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Après la mort de Cléa à 17 ans, son père refuse de chercher des coupables et livre un témoignage bouleversant : « C'est un accident »

Après le décès de Cléa, 17 ans, son père Johann Ménier a pris la parole. Malgré la douleur, il refuse de désigner des coupables et livre un témoignage poignant.

Thibault Perrin 23/10/2026 à 12h31
Cléa avait 17 ans et toute une vie devant elle. Son père a choisi de parler publiquement, avec des mots particulièrement forts sur les circonstances de sa disparition.
Cléa avait 17 ans et toute une vie devant elle. Son père a choisi de parler publiquement, avec des mots particulièrement forts sur les circonstances de sa disparition.

Mercredi 21 octobre, Cléa Ménier, 17 ans, est décédée à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, après un accident survenu quatre jours plus tôt lors d'un match U18 entre Marmande et Agen Agglo Rugby. Dans un entretien accordé au Parisien, son père Johann livre des mots d'une grande retenue. Il souhaite avant tout préserver le souvenir de sa fille.

« Il n'est nullement question d'aller chercher des coupables »

« Il n'est nullement question d'aller chercher des coupables », explique-t-il. Après avoir parlé aux jeunes joueuses présentes, Johann Ménier s'est forgé une conviction : « C'est un accident. » Il assure ne nourrir aucune colère envers qui que ce soit, alors que la douleur frappe sa famille et tout un club.

Ces paroles traduisent le choix d'un père de ne pas désigner de responsable avant même que les circonstances soient établies. Et elles invitent aussi à penser aux adolescentes qui partageaient la pelouse de Marmande ce samedi-là.

Un drame dont les circonstances restent à éclaircir

Samedi 17 octobre, Cléa, troisième ligne portant le numéro 6, a subi un choc à la tête pendant la rencontre. En arrêt cardiorespiratoire, elle a été réanimée sur place, puis évacuée vers Bordeaux. Malgré sa prise en charge, elle est décédée mercredi soir. Le déroulement précis de l'action reste à éclaircir.

La Fédération française de rugby a indiqué vouloir comprendre les circonstances du drame et mis en place une cellule d'accompagnement psychologique. Le témoignage du père et la recherche des faits répondent à deux nécessités différentes : respecter la famille et comprendre comment une jeune joueuse a pu perdre la vie sur un terrain.

Le rugby français est profondément bouleversé par le décès de Cléa, 17 ans, jeune joueuse licenciée à l’Union du Bassin Marmandais.

Pour honorer sa mémoire, témoigner de son soutien et de sa solidarité envers sa famille, ses proches, ses coéquipières et son club, la Fédération Française de Rugby a décidé, en accord avec la famille de Cléa, de lui rendre hommage ce week-end sur l’ensemble des terrains de rugby français.

  • Une minute d’applaudissements sera observée avant le coup d’envoi de toutes les rencontres de rugby amateurs disputées ce week-end partout en France.
  • Il en sera de même sur tous les terrains professionnels grâce au soutien de la LNR.
  • Les joueuses du XV de France Féminin porteront un brassard noir lors de leur rencontre face à la Nouvelle-Zélande, ce samedi à 4h05 (heure française). 

À travers ces moments de recueillement, la Fédération souhaite permettre à l’ensemble de la famille du rugby, joueuses et joueurs, éducateurs, arbitres, dirigeants, bénévoles et supporters, de s’unir dans le souvenir de Cléa et de partager la peine de celles et ceux qui l’aimaient. Ils permettront aussi de continuer à faire rayonner Cléa conformément au souhait de la famille.

Ce week-end, tout le rugby français sera uni pour honorer sa mémoire et entourer sa famille et ses proches de son soutien. 

Un dernier geste à l'image de Cléa

Cléa était également danseuse, avec des perspectives de représentations à l'international, et suivait des études de droit. Johann Ménier décrit une adolescente travailleuse, sincère et attentive aux autres. Sa famille souhaite désormais construire un hommage fidèle à ses deux passions, le rugby et la danse.

Son père a aussi révélé qu'elle avait souhaité donner ses organes. Selon lui, ce choix a permis de sauver plusieurs enfants. Un geste qui donne une résonance particulière à ses paroles, rapportées également par Rugbyrama : « Cléa s'est envolée vers les étoiles sans colère. »

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