PORTRAIT - ASM Clermont : Samuel Ezeala, un jeune ailier espagnol débarqué en Auvergne
Samuel Ezeala à l'ASM Clermont. Crédit Photo : Renaud Baldassin

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Rencontre avec Samuel Ezeala, un jeune joueur prometteur de 17 ans évoluant à l’aile en Crabos sous les couleurs de l’ASM.

Samuel Ezeala a tapé dans l’œil des observateurs en inscrivant un doublé face à la Section Paloise à l’occasion de sa première titularisation avec les Espoirs. Bertrand Rioux, directeur du centre de formation clermontois, ne tarit pas d’éloges quand il l'évoque. Talentueux et doté d’un potentiel évident, le jeune joueur va pouvoir franchir les paliers au sein du club auvergnat. En plus d’être solide physiquement (1m87 pour 94kg), le garçon va vite… très vite ! Et c’est la défense adverse qui en a fait les frais, à consommer sans modération (à partir de 5:20).

Crdéit vidéo : FFR

Entretien

Bonjour Samuel, peux-tu te présenter rapidement, et nous raconter quel a été ton parcours, notamment rugbystique depuis l’école de rugby, en passant par les équipes d’Espagne jeunes, jusqu’à ton arrivée à Clermont ?

Samuel Ezeala : Je suis originaire de Barcelone, j’ai grandi là-bas. J’ai commencé le rugby à l’âge de 4 ans à Barcelone, et j’ai joué jusqu’en U16 dans toutes les catégories. En club je jouais au BUC, et j’ai également joué en sélection régionale de Catalogne. Je suis arrivé à Clermont à 15 ans. Je voulais jouer en France parce que j’avais des copains qui avaient signé là-bas, comme par exemple Jordi Jorba à l’USAP, un autre pote à Montpellier… On était trois à vouloir partir jouer en France. Du coup, on m’a recommandé d’envoyer des candidatures, et finalement l’ASM m’a donné ma chance. Depuis que je suis arrivé à Clermont, je joue également avec la sélection nationale espagnole.

Il y a deux ans, aurais-tu imaginé venir jouer en France, et évoluer sous les couleurs d’un des clubs les plus prestigieux du pays ?

S.E. : Non clairement je ne l’imaginais pas ! J’avais un rêve, le rêve de venir jouer en France. J’ai vu que le niveau y était très élevé, j’avais des amis qui y étaient, je voulais aussi y aller. J’ai eu la chance que Clermont m’accepte et me donne la possibilité de réaliser ce rêve.

D’ailleurs, as-tu noté une grosse différence entre le rugby que tu as connu en Espagne et ici ? Que ce soit dans le jeu, au niveau de l’ambiance…

S.E. : Oui ! Ça change beaucoup, le rythme de jeu déjà, puis la vitesse, le physique aussi, c’est plus costaud ici, les contacts sont beaucoup plus rudes, et la technique individuelle des joueurs est bien plus développée. Au niveau de l’ambiance, il y en a énormément en France, surtout dans le rugby et encore plus à Clermont ! Ici c’est le sport numéro 1, les supporters sont très présents, ça vit beaucoup plus que le rugby en Espagne… Là-bas c’est plus le foot.

Indépendamment du club et du rugby, tu te plais à vivre en France et à Clermont ? Ca doit te changer de Barcelone !

S.E. : C’est vrai, c’est pas Barça ! (rires). Mais oui je me plais, c’est très sympa aussi. Certes c’est plus petit, il y a moins de choses à faire… mais surtout le climat est très froid parfois, c’est dur, c’est avec ça que j’ai un peu du mal (rires). Après l’ambiance est bonne, j’ai été bien accueilli, mes potes sont super, les gens sont agréables avec moi, ça facilite énormément l’intégration et l’adaptation.

Y a-t-il un ailier, en activité ou retraité, qui est ton idole ou qui t’inspire ?

S.E. : J’en ai plusieurs, mais un m’a vraiment marqué. Le numéro 1 c’est Vakatawa ! Après il y a le All Black Waisake Waholo. J’aime aussi d’autres joueurs, du genre Savea.

Vidéo à l’appui, on a pu apercevoir ta pointe de vitesse ! Tu peux nous raconter ce bel essai ??

S.E. : C’était bizarre, c’était un match compliqué. J’ai eu la chance que Theo (le numéro 13, ndlr) arrache le ballon, moi ensuite je le récupère et je cours, et c’est passé (rires).

Tu es jeune et bourré de talent, forcément, tu dois penser à l’avenir. Bien entendu, il ne faut pas brûler les étapes, mais quels sont tes objectifs principaux à court et long terme ?

S.E. : A court terme, l’objectif c’est d’arriver plus loin possible avec les Crabos (et les Espoirs si j’ai chance de jouer avec eux). Il faut se concentrer pour bien finir la saison, pour moi c’est le plus important dans l’immédiat. A long terme, j’aimerais jouer au plus haut niveau, et c’est très dur d’y arriver, il faut travailler énormément, c’est encore un rêve mais il est très difficile à atteindre. Et évidemment si c’est à Clermont, c’est mieux ! (rires)

Le mot de la fin : y a-t-il un point que nous aurions oublié, un sujet qui te tient à cœur ou un remerciement que tu aimerais adresser à quelqu’un ?

S.E. : Oui, j’ai trois remerciements à faire. Ma famille déjà, qui m’a mis dans le monde du rugby et qui m’a soutenu toutes ces années ! Mon club formateur, le BUC à Barcelone, ils m’ont formé, mes coaches m’ont beaucoup aidé, ce club c’était une famille. Je vais les voir à chaque fois que je rentre à Barcelone ! Et de manière générale, tous les coaches que j’ai eu et qui m’ont apporté. Et bien sûr à Clermont, qui me donne la possibilité de venir jouer en France ! Je les remercie beaucoup.

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