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35, 32, 31 ans : à un an du Mondial 2027, les All Blacks ont-ils suffisamment préparé la relève au poste de numéro 10 ?

Richie Mo’unga revient chez les All Blacks à 32 ans. Derrière Barrett et McKenzie, la Nouvelle-Zélande cherche encore le 10 capable d’incarner l’après.

Thibault Perrin 13/08/2026 à 14h26
Barrett a 35 ans, Mo’unga 32, McKenzie 31. Derrière ce trio, Ruben Love avance, mais la relève néo-zélandaise tarde encore à vraiment s’imposer. Photo Adam Pretty - World Rugby
Barrett a 35 ans, Mo’unga 32, McKenzie 31. Derrière ce trio, Ruben Love avance, mais la relève néo-zélandaise tarde encore à vraiment s’imposer. Photo Adam Pretty - World Rugby

Mo’unga, le « choix évident » de Rennie

Richie Mo’unga n’avait pas besoin d’un billet pour revenir dans la conversation. Il lui fallait seulement une porte, et l’omoplate fracturée de Billy Proctor l’a ouverte. Après la blessure du centre face aux Stormers, Dave Rennie a décidé de rappeler l’ouvreur de 32 ans dans le groupe actuellement en Afrique du Sud. Le sélectionneur a même parlé du « choix évident », tout en précisant que Mo’unga devait désormais apprendre les systèmes et « gagner le droit de jouer ». Son arrivée à Johannesburg est prévue vendredi.

@lerugbynistere Ma’a Nonu, 103 sélections et double champion du monde avec les All Blacks, s’est retrouvé face au haka de la Nouvelle-Zélande sous les couleurs des Sharks. 🥶 Mais au lieu de simplement l’observer, il s’est avancé seul pour lui répondre avant le coup d’envoi. Au-delà du score, cette image restera probablement comme l’un des moments rugby les plus marquants de l’année. Vous en pensez quoi ? 👀 #Rugby #AllBlacks #MaaNonu #Haka #RugbyTikTok ♬ son original - Le Rugbynistère

Le détail est presque plus intéressant que le retour lui-même : Mo’unga ne remplace pas un numéro 10, mais un trois-quarts centre. Le staff aurait pu renforcer son milieu de terrain. Il a préféré ajouter un ouvreur de 56 sélections, absent des All Blacks depuis la finale de la Coupe du monde 2023. À un peu plus d’un an du Mondial australien, difficile de ne pas y voir aussi une occasion de remettre dans la boucle un joueur qui connaît déjà le très haut niveau et la pression des grands rendez-vous.

35, 32, 31 ans… et après ?

Sur le papier, pourtant, la Nouvelle-Zélande n’est pas à court de numéros 10. En juin, Rennie avait retenu Ruben Love, 25 ans et alors cinq sélections, aux côtés de Beauden Barrett, 35 ans, et Damian McKenzie, 31 ans. Josh Jacomb, 25 ans et sans sélection en Test, a ensuite intégré le groupe pour la tournée en Afrique du Sud. Il sera d'ailleurs titulaire face aux Bulls cette semaine avec Barrett à l'arrière. Le problème n’est donc pas le nombre. Il est dans la hiérarchie : derrière les trentenaires, personne n’a encore installé son nom comme une évidence pour 2027.

Le contraste avec 2015 raconte quelque chose d'intéressant. Dan Carter avait alors 33 ans et restait le patron, mais Beauden Barrett en avait seulement 24. Aaron Cruden, 26 ans, avait déjà accumulé une solide expérience internationale avant qu’une grave blessure au genou ne lui fasse manquer le Mondial. Lima Sopoaga, lui aussi âgé de 24 ans, avait même débuté cette année-là face aux Springboks à Johannesburg. Autrement dit, derrière la légende Carter, la machine néo-zélandaise avait déjà préparé plusieurs conducteurs. Aujourd’hui, les clés sont encore sur le comptoir.

Ruben Love a pris une longueur d’avance

Ruben Love reste celui qui a pris le plus d’avance. Le joueur des Hurricanes a connu sa première titularisation avec le numéro 10 contre la France le 4 juillet. Avant d’enchaîner face à l’Italie puis l’Irlande. Il comptait huit sélections au moment de l’annonce du groupe pour la tournée sud-africaine. Mais Love est aussi un joueur capable d’évoluer à l’arrière. Ce qui nourrit autant sa valeur que le débat sur son installation durable à l’ouverture. Un peu l'instar de McKenzie.

Derrière lui, Josh Jacomb a franchi un cap en entrant dans le groupe des All Blacks et en jouant contre les Stormers. Et ce, même si cette rencontre ne comptait pas comme un Test. Son calme dans la gestion et sa capacité à empiler les points l’avaient déjà conduit chez les All Blacks XV. Plus loin dans la file, Taha Kemara, 23 ans, et Rivez Reihana, 26 ans, étaient les deux ouvreurs des Māori All Blacks cet été. Les Crusaders disposent donc encore de matière première. Mais aucun des deux n’a pour l’instant percé chez les All Blacks.

Un héritier, pas seulement des candidats

C’est tout le paradoxe du moment. La Nouvelle-Zélande n’a pas cessé de fabriquer des ouvreurs, elle n’a simplement pas encore trouvé celui qui oblige tout le monde à construire autour de lui. Mo’unga, Barrett et McKenzie offrent une sécurité immense à court terme. Love, Jacomb, Kemara ou Reihana représentent la suite possible. À un peu plus d’un an du Mondial 2027, le chrono tourne pourtant vite. Et chez les Blacks, un numéro 10 n’est jamais tout à fait un joueur comme les autres.

Chandelle 72
Chandelle 72

Ça fait un moment qu'il ont une équipe qualifiée de vieillissante selon les postes, Whitelock et Retallick 35 et 32 ans, Aaron Smith 34 pour la CdM 2023.


Les joueurs néo-zélandais n'ont pas les mêmes saisons archi chargées que les joueurs de l'EdF par exemple, ils s'usent moins vite.
Ce qui leur laisse de belles années après leur retraite internationale pour s'exporter d'ailleurs


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JFMA
JFMA

Ça sent le vécu ... ;)


pascalbulroland
pascalbulroland

Il n'y a pas qu'en ouvreur qu'ils ont des pb, en demi de mêlée, c'est pas top non plus derrière Roigard...