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Une finale de Champions Cup aux États-Unis ? L’EPCR étudie un scénario qui bouleverserait les habitudes des supporters européens

Et si la finale de Champions Cup quittait l’Europe ? L’EPCR étudie les États-Unis et l’Asie pour les années 2030, avec World Rugby en soutien.

Thibault Perrin 03/10/2026 à 15h31
États-Unis, Hong Kong, Singapour : l’EPCR explore des finales de Champions Cup loin d’Europe. Un projet spectaculaire, mais coûteux pour les supporters. ©Quentin MONTIEL-FONT
États-Unis, Hong Kong, Singapour : l’EPCR explore des finales de Champions Cup loin d’Europe. Un projet spectaculaire, mais coûteux pour les supporters. ©Quentin MONTIEL-FONT

Une finale à plusieurs milliers de kilomètres de l’Europe

À deux semaines du retour de la Champions Cup, l’EPCR regarderait déjà bien plus loin que Lyon 2027. Selon The Times, l’organisateur étudie la possibilité d’envoyer ses finales aux États-Unis dans les années 2030. World Rugby soutiendrait cette piste à l’approche des Coupes du monde 2031 et 2033 organisées sur le sol américain. Hong Kong, avec Kai Tak, et Singapour ont également manifesté leur intérêt.

Pour l'heure, le projet reste exploratoire. Pour 2028, 2029 et 2030, l’EPCR travaille encore sur des candidatures européennes : 23 enceintes réparties dans dix pays se seraient positionnées. Amsterdam, Lisbonne, Munich, Bilbao ou Dublin figurent parmi les villes évoquées. Pour rappel, la finale 2027 se jouera le 22 mai à l’OL Stadium de Lyon, onze ans après le premier rendez-vous européen organisé dans cette enceinte.

Le supporter au cœur de l’équation

Exporter une finale de Champions Cup jusqu’aux États-Unis créerait un drôle de contraste. La compétition s’est construite sur des déplacements que les supporters peuvent encore envisager le temps d’un week-end, de Toulouse à Dublin ou de Bordeaux à Bilbao. En mai dernier, 52 327 spectateurs avaient rempli San Mamés pour Leinster-UBB. Traverser l’Atlantique, ou pousser jusqu’à Singapour, change complètement l’équation (et l'addition).

Parce qu’une finale européenne vit aussi par ceux qui suivent leur club toute la saison. Billets, avion, hébergement et congés deviendraient une part du sujet sportif. L’EPCR anticipe d’ailleurs une résistance des clubs et des supporters liée au coût du voyage. Sur le plan commercial, la logique existe : les États-Unis accueilleront le Mondial masculin en 2031 puis le Mondial féminin en 2033. Mais à quel prix finalement pour les fans historiques de la compétition.

Une compétition plus petite… mais plus mondiale ?

Cette réflexion arrive au moment où le format même de la Champions Cup est discuté. La compétition 2026-2027 réunit encore 24 clubs sur huit week-ends, avec quatre journées de poules avant les phases éliminatoires. Selon The Times, des clubs français et anglais soutiennent une formule réduite à 16 équipes, avec davantage de matchs couperets. Rien n’est encore acté. Et certains acteurs ont déjà critiqué ce format.

D’un côté, l’EPCR réfléchit à resserrer son tournoi pour lui redonner une image plus élitiste. De l’autre, elle envisage d’exporter son rendez-vous principal à plusieurs milliers de kilomètres de son public historique. Une sorte de Super Bowl européen du rugby, avec une différence majeure : la Champions Cup repose encore énormément sur la culture du déplacement des supporters.

Lyon avant de regarder vers l’Amérique et l’Asie

Avant d’imaginer Toulouse, Bordeaux ou le Leinster jouer une étoile aux États-Unis, à Hong Kong ou Singapour, l’EPCR doit déjà choisir ses hôtes jusqu’en 2030. La saison européenne débutera les 16, 17 et 18 octobre. Sur le terrain, la route vers Lyon est proche, à la veille d'un nouveau cycle européen. Pour la suite, elle pourrait devenir nettement plus longue.

pascalbulroland
pascalbulroland

Euh...il y aura un tri des supporters comme pour la CDM de foot ?