Sur cette saison 2025/2026 de Top 14, la Section Paloise a fait vivre un calvaire aux adversaires qui venaient la défier aux pieds des Pyrénées. Cependant, les géants minéraux du Béarn n’auront pas suffi à protéger les Verts de la dure réalité de phases finales qu’ils n’avaient plus connues depuis des lustres. À Pau, ils se sont inclinés de peu face à un Racing 92 chirurgical (31-33), ce samedi 13 juin, sur le pré d’un stade Hameau copieusement arrosé par les larmes.
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Armé pour jouer de mauvais tours à toutes les formations de l’élite, le groupe de Sébastien Piqueronies a terminé la saison régulière à la quatrième place du Top 14. Cette position au classement général leur a permis d’accueillir un barrage à domicile face au cinquième du championnat, soit l’écurie francilienne encadrée par Patrice Collazo. Voilà 26 ans que les Béarnais n’avaient plus connu une rencontre de phase finale de première division. À cette époque, le rugby à XV n’était professionnel que depuis quelques années et pas moins de 24 équipes se disputaient le Brennus.
Au stade du Hameau, la Section Paloise n’a absolument pas été ridicule. Preuve en est, une bonne partie des statistiques, publiées par Rugbypass et Ultimate Rugby, sont en sa faveur, à l’image des 27 défenseurs qu’ils ont battus. Les locaux ont marqué plus d’essais (4 contre 3), gagné plus de mètres après contact (290 contre 284), réalisé plus de franchissements (6 contre 5) et porté plus souvent le ballon (120 courses contre 106). Ils ont également obtenu plus de possession (53 %), notamment dans les 22 mètres adverses (23 % de son temps de jeu avec le ballon). Toutefois, ces relevés montrent une réalité : la rencontre a été particulièrement disputée, entre deux équipes d’un niveau similaire.
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De son côté, le Racing 92 a surtout brillé dans le secteur défensif. Plus actifs au plaquage (152 étreintes contre 113) pour un taux de réussite de 85 %, légèrement supérieur à celui de leur adversaire du jour. Dans cet aspect du jeu, Shingi Manyarara (21), Jonny Hill (16) et Guram Gogichashvili (14) se sont illustrés du côté des visiteurs. Deuxième meilleur défenseur des siens, le deuxième ligne international anglais s’est d’ailleurs illustré avec le compte incroyable de trois plaquages offensifs distillés en 80 minutes. Un véritable moteur pour son groupe.
Dans le jeu d’avant, les Franciliens n’ont pas réussi à dominer tous les secteurs. En conquête, notamment, les deux formations ont réussi à conserver tous les ballons sur leurs introductions en mêlées et ont perdu deux possessions chacune en touche. Là où le Racing 92 a supplanté les Palois, c’est sur leur capacité à mettre leurs rivaux sous pression. Ainsi, les Altoséquanais ont réussi à récupérer neuf ballons, contre seulement trois pour les Béarnais dans le cours du jeu. Dans cet exercice, Maxime Baudonne et Diego Escobar se sont démarqués avec deux ballons récupérés pour chacun d’entre eux. Le talonneur chilien a réussi cette performance sur sa sortie de banc.
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Si les Palois ont joué ce barrage avec leurs armes, le Racing 92 l’a disputé avec un peu plus d’expérience en la matière. Bien plus habitués à disputer ces affiches douloureuses de la fin de saison, les joueurs d’Île-de-France se sont concentrés sur des points qui font souvent la différence en phase finale. Le groupe de Patrice Collazo a surtout cherché à prendre le plus de points possible.
Avec une défense agressive, Gaël Fickou et ses coéquipiers ont bénéficié d’un très léger avantage niveau occupation (51 %), mais ont surtout passé près de deux tiers de leurs actions avec ballon dans le camp adverse, à portée de perches. Bien que les deux équipes aient été disciplinées, sept pénalités seulement de chaque côté, cette position a permis à Antoine Gibert d’envoyer quatre pénalités entre les poteaux.
De plus, les Racingmen n’ont pas cherché à créer du jeu outre mesure. Avec bien plus de turnover à leur avantage, pour moins de fautes de mains que les Palois (14 contre 16), ils ont surtout cherché à bonifier des ballons de récupération, en limitant les risques lors de leurs phases de possession. Avec une ligne de trois-quarts à l'habileté remarquable, avec quatre offloads de Vinaya Habosi et deux de Joseph Manu, Léo Carbonneau (2ᵉ et 53ᵉ) et Gaël Fickou (50ᵉ) ont profité de ces moments pour griller la priorité aux Pyrénéens. Désormais, ils s’avancent vers une demi-finale contre le Stade Toulousain, le vendredi 19 juin (21h05), au Vélodrome de Marseille.
Méconnaissable en zone de marque, le Stade Toulousain peut-il espérer un nouveau titre sans "planter" ?
les chiffres sont en faveur de Pau mais il faut voir de combien...
Avec une archi domination paloise du genre 6 franchissements contre 5 et 290m gagnés après contact contre 284...
Je crois que les stats ne montrent pas grand chose et que c'est inutile de faire une analyse à partir de ces données si ce n'est :
"deux équipes assez proches avec à peu près les mêmes stats qui marquent à peu près le même nombre de points"
Mais il y a un vainqueur et c'est le racing parce qu'ils ont été réalistes, ils ont bien défendu et bénéficié des pertes de balles paloises sur leurs ballons. Ils ont mieux géré les instants cruciaux, en particulier la fin de match où Pau se fait pénaliser en mêlée puis perd un lancer (pas droit) dans les 10 dernières minutes, ce sont des ballons qui manquent pour renverser le match.
La maitrise était du côté du racing et le jeu de Pau un peu trop brouillonas (avec en symbole cette pénalité de la 65ème rapidement jouée par Auradou à 40m des poteaux adverses pour une balle perdue au temps de jeu suivant)
Derrière, j'ai aimé les courses de Brau-Boirie et l'activité de Gailleton, noté que Attisoghbe, Arfeuil et Grandidier n'ont pas dominé les ballons hauts comme ils en ont l'habitude.
Devant, il y a eu du combat face à un beau pack, les palois se sont battus avec leurs armes du moment, il n'y a plus trop d'essence dans le moteur.
Côté racingman, c'est à peu près pareil, il y a eu pas mal de scories, notament au pied mais ils ont su garder une bonne organisation pour conserver leurs ballons, être bien connectés en défense, sérieux et solides. Sur les ballons de récup, ils ont mis de belles séquences de passes pour marquer.
Y'a rien à dire. Bravo à eux, c'est la loi du sport.
Il me semble que la Section a avant tout perdu par inexpérience, ils ont mis trop de coeur et pas assez de raison. D'autre part, leurs habituels points forts -la touche et les ballons hauts- ont été défaillants, je trouve. Et puis, la discipline. Dommage, y'avait vraiment la place...
Je me console en me disant qu'on va avoir un floppée de palois et de bordelais pour la tournée, et que, vu que ce sont les deux équipes qui envoient le plus de jeu, on devrait avoir du spectacle.
Il est à noter que l'entrée de Fickou fait un bien fou au Racing
Comme quoi les chiffres ... Ils sont tous en faveur de Pau et pourtant à aucun moment je n'ai douté de la victoire du Racing