Forner met le feu à Aimé-Giral
Il fallait à peine dix minutes à Théo Forner pour faire lever Aimé-Giral. Décalé par une longue passe de Braydon Ennor, l’ailier catalan choisit le pied plutôt que le duel frontal. Il envoie le ballon devant lui par-dessus, gagne la course puis efface le dernier défenseur bordelais, à savoir Penaud, avant d’aplatir. L’USAP prend alors les commandes d’un match qu’elle remportera finalement 38-25 face à l’UBB.
L'EXPLOIT DE FORNER 🤯@usap_officiel 🔥#USAPUBB pic.twitter.com/Yd4AhraSsW
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) September 26, 2026
La première période de Forner aura pourtant un scénario assez improbable. Neuf minutes après son essai, il écope d’un carton jaune pour une obstruction sur Salesi Rayasi après le petit coup de pied de l’arrière bordelais. Et pendant son absence, Perpignan inscrit… 14 points, grâce à Diego Mascarenc puis Sama Malolo. Les Catalans mènent 21-13 à la pause malgré une forte domination territoriale girondine.
Un essai qui sent bon le rugby à 7
Le geste de Forner porte forcément la trace de ses années avec France 7. Dans un espace relativement ouvert, le Catalan ne cherche pas à battre son vis-à-vis uniquement sur sa vitesse. Son coup de pied transforme immédiatement le duel en course, puis lui permet d’attaquer un défenseur lancé vers son propre en-but. Le genre de situation que les joueurs de Seven mangent au petit-déjeuner.
À 24 ans, Forner possède d’ailleurs une médaille d’or olympique depuis Paris 2024. Cette année-là, avant les Jeux, il avait inscrit 29 essais sur le circuit mondial. Une blessure au genou contre les Fidji avait ensuite écourté son tournoi olympique, mais son nom figure bien parmi les champions français.
Son début de Top 14 2026-2027 montre que cette capacité à créer du danger dépasse largement cette seule action. Avant de recevoir Bordeaux, Forner comptait déjà deux essais. Face à Castres, lors de la deuxième journée, il avait surtout parcouru 142 mètres ballon en main et signé deux franchissements, deux références du match côté catalan.
L’USAP possède une vraie arme derrière
Son essai contre Bordeaux porte désormais son total à trois réalisations en quatre journées. Mais l’intérêt dépasse le compteur. Forner offre à Perpignan un joueur capable d’exploiter un ballon imparfait, d’occuper plusieurs postes dans le fond du terrain et surtout de transformer quelques mètres d’espace en occasion nette.
Cette victoire permet surtout à l’USAP d’atteindre neuf points après quatre journées et de rester invaincue à Aimé-Giral. Après le 43-29 passé à Castres, les Catalans viennent cette fois de faire tomber les doubles champions d’Europe. Et au milieu de ce début de saison prometteur, l’accélération de Forner à la 10e minute ressemble déjà à l’une des images de ce début d'exercice.
Je ne sais pas comment l'UBB a fait pour perde ce match! Ou plutôt si: quelle scoumoune au moment de conclure + des scories dans le jeu courant. Ils "touchent 4 fois la barre", pour autant d'essais (justement) refusés, quand l'USAP met tout au fond avec une réussite insolente. Finalement, comme on a pu l'entendre, ce n'est pas tant Jalibert qui a manqué -Hugo Reus rend une bonne copie- mais des mecs capables de finir les coups et de tenir le ballon (LBB, Moefana, Lamothe...). Décidemment, quand Bordeaux n'est pas au grand complet, ça coince. Un petit bravo a l'USAP qui a su profiter de chaque occasion, mais sur le fond de jeu et la construction, je n'ai pas du tout senti les catalans supérieurs.
Pâle copie rendu par l'UBB qui avait la place pour faire mieux mais s'est tiré une balle dans le pied...
Un gros manque de sérinité Bordelaise, et une envie Catalane ont fait la différence pour cette victoire Perpignanaise.
Ce n'est que la 4 ème journée, mais ça râle déjà fort du coté des supporters de l'UBB.
Le fond de jeu de l'UBB est en place! Mais des maladresses qui très coûtent cher, dans la finition + les offrandes à l'adversire (comme le 2ème essai catalan), une poisse rare au moment d'aplatir... Bref, tu rejoues 10 fois ce match, jamais l'USAP ne gagne. Rien à voir avec la déroute à Toulouse où il n'y avait rien de bon à garder. Alors, change pas d'main Yannick, je sens qu'ça vient!
Ps: tu as le droit de dire que je ne suis pas objectif!