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AMATEUR. De la ProD2 à la Fédérale 2 à 26 ans : le choix réfléchi du Provençal Joseph Laget

Malgré 63 matchs de ProD2 à son actif et plusieurs propositions venant du Sud-Ouest en Nationale 1, le futur œnologue Joseph Laget a fait le choix de tout plaquer pour démarrer l’activité dans son autre passion et découvrir le rugby de copains.

Theo Fondacci 13/08/2026 à 19h30
Joseph Laget débute une nouvelle vie. Screenshot : Provence Rugby
Joseph Laget débute une nouvelle vie. Screenshot : Provence Rugby

Il y a encore 2 mois, Joseph Laget était à Toulouse pour accompagner la caravane de Provence Rugby, venue pour disputer la finale de ProD2. Puis, le talonneur de 26 ans assistait, impuissant, à la défaite de son équipe face à l’USAP la semaine suivante en barrage d’accession, depuis les tribunes.

Dans la foulée, la déception à peine digérée, il lui fallait récupérer ses affaires et pénétrer dans le vestiaire provençal peut-être pour la dernière fois. Laget le savait depuis un moment : il ne serait pas conservé par son club formateur. Ce qu’il ne savait pas tout de suite en revanche, c’est qu’en ce mois d’août, il suerait désormais de grosses goutes sur le stade d’Aubagne, à 30 kilomètres de là, pour préparer la nouvelle saison de Fédérale 2.

Le changement de décor est marquant, presque abrupte pour l’homme aux 63 matchs de ProD2, qui avait prolongé son contrat avec Provence en 2025, sous l’accord de futur arrivant Philippe St-André. Et puis les choses ont changé. "L’état de mon hernie discale s’est dégradé dès le premier match de la saison. J’ai mal, je fais un match très moyen et je me fais opérer dans la foulée. A mon retour, le club me prête à Nevers le temps de 4 matchs. Et vu ses ambitions, j’avais raté le train…"

"Je ne pensais vraiment pas faire une carrière professionnelle dans le rugby, alors je n’avais pas peur de tout arrêter et revenir à la vie « classique »".

Mais cet avant explosif, de caractère, bon au sol et polyvalent en 3ème ligne ne s’est pas retrouvé sans rien. C’est par choix et pour un meilleur équilibre familial qu’il a décidé de refuser les propositions émanant des plus gros clubs de Nationale 1. "J’ai évidemment réfléchi, mais j’ai très vite su que je ne me voyais pas partir à l’autre bout de la France et faire déménager tout le monde pour jouer en 3ème division", admet le papa de deux jeunes enfants. "Le rugby, ça a été une chance pour moi, mais pas une finalité. J’aurais évidemment aimé jouer en Top 14 avec Provence un jour, mais je savais que si la porte du niveau pro se refermait un jour, je n’aurais aucun scrupule à arrêter et bosser dans mon autre passion : l’œnologie."

Un déménageur sur le terrain, un chimiste en dehors

Voilà comment Laget a tourné la page du rugby professionnel cet été pour intégrer immédiatement un domaine viticole en alternance du côté de Bandol (83) et terminer son master à la faculté de pharmacie de Montpellier. Son truc ? "Lier le vin à la chimie".

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Un planning bien différent de celui des années précédentes, qui va donc lui permettre de redécouvrir le rugby différemment, aussi, en amateur. Revenu vivre dans un pays aubagnais dont il est originaire, cet esprit scientifique a ainsi repris contact avec certains amis de sa jeunesse aixoise présents au RCA en leur faisant comprendre qu’il ne serait pas contre se refaire une saison avec eux.

Et voilà comment le club rouge et noir se voyait bien heureux de recevoir un garçon d’une telle expérience, arrivé avec sa bonhommie naturelle et l’envie de prendre du plaisir en amateur. "C’est une aubaine pour nous d’accueillir un joueur comme ça. Il va certainement nous tenir le groupe sur cette saison de transition", nous soufflait-on du côté des dirigeants aubagnais.

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Au pays du santon, ce gaillard (1m86, 107kg) passé par les équipes de France U18 puis U20 développement aura assurément plusieurs casquettes, en effet. Celui de talonneur ou de numéro 8 en fonction des besoins, mais également de leader maximus dans une équipe en reconstruction, qui a perdu une dizaine d’éléments (majeurs, pour la plupart) durant l’intersaison.

"Si c’est difficile, on s’accrochera", rigole celui fit aussi une saison pleine en prêt à Niort (11 essais en Nationale 2) il y a deux ans. " C’est vrai que les entraînements me changent pas mal, depuis mon arrivée. J’ai aussi été très marqué par la différence sur les phases de conquête, notamment en mêlée. Mais dans les ingrédients le rugby, ça reste le rugby, peu importe la division. J’ai vraiment hâte de découvrir la compétition à ce niveau-là avec mes nouveaux coéquipiers." Régale toi, Jojo…

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