C’était le choc dominical franco-français qui a passionné le rugby hexagonal et européen, des villages aux métropoles. En quart de finale de la Champions Cup 2025/2026, ce 12 avril, le Stade Toulousain s’est incliné face à l’Union Bordeaux-Bègles (30-15) au stade Chaban-Delmas. L’UBB s’est montrée impériale sur ses terres et a prouvé qu’elle ne fait que s’améliorer d’année en année, lorsque les grosses échéances arrivent. Le scénario du match a montré un atout majeur chez les uns et une faille chez les autres.
Sous le feu de Chaban, l'UBB crucifie le Stade Toulousain et rêve d'un doublé en Champions Cup !Une bataille au sol après l’autre
Ce week-end, la seconde période a été déterminante dans l’équation girondine. Sans être larguée lors du premier acte, la formation de Yannick Bru était relativement impatiente sur ses offensives, mais résistait solidement aux offensives toulousaines. Néanmoins, l’effectif grandiose des Rouge et Noir est débordant de surprises et il reste compliqué de le brider complètement, si l’on ne répond pas. Preuve en est, les visiteurs prenaient de l’avance juste avant la mi-temps alors qu’ils étaient en infériorité numérique, grâce à un essai de Teddy Thomas (40ᵉ).
Après les citrons, l’UBB avait mis de l’ordre dans ses idées et dans son jeu. Au micro de France TV, après la rencontre, Maxime Lucu expliquait qu’ils avaient fait une grosse remise en question durant la pause, pour un climax époustouflant. “On s'est dit que nous nous sommes un peu affolés en fin de première période. Il fallait faire attention au ruck. On voulait sécuriser les deux premiers rucks sur nos actions, afin d'accélérer.” Face aux journalistes réunis, il confiait même que “c’était difficile d’exister contre Toulouse, peu importe le match ou la compétition, si (son équipe) ne réglait pas” les contretemps dans le jeu au sol.
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En effet, le Stade Toulousain a eu bien du mal en seconde période. Au niveau de la possession et de l’occupation, les Haut-Garonnais étaient largement dominants avant la mi-temps, puis ils ont accusé une baisse de 17 % sur ces deux statistiques lors des 40 dernières minutes. “On a réussi à prendre le score en première période. Après, sur la durée, c'était plus dur, notamment en fin de match. Je pense qu’on a pêché un peu sur l’énergie dépensée. On n’a ni réussi à rattraper notre retard ni à inverser la tendance”, confiait Antoine Dupont, en conférence de presse, après le match.
Au-delà de l’indiscipline et des infériorités numériques, le manque de fiabilité des Toulousains lors du second acte est devenu une récurrence lors des matchs manqués dès Rouge et Noir cette saison. En effet, depuis le début de l’exercice 2025/2026, ils ont connu la défaite à huit reprises, en 26 rencontres, en Champions Cup et en Top 14.
Sur l’ensemble de ces revers, les hommes d’Ugo Mola menaient ou accusaient moins de trois points d'écart sur 75 % des confrontations à la pause. Seuls deux matchs dérogent à cette règle : la large défaite à Montpellier en septembre (34-7 à la mi-temps, pour 44-14 à la fin) et la déception chez les Sarries (17-7 à la mi-temps, pour 20-14 à la fin). Toutefois, les Anglais avaient pris les devants grâce à trois essais dans les 11 dernières minutes du premier acte, montrant, là aussi, un relâchement.
Lors des huit défaites observées cette saison, soit presque un tiers des matchs joués, le Stade Toulousain a encaissé 21 points de moyenne lors des secondes périodes. Sur la saison, les joueurs de la Ville Rose comptent un ratio de 19,6 points encaissés par match. En clair, sur leurs mauvais matchs, les Rouge et Noir concèdent généralement plus de points lors des 40 dernières minutes des matchs perdus que sur 80 minutes, en moyenne. Sur le printemps, s’il y a bien un point qu’il faut régler, c’est celui de mieux aborder les fins de rencontres, au risque de revivre le film et de finir sur une saison blanche.
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Les mauvaises langues commencent à dire que si Toto s’occupait un petit peu moins de sa vie People, peut-être que sa vie rugbistique serait plus affirmée ,J’espère que ce n’est pas le cas...
l'arme qui a fait basculer le match ?
A la limite vous me dites "Cameron Woki", je veux bien...
mais bon c'est surtout l'alignement toulousain en dessous de tout qui a pointé l'arme contre lui-même.
c'est assez dingue comme NUL PART, je ne lis la causalité de la touche sur absolument TOUT les secteurs a pointer du doigt dans cette défaite.
des oeuillères.
C'est pas Retières, ni Big Ben, auteurs d'une rentrée tonitruante, qui sautent en touche! Matiu à la rigueur... Et oui, le banc bordelais a été déterminat! Toulouse a perdu, ou plutôt l'UBB a gagné, grâce à sa défense qui a empêché le Stade de mettre son jeu en place. La touche est un des éléments mais pas le seul. Des ballons, les toulousains en ont eu (2/3 de possession en1ère mi-temps), mais n'ont pas pu ou su les exploiter. Dont acte!
tout ce que tu dis est vrai mais ne réfute pas pour autant ce que j’extraloupe.
tu ajuste la touche, c’est n’est pas du tout le même match.
et sans changer tout le reste.