeunes coéquipiers.
Botia et Slimani, deux métiers qui vieillissent bien
Levani Botia aura également 37 ans. Pourtant, personne ne lui demande vraiment sa date de naissance lorsqu'il met les mains dans les rucks pour gratter un ballon précieux. Ou qu'il se lance à l'assaut du premier rideau. Prolongé jusqu’en 2027, le Fidjien précède Rabah Slimani, 36 ans, recruté par Toulon jusqu’en juin 2027. Une fin de carrière particulièrement folle pour lui après un passage au Leinster.
Pas là pour tenir la gourde
Ces cinq-là ne sont pas gardés pour raconter les anciens matchs près de la machine à café. Un ouvreur gestionnaire, un numéro 8 dur au mal, un neuf expérimenté, un découpeur fidjien et un spécialiste de la mêlée : chacun répond encore à un besoin concret.
Leur présence dit quelque chose du TOP 14. Dans un championnat long, physique et gourmand en hommes, l’expérience reste une ressource. Les « papys » feront de la résistance. Et quelques jeunes risquent encore de prendre une leçon.
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