Cinq Bleues peuvent connaître leur première sélection face au Canada
Le XV de France féminin terminera sa première séquence du WXV Global Series samedi 26 septembre contre le Canada. Coup d’envoi à 17h45 au stade Marcel-Deflandre de La Rochelle, avec une diffusion annoncée sur France 2. Pauline Bourdon Sansus, 78 sélections, sera capitaine d'un XV largement remanié. Marie Ibañez débutera à l’aile droite, tandis qu’Amalia Bazola Allières, Lou Roboam, Elsa Peyras et Élodie Fernandez attendront leur chance sur le banc. Toutes peuvent connaître leur première sélection.
Devant, Yllana Brosseau, Élisa Riffonneau et Assia Khalfaoui formeront la première ligne. Charlotte Escudero quitte la troisième ligne pour accompagner Julia Grosz dans la cage. Mouna Touré, une seule sélection au compteur, récupère le numéro 7 avec Axelle Berthoumieu et Léa Champon. Le choix d’Escudero répond notamment aux suspensions et aux absences du moment. Ratier rappelle qu’elle « a déjà joué avec nous deuxième ligne » et estime donc que la réorganisation n’était « pas si compliquée ».
Marie Ibañez entre dans le « club des 30 km/h »
La vraie curiosité se trouve toutefois à l’aile. Marie Ibañez va découvrir le niveau international à 23 ans. François Ratier la décrit avec un mot qui devrait parler à tous les éducateurs : une « ferrailleuse ». « C'est quelqu'un qui ne lâche rien », explique le sélectionneur, avant de glisser un chiffre beaucoup plus parlant : la Bordelaise a dépassé les 30 km/h pendant le Tournoi. « Elle coche toutes les cases pour cette première sélection. »
Le staff profite donc aussi de cette série pour exposer ses jeunes joueuses. Ratier assume ce passage à l’échelon supérieur : certaines situations vécues en match sont, selon lui, « impossibles à recréer à l'entraînement ». Amalia Bazola Allières incarne également cette logique. Très explosive au contact, la Toulousaine avait été dominante avec les moins de 21 ans. « Là, c'est son moment », résume Ratier.
Mouna Touré, le profil pour « ferrailler »
Même vocabulaire concernant Mouna Touré. Ratier voit en elle un profil « batailleur », « plaqueuse » et capable d’apporter dans le secteur aérien. Surtout, la troisième ligne de Romagnat « ne lâche absolument rien » et doit « ferrailler jusqu'au bout » de son passage sur la pelouse. Face aux Canadiennes et à leur dimension physique, le choix n’a rien d’anodin.
Le Canada a déjà montré où il en était
Et le sélectionneur français ne cherche surtout pas à minimiser l’adversaire. Le Canada vient de tenir l’Angleterre en échec, 26-26, mettant fin à la série de victoires des Red Roses. World Rugby souligne notamment l’impact de la première ligne canadienne et le doublé de DaLeaka Menin. Ratier voit une sélection arrivée à « plein potentiel », « aussi solide » et « aussi bien organisée » que l’Angleterre, mais plus dynamique. Il estime surtout que les Canadiennes possèdent davantage « d’expérience collective » dans leur cycle actuel.
Voilà qui donne une autre dimension à cette composition. Entre les cinq possibles premières capes, Escudero déplacée dans la cage et un Canada déjà très avancé collectivement, La Rochelle servira autant de test immédiat que de photographie du chantier lancé par François Ratier vers la Coupe du monde 2029. Le sélectionneur l’assume : « On ne peut pas copier des modèles si on n’a pas le même ADN. »
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