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''On nous condamne à une énorme branlée, mais…'' Le XV de France en confiance avant de défier l’Angleterre

Rassuré sur sa forme défensive, le XV de France Féminin s’est livré à un fabuleux festival offensif en Écosse (28-69) avant de défier l’Angleterre.

Erwan Harzic 10/05/2026 à 12h48
Vers un Crunch de légende ? Le XV de France en confiance avant de défier l’Angleterre, après une solide victoire en Écosse (28-69).  (Six Nations/France TV)
Vers un Crunch de légende ? Le XV de France en confiance avant de défier l’Angleterre, après une solide victoire en Écosse (28-69). (Six Nations/France TV)

Onze essais et des brouettes. Bien qu’elles soient à la maison, les Écossaises ont rempli leurs valises face aux joueuses de l’Hexagone. Pour la quatrième journée du Tournoi des 6 Nations féminin 2026, le XV de France a livré un sublime festival offensif en Calédonie (28-69), ce samedi 9 mai. Malgré quatre essais encaissés au Edinburgh Rugby Stadium, les Bleues restent d’assez loin la meilleure défense de la compétition. De plus, elles ont démontré une belle efficacité dans les 22 derniers mètres.

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Champon, comme un symbole

En réalité, cette sortie écossaise a eu pour principal effet de conforter les Tricolores dans leur montée en puissance observée sur le printemps. Symbole de cette certitude acquise au fil des semaines, la troisième Léa Champon éclabousse les terrains du Vieux Continent de sa fougue. À l’origine d’un doublé (31ᵉ et 39ᵉ) à la fin du premier acte, l’Amazone de 23 ans continue de s’imposer dans l’effectif, sur et en dehors du terrain.

Après la rencontre, le sélectionneur du XV de France François Ratier s’est confié sur la nature de sa jeune troisième ligne. Auprès de L’Équipe, il tient les propos suivants : “C'est une leader par l'exemple. Et, c'est tant mieux parce que ça nous offre un vestiaire équilibré, avec des gens plus discrets, mais qui ne trichent jamais.” Cette observation se complète par l’apport rugbystique de la Grenobloise. “C'est quelqu'un qui est toujours dans les bons coups. Elle sait très bien se placer sur le terrain pour être là où on a besoin d'elle”, confiait la capitaine des Bleues Manae Feleu sur sa coéquipière, selon le quotidien sportif.

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Un XV de France surprenant

Avant de défier les Anglaises, les Bleues se sont également rassurées sur leur capacité à marquer de bien des manières. Si la puissance leur va à ravir, avec Siobhan Soqeta, Léa Champon et Manae Feleu, les lignes arrières n’hésitent pas à faire parler la poudre. Ainsi, Léa Murie, Alexandra Chambon, Carla Arbez et Pauline Barrat y sont allées de leurs essais respectifs. Sur les onze arrivées derrière la ligne écossaise, ce ne sont pas moins de neuf rugbywomen différentes qui ont connu la Terre promise, ce samedi.

Redoutable aux quatre coins du pré, le XV de France sait désormais qu’il lui reste une ultime affiche : le Crunch. Face aux Red Roses, le titre se jouera au Stade Atlantique de Bordeaux, puisque les deux sélections n’ont perdu aucune de leurs quatre rencontres précédentes. Le Grand Chelem est en jeu, mais, comme toujours, les Tricolores ne partent pas favorites face aux Anglaises. En Gironde, le 17 mai prochain (17h45), les joueuses locales ne comptent néanmoins pas s’apitoyer sur les pronostics.

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Un Crunch attendu et redouté

Contre l’Angleterre, la sélection frappée du coq veut renverser l’ordre établi. Arrivé en début d’année, le sélectionneur François Ratier veut lancer une nouvelle dynamique sur les prés européens. “Ce n’est pas non plus le « mur de l'Atlantique ». Il y a des failles. Notre job, c’est de les déceler, d’aider les joueuses à travailler sur ces failles-là et d’en profiter. J’ai confiance en notre système défensif et dans la capacité des filles à tenir la dragée haute aux Anglaises, à les mettre à mal et à les faire douter. On n’a pas le choix de toute manière”, indiquait-il en conférence de presse d’après-match, selon Rugbyrama.

Venues d’outre-Manche, les joueuses de Sa Majesté font peur. Pour cause, il s’agit de l’unique sélection féminine d’Europe à compter des joueuses pleinement professionnelles. Dans le monde du rugby de ses dames, l’Angleterre a un train d’avance. En face, les Bleues le savent, mais tentent désespérément de rompre la causalité froide amenée par cet état de fait. “C’est le champion du monde contre le quatrième : c’est Rocky III. On nous condamne à prendre une énorme branlée mais on va essayer de prouver le contraire”, ponctuait ainsi François Ratier.

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Yooy
Yooy

Il va falloir essayer de faire la 1ère mi-temps à 15, voire tout le match si possible. La statégie des anglaises, qui sont encore supérieures, est toute décidée : touche dans les 22 et maul jusqu'à qu'on prenne un essai - parce qu'on ne sait pas les défendre - ou que l'on prenne un jaune et puis un autre pour la même raison. Une semaine, cela me semble juste pour corriger ce défaut rémanant sur les 4 derniers matchs, que je ne m'explique d'ailleurs pas. Mais bon, l'équipe est jeune et prometteuse, et surtout quand on voit les cartons qu'on fait les filles en U20 et U18 on peut garder l'espoir de mettre fin à la tyrannie anglaise dans les prochaines années. Après c'est du rugby, sur un match, tout est possible.


Papatch
Papatch

Avec le nouveau staff, j'ai l'impression de découvrir une autre équipe. On voit un jeu beaucoup plus construit avec à l'ouverture une joueuse qui analyse et fait jouer ses partenaires. Devant çà joue bien même si le travail de soutien n'est pas toujours constant.
Pour moi les progrès sont indéniables et les joueuses semblent l'aise avec beaucoup d'envie. Si l'équipe arrive à gommer les fautes et qu'elle évite les pénaltouches anglaises elle peut créer la surprise mais ce sera très dur. Enfin la vitesse peut être une arme contre l'Equipe d'Angleterre.


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dusqual
dusqual

je trouve la défense assez intéressante. certes, face aux anglaises, elle sera mise à plus rude épreuve, mais elle me semble plus pertinente que celle de leurs futures adversaires.
bon là, elles ont lâché deux essais un peu bêtement en voulant enfoncer le clou un peu trop fort, mais sinon, elles on vraiment pas concédé grand chose sur ce tournoi pour l'instant
entre le réalisme développé sur ce match et la fiabilité de leur défense, globalement, y a moyen de faire un coup face aux anglaises.


Yooy
Yooy

Pas si on prend un ou deux cartons sur mauls en 1ère mi-temps


dusqual
dusqual

ah beh la probabilité de l'emporter joue déjà pas en notre faveur donc si en plus on se tire une balle dans le pied, le sort de la rencontre sera vite plié.


mais même quand c'est pas passé loin, ces dernières années, j'y ai jamais vraiment cru.


Brett Zel
Brett Zel

Le tout sera de ne pas faire les premières périodes comme contre l'Irlande, l'Italie et le Pays de Galle. Sinon, il n'y a rien à espérer.
Mais en n'en prenant pas trop d'entrée, c'est jouable. Les anglaises se montrent parfois impatientes quand elles butent sur de bonnes défenses et commetent des erreurs.
C'est une évidences, mais c'est un match qui se jouera sur les fondamentaux


Yooy
Yooy

Ajoute l'Ecosse. Même scénario avec une équipe très faible mais qui nous a mis à mal sur les mauls


dusqual
dusqual

cette fois ci les filles ont arrêté de mettre la charrue avant les boeufs et ça c'est vu.


le scénar du match n'est plus du tout le même que sur les autres rencontres, pourtant les écossaises sont pas les plus mauvaises qu'elles aient rencontré. le score non plus d'ailleurs.


si en début de tournoi, je voyais pas comment on pouvait espérer, maintenant, j'ai une petite idée de la chose.
je pensais qu'il faudrait au moins un tournoi pour arriver à ce que le jeu se mette en place, beh bravo les filles, vous m'avez donné tort. y a plus qu'à!!!