"Jeu de mains, jeu de Toulousains !" Connu pour son identité offensive caractéristique et sa ligne de 3/4 magnifique, un célèbre dicton du rugby français dit pourtant que le Stade Toulousain construit d'abord ses titres sur un pack ravageur. A raison.
Et l'histoire récente a prouvé que lorsque les Rouge et Noir sont dominés devant, ils redeviennent friables. Chahuté derrière son pack, même Antoine Dupont en perd son ADN kryptonien et Toulouse ne parvient pas à assurer la continuité de son jeu. Ni même sa construction, bien souvent.
Des contre-rucks de l'espace
C'est ainsi que l'UBB avait naturellement choisi d'imposer une guerre de tous les instants au paquet d'avants haut-garonnais, en quart de finale de Champions Cup. Sur les contacts d'abord, évidemment, mais aussi dans le jeu des ratiers, qui ne fut jamais de tout repos pour les Toulousains.
Ce dimanche à Chaban, chaque passage au sol fut donc un moment d'incertitude pour les troupes d'Ugo Mola, entre la force des gratteurs bordelais (6 ballons récupérés, sans compter ceux ralentis) et les contre-rucks initiés à l'envie dès que possible.
Un point clé facilement identifiable en amont par n'importe quel observateur de ce rugby-là, et qui fut donc prédominant dans le succès des Bordelais (30 à 15).
Willis n'a pas pu lutter sur la durée
En face, ce diable de Jack Willis (3 ballons chippés) a comme souvent livré une masterclass dans le jeu au sol, mais l'Anglais parut parfois esseulé face au pressing collectif imposé par les Girondins. Une menace permanente qui a parfois obligé les Toulousains à éviter de passer par le sol et donc à manquer de précision, dans une partie à l'intensité à coucher un bœuf.
Avec 17 plaquages, Lucu a fait oublier Dupont pour écrire son histoire avec l’UBBComme un sentiment de déjà vu pour les coéquipiers de Romain Ntamack, déjà battus dans ces secteurs l'an dernier en demi-finale de Champions Cup, ou le mois dernier en Top 14, au Matmut Atlantique. Puisque le pack de l'UBB a pris pour habitude de se transformer en monstre à 16 pattes dès lors que le Stade Toulousain débarque dans le 33...
Juste une remarque sur le rôle du pack: Monsieur l'arbitre a été d'une permissvité étonnante avec la défense, laissant des joueurs ayant perdu leurs appuis rester collés au ballon sans jamais être sanctionnés, permettant à des défenseurs d'entrer sur le côté des rucks pour gratter, ou ne sanctionnant pas les plongeons au delà du ballon...ce petit vice dans le jeu qui ralentit et favorise le replacement des joueurs!
Et le st n'a pas su s'adapter, ce que mola a lui-même dit que c'est d'ordinaire un arbitre favorisant plus l'attaque!
Bon l'arbitrage ça c'est fait. Maintenant il faut parler des internationaux.
C'est dans l'ADN du club. La mythique tortue béglaise. Le rugby se passe souvent par le combat de devant, et hier sa a envoyé. Les kinés des deux équipes ont du avoir et ont du boulots pour un moment.
Comme je l’ai dit dans un précédent article, le pack de devant bordelais n’a pas fait le six Nations, ce qui peut peut-être expliquer le surplus de forme, l’accumulation des matches n’arrange forcément pas les performances des joueurs
En temps de jeu pur, c'est plutôt l'inverse. 1120 min en moyenne pour le pack titulaire bordelais contre 1020 pour Toulouse, et 910 contre 800 pour les remplaçants. Le profondeur d'effectif de Toulouse permet de faire pas mal tourner.
Après les minutes en top14, c'est effectivement pas la même intensité qu'aux 6 nations.
mdr, "monstre a 16 pattes" en jouant a 15 contre 14 pendant 30 minutes...
On peut admettre la victoire de Bordeaux sans se transformer en Jean-Michel Marseillais non ?
n'importe quoi.
La victoire de Bordeaux, mieux que de l'admettre, on peut la saluer !
oui, mais bon... c'est normal d'être dominé physiquement quand tu joue une demi-heure en infériorité numérique...
ça va deux secondes.
t'inquiète, malgré le titre, l'article ne site que des toulousains...
Et puis c'est pas l'UBB qui a gagné, mais Toulouse qui a perdu...
hahaha.
en tous cas cette année y a pas l'excuse des absents. mais si erebe trouve que la touche a été déterminante, ce qui est incomplet mais pas tout a fait faux, je préfère ça a ceux qui viennent parler d'arbitrage sur des poils de c. ou minimiser la faute d'aldegheri...
après on peut aussi le prendre dans l'autre sens et dire que c'est normal de commettre des fautes quand on est dominés (et éventuellement de prendre des cartons)
les deux cartons arrivent sur des attaques bordelaises.
oui tout a fait... suite (systématiquement) aux ballons non captés en touche.
on peut citer les 20 premières minutes de domination totale complètement stériles, on peut citer l’absence des soutiens offensifs constants même en première mi-temps, on peut citer les tops joueurs pas a leur niveau, Dupont le premier qui se trompe comme rarement de sens... il n'empêche que chaque possessions Bordelaise dont tu parles qui entraîne les fautes (pcq Bordeaux est dangereux quand il tient le ballon (et le conserve bien mieux que Toulouse d’ailleurs) profitent des ballons toulousains égarés en touche.
forcément que te reprend la pression derrière quand tu ne peux toi-même exploiter tes opportunités.
oui, mais de la même manière, l'ubb fait plein de fautes techniques sur cette 1e mi temps qui permettent au stade de continuer le blocus...
comme je disais, quand on joue contre toulouse, difficile de jouer son meilleur rugby, mais ça devient aussi le cas face à l'ubb. la touche a subi la loi d'un woki en forme et bien accompagné.
oui puis passer rapidement à autre chose, je supporte une équipe qui d’habitude gagne, ça m’embêterait que ce soit le contraire :-)
Il y a le Brennus à aller chercher. Ils vont avoir les crocs, je leur fais confiance 😉