Déjà capés, pas encore installés… ces Bleu(et)s peuvent-ils viser une place dans le Tournoi 2026 ?
Un pied dans le XV de France, l’autre encore dehors : ces joueurs déjà capés rêvent du Tournoi 2026, mais le chemin est étroit. Crédit image : France Rugby
Déjà vus en Bleu, pas encore installés : pour ces joueurs, le Tournoi 2026 pourrait être une chance… ou un plafond définitif.

Ils ont déjà goûté au maillot bleu, parfois brièvement, parfois dans des contextes très particuliers, mais aucun n’est encore un titulaire installé du XV de France. Kalvin Gourgues, Baptiste Erdocio, Rodrigue Neti, Régis Montagne, Thomas Laclayat, Guillaume Cramont, Maxime Lamothe, Jimi Maximin, Joshua Brennan ou encore Alexandre Fischer ont tous été appelés, testés, lancés.

Souvent hors Tournoi, parfois en période de doublons, parfois sur des tournées estivales. À moins de deux ans de la Coupe du monde, ils incarnent cette frange intermédiaire : ni novices, ni cadres. Le compte officiel du 6 Nations a raison de cibler ces éléments. Car pour eux, comme pour d'autres, la porte est entrouverte à l'orée de cette édition 2026… mais elle ne restera sans doute pas ouverte longtemps.

Le Tournoi, ce plafond de verre

Entrer dans la rotation des Bleus en novembre ou en juillet est une chose. Se faire une place dans le Tournoi en est une autre. Fabien Galthié l’a montré depuis 2020 : le Tournoi, c’est le noyau dur. Peu de surprises, peu d’essais. La hiérarchie y est plus figée qu’ailleurs. Et ce, même si le patron des Bleus a surpris son monde en 2025 en préférant Attissogbe à Penaud. 

Pour ces joueurs déjà capés, l’enjeu n’est donc pas seulement d’être bons, mais d’être au moins aussi bons que ceux qui sont devant eux… ou plus fiables que ceux qui sont derrière. Et à certains postes, la concurrence est féroce, presque étouffante.

Des opportunités devant ? 

C’est paradoxal, mais c’est peut-être devant que les opportunités sont à la fois les plus rares… et les plus accessibles. À gauche, Rodrigue Neti, Baptiste Erdocio et Régis Montagne se battent pour exister alors que Gros est blessé et Baille pas encore à son meilleur niveau.

À droite, les Bleus cherchent un remplaçant Uini Atonio. Les joueurs ne manquent pas à l'instar de Thomas Laclayat et de Régis Montagne. Mais aucun n'a pour l'instant réussi à s'installer. Ou tout du moins à montrer qu'il pouvait prendre la suite du colosse rochelais.

Mais l’expérience récente a montré que le Tournoi use les corps, que les blessures arrivent vite, et que la mêlée reste un secteur où la confiance du staff peut basculer rapidement.Toulouse ne fait pas de cadeau : sans passe-droit, Mauvaka ''va devoir prouver'' face à une concurrence féroceToulouse ne fait pas de cadeau : sans passe-droit, Mauvaka ''va devoir prouver'' face à une concurrence féroceChez les talonneurs, Guillaume Cramont et Maxime Lamothe savent qu’ils sont observés. Leur constance en club, notamment sur la précision en touche et l’impact défensif, pèsera lourd dans les choix à venir. Peato Mauvaka est de retour, mais il pourrait manquer de rythme contrairement à son coéquipier en club. 

Deuxième et troisième ligne : la jungle bleue

C’est sans doute là que la bataille est la plus rude. Joshua Brennan, Jimi Maximin ou Alexandre Fischer ont le profil moderne recherché : mobiles, puissants, capables de gratter et de jouer debout. Mais la concurrence est dense, presque impitoyable. En particulier en troisième ligne. Entre les cadres indiscutables et les jeunes déjà en avance, les places sont rares.

Pour ces joueurs, une sélection dans le Tournoi passera moins par un “coup” que par une accumulation de performances solides, semaine après semaine, en Top 14 et en Champions Cup. Le staff veut des garanties, pas des promesses.

Ce que Galthié attend vraiment d’eux

Le sélectionneur des Bleus veut des joueurs capables d’entrer dans un cadre, d’exécuter un plan, de tenir une intensité internationale sans se désunir. Pour ces joueurs déjà capés, le crédit existe, mais il n'est pas infini. Un match raté en Bleu laisse des traces.

À l’inverse, une performance aboutie en club, dans un contexte de très haut niveau, peut peser lourd. La polyvalence, la discipline et la fiabilité sont devenues des critères presque aussi importants que la puissance ou la vitesse.Avec le XV de France, ce golgoth de 132 kg peut changer de dimension en 2026 !Avec le XV de France, ce golgoth de 132 kg peut changer de dimension en 2026 !Pour les Bleus, l’enjeu est clair : préparer 2027 sans casser l’équilibre actuel et même 2031. Le Tournoi 2026 sera un marqueur fort dans cette transition. Certains cadres auront vieilli, d’autres seront peut-être absents, et ces joueurs “entre deux statuts” pourraient devenir des solutions crédibles.

Mais il n’y aura pas de place pour tout le monde. À certains postes, un seul billet sera disponible. À d’autres, aucune ouverture ne se présentera. La gestion humaine et sportive de cette génération intermédiaire sera un vrai test pour le staff.

Une course contre la montre, mais pas sans espoir

Ils savent tous que le temps joue contre eux. À cet âge-là, on n’est plus un pari, mais pas encore une certitude. Le Tournoi 2026 peut être leur moment… ou leur plafond définitif.RUGBY. Kalvin Gourgues : une (vraie) solution en 10 au Stade Toulousain ?RUGBY. Kalvin Gourgues : une (vraie) solution en 10 au Stade Toulousain ?À eux de transformer leurs sélections passées en véritables références. Dans un XV de France ultra concurrentiel, le talent ne suffit plus. Il faut durer, convaincre et saisir la moindre brèche. Et parfois, en Bleu, une carrière peut basculer sur un seul match. Allez demander à Kalvin Gourgues... 

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Sur le tournoi les places comme dit dans l article seront chères. Je vois pas beaucoup de surprises a l horizon sauf blessure ou méforme de certains premiums. En pilier gauche je trouve dommage de se priver de l impact et du dynamisme d un Moukoro qui pourrait très bien faire la paire avec Gros même si Baille semble enfin revenir a un niveau descent. A droite Montagne doit poursuivre son installation sur ce tournoi avec Atonio en suppléant. Peut être en 3eme ligne ou Boudehent et Cros sont forfaits ou en phase de reprise. A ce titre Nouchi a peut être une carte à jouer car de par son profil c est celui qui peut être a le potentiel et les qualités pour succéder a Cros.
Derrière on verra si Jalibert se voit donne l occasion d une nouvelle chance, et je pense qu on devrait voir une association Moefana-Depoortere au centre, Barassi tjs out ne devrait pas être dispo du moins pour le début du tournoi. Pour le reste Gourgues par sa polyvalence peut espérer se faire une place sur le banc surtout si on s orienté vers un 6-2.
Ma compo pour l Irlande
Gros-Marchand-Montagne
Flament-Meafou
Jelonch-Ollivon-Nouchi
Dupont-Jalibert
BB-Moefana-Depoortere-Penaud
Ramos
Mauvaka-Baille (ou Moukoro)-Atonio-Guillard-Jegou-Aldritt (ou Boudehent)
Le Garrec-Gourgues

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