LBB voit double, le Racing voit passer les essais
La rentrée a tourné à l’humiliation pour le Racing 92. Samedi soir, Bordeaux a écrasé les Franciliens à Chaban-Delmas, 64-5, pour lancer sa saison de Top 14. Dix essais, le bonus offensif et une rencontre pliée dès la pause : la formation de Yannick Bru a immédiatement trouvé le rythme. Louis Bielle-Biarrey a signé un doublé, comme Cameron Woki et Tom Willis. À la mi-temps, le tableau affichait déjà 38-0. Les visiteurs ont seulement sauvé l’honneur par Seru Uru.
Avant les ailes, Bordeaux a gagné devant
Un détail qui n'en est pas vraiment un : les six premiers essais bordelais portent tous la signature d’un avant. Sipili Falatea a ouvert le compteur, suivi par Woki, Pierre Bochaton et Willis. De quoi remettre quelques idées en place avant de résumer cette soirée aux accélérations des internationaux français. Bordeaux avait déjà fait basculer le match avant que son ailier gauche inscrive le moindre point.
Le doublé de Bielle-Biarrey illustre justement le lien entre cette domination et l’efficacité au large. À la 62e minute, Bordeaux insiste dans l’axe après une bonne mêlée, puis ressort vers son ailier pour une réalisation facile. À la 71e, une accélération de Romain Buros précède une nouvelle conclusion à gauche. La lecture tactique est assez nette : attaquer au milieu oblige la défense à resserrer ses rangs, puis déplacer le ballon permet d’exploiter l’espace extérieur.
Et c’est précisément ce qui rend cette copie intéressante pour Bordeaux. LBB termine les actions, mais le danger vient aussi des joueurs capables d’avancer avant lui. Avec cette complémentarité, défendre uniquement sur les flèches girondines devient un pari coûteux. Encore faut-il opposer une résistance collective autrement plus consistante que celle proposée par le Racing samedi.
Collazo attendait une équipe en compétition
« On a joué un match de préparation », a regretté Patrice Collazo, selon des propos attribués à Sud Ouest. Le manager pointe notamment le manque d’intensité et les pertes de balle. Son diagnostic pose une urgence simple : retrouver une équipe connectée, capable de défendre ensemble, avant même de discuter des ambitions franciliennes.
Pour l’UBB, cette première soirée rapporte cinq points et valide une entrée immédiate dans la compétition. Elle ne suffit évidemment pas à mesurer sa capacité à tenir ce niveau. Le déplacement à Toulouse, programmé le 13 septembre, donnera un autre relief à cette démonstration.
Bordeaux a déjà quitté les vestiaires de l’été. Collazo attend maintenant que ses joueurs en fassent autant.
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