News

394 minutes en trois saisons à Bayonne, mais Reece Hodge refuse encore de fermer la porte au Mondial 2027 avec les Wallabies

Blessé depuis plus de deux ans et désormais sans club, Reece Hodge garde malgré tout le Mondial 2027 dans un coin de la tête.

La Rédaction 25/09/2026 à 14h27
Sept matchs en trois ans avec Bayonne : à 32 ans, Reece Hodge tente encore de relancer sa carrière avant le Mondial 2027. ©INPHO/Dan Sheridan
Sept matchs en trois ans avec Bayonne : à 32 ans, Reece Hodge tente encore de relancer sa carrière avant le Mondial 2027. ©INPHO/Dan Sheridan

Reece Hodge n'a disputé que 394 minutes en trois saisons de Top 14 avec Bayonne. Libre depuis juin et toujours en convalescence, le trois-quarts australien de 32 ans ne renonce pas pour autant. Il refuse de fermer la porte au Mondial 2027, organisé dans son pays.

Un pied, une aine, un genou

L'histoire bayonnaise de Reece Hodge tient en un chiffre : sept matchs de club en trois ans. Arrivé des Melbourne Rebels fin 2023, le Wallaby présente pourtant un profil polyvalent, capable d'évoluer à tous les postes de la ligne arrière. Les blessures ont tout balayé. D'abord un problème au pied, puis une atteinte à l'aine, et enfin le genou. Selon ses propres mots, il est blessé depuis plus de deux ans.

Sans club, en rééducation entre la côte basque et Bordeaux

Son contrat avec Bayonne a pris fin en juin. Hodge n'a pourtant pas quitté le Pays basque. Il s'entraîne dans une salle proche de son domicile, sur la côte atlantique, et consulte un kiné à Bordeaux, à deux heures de route au nord. Il cherche désormais un nouveau club. « Je suis encore loin d'être à 100 %, mais c'est agréable d'aller enfin dans la bonne direction », a-t-il confié via rugby.com.au mardi.

Un discours sans amertume

On pourrait s'attendre à un joueur aigri. Hodge tient un tout autre discours. « Ça a clairement été dur mentalement », reconnaît-il d'abord. Mais il relativise aussitôt. « Même si je suis blessé depuis plus de deux ans, j'ai été payé pendant la majeure partie de cette période pour être joueur de rugby professionnel. On ne peut jamais décrire comme un cauchemar le fait de faire ce qu'on aime tous les jours. »

Le Mondial 2027 en ligne de mire, sans illusion

La Coupe du monde débute dans 12 mois, en Australie. Fort de 63 sélections, Hodge ne s'interdit rien. « Je n'ai jamais fermé la porte aux Wallabies. Ce serait idiot de le faire tant qu'on joue encore au rugby », assure-t-il. Il reste lucide sur ses chances. « Si l'occasion se représentait, je ne dirais jamais non, mais à ce stade, cela semble assez improbable. » Sa priorité est ailleurs : rejouer, et voir ensuite.

49 matchs de Top 14 avec Toulon, cette ancienne gloire sud-africaine désigne son successeur avec les Springboks

Un œil sur Perth et sur un ancien coéquipier bayonnais

En attendant, Hodge suit de près la sélection australienne. Dimanche, à Perth, les Wallabies reçoivent l'Afrique du Sud, championne du monde en titre. Les Kiss, successeur de Joe Schmidt depuis août, reste invaincu après quatre matchs : deux victoires contre le Japon, puis une victoire et un nul en Argentine. « Ce sera encore une marche de plus ce week-end face à l'Afrique du Sud », prévient Hodge, séduit par le style de jeu entrevu lors du premier test en Argentine.

Dans le camp d'en face, un visage familier débutera à la mêlée. Herschel Jantjies, 30 ans, ancien coéquipier de Hodge à Bayonne, retrouve une place de titulaire avec les Springboks, une première depuis novembre 2021. Les deux hommes n'ont jamais joué ensemble au Pays basque, en raison des blessures de l'Australien. Hodge voit pourtant en Jantjies « une menace autour des rucks ». Et il lui adresse un vœu en forme de clin d'œil : « J'espère qu'il fera un bon match ce week-end, mais pas trop bon. »

Écarté pendant 3 ans, le Bayonnais Herschel Jantjies retrouve enfin le numéro 9 des Springboks avec une idée précise en tête

Aucun commentaire pour le moment...