C'est un atout non négligeable que Montpellier a enrôlé dans ses rangs. Depuis le début de l'année civile, Gaëlle Mignot occupe le poste d'entraîneure au sein de la capsule Graine de Cistes.
Un rôle à la croisée des chemins entre l'effectif professionnel et le centre de formation. Grâce à son expertise du jeu d'avants, l'ancienne internationale assure un accompagnement individuel autour de la mêlée, de la touche et des attitudes au contact, tout en participant à la progression des jeunes joueurs vers le haut niveau.
Ancienne capitaine du XV de France féminin, Gaëlle Mignot fait partie des rares femmes à entraîner dans le rugby professionnel masculin.
RUGBY. Equipe de France féminine. Gaëlle Mignot va faire son retour chez les Bleues"Les compétences qu'elle a sont incroyables"
Pour accéder à un tel poste, Gaëlle Mignot s'est appuyée sur un CV particulièrement solide. Au-delà de sa carrière de joueuse, elle a longtemps entraîné les Espoirs de Montpellier avant de rejoindre le XV de France féminin, où elle a été nommée co-sélectionneure aux côtés de David Ortiz jusqu'en 2025.
Toujours tournée vers la formation, mais dans une logique de professionnalisation, elle travaille désormais aux côtés de Damien Florio, directeur du centre de formation du MHR.
Un tandem qui semble déjà bien rodé ce dernier ne tarit d'ailleurs pas d'éloges à l'égard de sa collègue, qu'il considère comme une entraîneure capable de faire évoluer les mentalités et les méthodes dans les années à venir.
"Je l'ai connue à Montpellier quand je suis arrivé. Franchement, aujourd'hui, les compétences qu'elle a sont incroyables. Je travaille avec elle tous les jours et je peux te dire que, déjà, humainement, c'est une sacrée femme. C'est mon binôme de travail : c'est pro, ça bosse, elle a un mental de dingo, enfin c'est une machine, comme elle l'était sur le terrain. Pour moi, elle va bouleverser le milieu professionnel. Elle a ouvert une porte ultra importante, et surtout méritée."
Damien Florio Directeur du Centre de formation du MHR
De Marie-Cécile Bernard, en passant par Sandrine Agricole
Si la place de Gaëlle Mignot au sein du MHR sonne comme une véritable révolution, c'est aussi au regard du passé, plus ou moins récent, du rugby féminin.
La première femme autorisée (oui, vous avez bien lu) à entraîner n'est autre que Marie-Cécile Bernard. Son parcours la mènera jusqu'au Mondial inaugural de 1991, première Coupe du monde de rugby féminin, et qui ouvrira la voie à d'anciennes joueuses désireuses de se lancer dans une carrière d'entraîneure.
Plus récemment, Sandrine Agricole, forte de 84 sélections avec le XV de France, s'est vu confier les rênes du RC Toulon le temps d'une rencontre, en l'absence de Pierre Mignoni.
Aujourd'hui, Gaëlle Mignot se rend de plus en plus indispensable dans l'Hérault. Les nombreux jeunes avants intégrés progressivement au groupe professionnel témoignent de son influence grandissante. Plus qu'un symbole, sa présence illustre une évolution du rugby français, où les compétences prennent progressivement le pas sur les préjugés.
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