C’est enfin officiel : les All Blacks connaissent le sélectionneur qui les guidera au prochain Mondial chez le voisin australien.
Après le départ de Scott Robertson il y a quelques semaines, les dirigeants du pays triple champion du monde ont nommé Dave Rennie à la tête de cette mythique sélection.
Le natif de Lower Hutt, une ville située au nord du pays, fort d’une grande expérience chez les Baby Blacks, pourra apporter toute sa science à un collectif en manque de repères.
Pour autant, sa nomination fait beaucoup parler sur les réseaux sociaux. En cause : son passage raté à la tête de la sélection des Wallabies, qui a notamment valu à l’équipe l’une des plus grandes crises de son histoire.
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Alors, le divorce avec Scott Robertson fut très compliqué pour l’ensemble du pays, et surtout pour les supporters du XV de la Fougère.
D’abord, parce que ce dernier arrivait à la tête de cette sélection avec un CV des plus garnis : cinq titres en Super Rugby avec les Crusaders, huit titres en NPC (championnat interrégional) avec Canterbury, ou encore un titre de champion du monde avec les Baby Blacks en 2015, durant sa seule saison à la tête de cette sélection.
Mais avec le bilan qu’on lui connaît et la délicate crise interne à gérer, il fut remercié à quelques mois de la Coupe du monde.
Voilà que la fédération, emmenée par David Kirk, nomme Dave Rennie, lui aussi fort d’un CV ronflant : double vainqueur du Super Rugby en club et finaliste de l’United Rugby Championship avec les Glasgow Warriors. En sélection, il fut nommé de 2008 à 2010 sélectionneur des Baby Blacks, remportant trois titres de champion du monde.
Mais contrairement à son prédécesseur, Dave Rennie possède une véritable expérience du haut niveau international, notamment après un passage très compliqué avec l’Australie. Nommé en novembre 2019 pour succéder à Michael Cheika, il sera finalement limogé en janvier 2023 en raison d’un bilan catastrophique de 13 victoires en 34 rencontres.
Un bilan qui lui colle à la peau. Même si tout ne lui incombe pas, les supporters néo-zélandais émettent logiquement plusieurs réserves.
Don’t fuck it up!
— Darren Sissons (@KiwiPMI) March 4, 2026
We don’t need another Robertson show pony fiasco.
This choice of the next All Blacks coach looks like a donald trump selection!
— Sunny Milner (@SunnyMilner2) March 4, 2026
Jamie Joseph had a better record of coaching international Rugby Teams than Dave Rennie
To Rennie's credit he won 2 Super Rugby Championship with the Chiefs.
Rennie has the worst losses vs wins compared to Razor. And ardi savea got what he wanted a pro north island rugby players coach that will choose him as captain. No favoritism yeah right!!!
— James (@James05750877) March 4, 2026
38 % de victoires avec les Wallabies
Le bilan affiché par Dave Rennie avait plongé l’Australie dans une profonde crise, une période de doute que la sélection traverse encore aujourd’hui, avec des résultats toujours aussi négatifs.
À seulement neuf mois du Mondial 2023, les décideurs australiens avaient pris la décision de limoger celui qui affichait l’un des pires bilans de l’histoire de la sélection, avec 38 % de victoires et deux dernières places dans le Tri Nations, en 2020 et 2022.
Pour autant, l’ancien trois-quarts centre de Wellington bénéficie encore d’une certaine cote de popularité auprès Néo-zélandais, même si, comme évoqué, le pari semble risqué.
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On connaît évidemment le poids de ce joueur pour cette sélection triple championne du monde. Le troisième ligne, fort de 106 sélections avec la Nouvelle-Zélande, était l’un des premiers, en qualité de capitaine, à faire savoir son mécontentement sous l’ère Robertson.
On imagine aisément que ce dernier ait une influence importante quant au choix du nouvel entraîneur de cette sélection, qui partira au prochain Mondial avec la ferme intention de remporter la Webb Ellis Cup.
Un temps annoncé en Europe, son potentiel départ avait alors provoqué une vague de stupeur au sein du Pacifique. Icône locale, il est aujourd’hui difficile d’imaginer une sélection néo-zélandaise sans "Ardz".
Ainsi, en nommant un sélectionneur issu de la même province que le capitaine, les décideurs s’assurent une communication et une entente simplifiées entre le capitaine et l’entraîneur.
Une association qui pourrait guider la Nouvelle-Zélande jusqu’au titre ? Réponse dans quelques mois.
J'aurais pensé qu'avec Rennie, les journalistes auraient bien digéré cette nomination.