Terry Bouhraoua : « Je ne suis pas prêt à arrêter le rugby ! »
L'aventure de Terry Bouhraoua avec France 7 est loin d'être finie.

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Son retour à 7, son futur personnel mais également l'avenir de France 7. Terry Bouhraoua fait le point avec nous à l'aube d'un été décisif pour la sélection nationale.

Terry, comment as-tu vécu ton retour à 7 après ton passage au Stade Français ?

Ça n'a pas été facile, car il fallait que je me remette en forme pour le rugby à 7, même si j'ai terminé la saison dernière avec l'équipe de France. Il fallait également réapprendre les schémas de jeu, avec une nouvelle équipe et un nouveau staff. Tout cela a donc pris du temps. Malgré tout, la saison a bien commencé à Dubaï et au Cap, mais ensuite, je me suis blessé à Hamilton. Ça m'a vraiment stoppé dans mon retour. Pour autant, cette blessure m'a permis de bien retravailler et de revenir fort pour la fin de saison, qui est pour nous la partie la plus importante. 

Concernant ton avenir personnel, de quoi sera fait le futur de Terry Bouhraoua ?

Il y a une forte probabilité pour que je continue l'aventure avec cette équipe. Pas mal de gens se sont interrogés suite au post instagram de Marvin O'Connor, même moi j'ai cru que j'étais mort ! Mais c'était juste un message sympathique de sa part pour mon cinquantième tournoi. Pour l'instant, je ne suis pas prêt à arrêter le rugby !

Les aventures du « crayon » ne sont donc pas terminées, d'où vient d'ailleurs cette appellation ?

Ce surnom m'a été donné par Romain Martial, à l'époque où il jouait avec l'équipe de France à 7. Je m'étais blessé à l'ischio et je boitais. Romain s'est basé sur le film « Une époque formidable » avec Ticky Holgado et Richard Bohringer, dans lequel Ticky Holgado, qui boite également, est surnommé « Le crayon ». Depuis, c'est resté.

Le fait que tu continues l'aventure nous permettra-t-il de revoir un jour le Bouhraoua aux cheveux longs ?

Les cheveux longs je ne crois pas que ça reviendra... Ça a fait son temps. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, je n'ai plus trop le choix...

On sait que tu as vécu un passage au Stade Français difficile, serais-tu néanmoins prêt à retenter l'aventure à XV un jour ?

Je ne m'interdis rien. Après le plus important, c'est que je prenne du plaisir. Pour l'instant, je suis à fond dans le projet à 7 et notamment les 4-5 semaines qui arrivent qui vont être décisives.

« On est capables de battre n'importe qui ! »

Quel bilan tires-tu de l'année de France 7 ?

Le bilan est très positif. Les statistiques parlent pour elles, l'équipe de France à 7 n'a jamais fait une aussi bonne saison que cette année. C'est encourageant. Même si nous n'avons toujours pas réussi à gagner de tournoi, malgré deux finales. Cela montre qu'il reste encore du travail à effectuer. 

Tu as de l'expérience avec cette sélection, tu as vu pas mal de joueurs défiler, est-ce que l'équipe actuelle est la meilleure que tu n'aies jamais vue avec France 7 ?

Je ne sais pas si c'est la meilleure équipe que j'ai vue, mais en tout cas, en termes de résultats, c'est la plus performante. Le travail y est évidemment pour quelque chose, mais dans le rugby à 7, il faut également un peu de réussite parfois. 

Penses-tu également que le développement du rugby à 7 en France y contribue (le Circuit Élite depuis 4 saisons et le Supersevens prochainement) ?

Bien entendu, tout ce qui peut être fait autour du rugby à 7 en France va contribuer à la performance de l'équipe nationale. Le réservoir de joueurs va s'agrandir et ça ne peut être qu'un plus pour le 7 de France. 

Le programme de France 7 prochainement, ce sont deux tournois très importants : Moscou puis Colomiers. Comment situes-tu cette équipe actuellement par rapport aux autres nations européennes ?

Je pense qu'aujourd'hui, on fait partie des favoris avec l'Angleterre. Mais favori ne veut pas forcément dire gagnant, encore plus à 7. Malgré tout, c'est un plus pour nous, car cela démontre que l'on a fait le plein de confiance cette saison et qu'aujourd'hui, on est capables de battre n'importe qui ! Mais il faudra rester sur nos gardes. Car nous n'avons pas le droit à l'erreur, il faudra gagner. Même si nous ne produisons pas forcément un beau rugby. Sachant qu'on va être en concurrence avec de belles équipes. C'est à la fois excitant, mais aussi dangereux. L'Europe est une région très compétitive avec l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande, l'Espagne ou encore la Russie. Mais aujourd'hui, je pense que l'équipe de France n'a pas à se poser quarante mille questions. Elle a montré cette saison que quand elle savait produire son jeu et respecter les schémas proposés par le staff, il était très difficile de la faire tomber. 

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  • spir
    17561 points
  • il y a 1 an

Je pense que l'objectif de finir les World Series dans les 4 premiers pour la qualif olympique était irréaliste au point de friser le ridicule. A preuve le résultat final réel : 8è, malgré qq perfs litéralement exceptionnelles en fin de saison.

Pour la qualif justement, si j'ai bien pigé l'Angleterre déjà classée 5è reçoit en plus en tant que GB le concours de l'Ecosse et de Galles... je parierais bien néanmoins pour une nouvelle perf, contre eux. Et une défaite contre l'Espagne. Ce qui fait qu'à la faveur d'une diff de points favorable, c'est la GB qui ira aux Jeux. Voilà ! vous savez tout 😉

On est capable de battre n'importe qui, certes, mais on est aussi capables d'être battus par n'importe qui...
Un peu d'humilité on verra si on va aux JO.

  • Ahma
    95257 points
  • il y a 1 an

Il est temps de te renseigner sur le système de qualification Terry, l'Écosse n'y sera pas.

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