Présent au Stade Toulousain depuis environ 15 ans, Thomas Ramos est l’un des visages iconiques de la génération dorée emmenée par Ugo Mola et son staff. Incontournable depuis 2017, et son retour de prêt de Colomiers, l’arrière continue d’écrire la légende des Rouge et Noir à chaque grand match, où il est généralement inéluctable. Détenteur d’un palmarès considérable, avec cinq Boucliers de Brennus et deux Champions Cup, le natif de Mazamet n’est pas seulement vu comme un homme en forme, du côté des Sept-Deniers.
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En effet, le numéro 15 des champions de France est un indétrônable du XV de départ, mais il est considéré comme un élément qui dépasse le simple cadre de joueur professionnel. Alors que son contrat arrive à son terme à l’orée de la Coupe du monde, Thomas Ramos va devoir réfléchir à son avenir. Le 23 juillet prochain, il soufflera sa 31ᵉ bougie et son prochain bail devrait sans doute être le dernier de sa carrière.
Ainsi, le Stade Toulousain compte s’atteler à ce dossier, en priorité, maintenant que les discussions autour des joueurs en fin de contrat dès juin 2026 sont terminées. Selon les informations du Midi Olympique, les premiers échanges auraient déjà eu lieu. Les deux partis souhaitent continuer l’aventure ensemble, alors que la possibilité de voir Thomas Ramos prendre sa retraite internationale après le Mondial en Australie, soit à 32 ans, semble plausible, sans être assurée.
Du côté du joueur, l’arrière des Bleus n’a pas envie de faire la saison de trop. Il désire s’arrêter au moment opportun, lorsqu’il sera toujours un élément fort de l’équipe, avant de voir la machine s’enrayer. “Je compte beaucoup sur mon entourage. Il est assez lucide pour me dire un jour : « Écoute Thomas, ça ne va pas là, il faut arrêter. » Je pense l'être aussi pour savoir à quel moment ce sera le bon moment pour arrêter”, confiait-il début mars à L’Équipe.
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En complément, il donnait même une date pour une éventuelle retraite. Auprès du quotidien sportif, il évoquait une possible sortie en 2028 ou en 2029 : “Dans deux ou trois ans, je devrai me poser les bonnes questions. Je pense que je commencerai à me sentir vieux pour jouer au rugby.” Bien au courant de ce ressenti, le Stade Toulousain prépare l’après-carrière de son joueur en interne.
Pour le moment, Thomas Ramos se laisse le choix sur son avenir. Il a conscience que beaucoup d’observateurs l’attendent sur un banc, mais il se concentre pour l’instant sur ces objectifs de joueurs. “Tout le monde me pose forcément cette question. Quand mon manager de club annonce que je le serai, ça fait du bruit. [...] Bien sûr, c'est quelque chose que j'aimerais. Mais, ça fait dix ans que je fais ça tous les week-ends et j'ai une vie de famille. On verra”, nuançait le Tarnais de naissance.
Toutefois, le club des Sept-Deniers tente déjà d’influencer son joueur. Depuis près de trois ans, le staff et la direction envoient des signaux forts à Thomas Ramos pour le pousser à intégrer le staff haut-garonnais, dès qu’il aura raccroché les crampons. Récemment, ces signaux se sont fortement intensifiés.
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En avril 2023, Ugo Mola avait dressé le tapis rouge à son arrière en ce sens. En conférence de presse, le manager du Stade Toulousain avait déclaré : “Aujourd’hui, il ressemble à un entraîneur sur le terrain. Il pourrait prendre ma place. D’ailleurs, je pense qu'il la prendra prochainement. Il a un niveau de confiance qui lui permet d’accomplir des objectifs de très haut niveau.” En février, il récidivait. “Thomas est un expert du rugby. Tu ne peux pas juste lui opposer ta supériorité hiérarchique ou dire que tu décides parce que tu l’entraînes. Sinon, ça dure moins de sept secondes”, indiquait Ugo Mola, au Midi Olympique.
Par ailleurs, d’autres membres du staff soulignaient l’attrait de l’arrière pour le jeu. Auprès du bihebdomadaire spécialisé, Clément Poitrenaud, entraîneur de l’attaque du Stade Toulousain, confiait ceci : “Il n’hésite pas à monter dans le bureau des coachs pour donner son avis. Il est typiquement capable de mettre le doigt sur des trucs auxquels on n’a pas pensé. Il est force de proposition.” En interne, il n’y a pas que le sportif qui a décelé cette prédisposition chez Thomas Ramos. La direction commence aussi à y mettre son grain à moudre, publiquement.
Dans un entretien conjoint avec Jean Fabre et René Bouscatel, Didier Lacroix a glissé un commentaire sur l’avenir qu’il souhaite pour son joueur, début avril. Dans un entretien publié par le Midi Olympique, le président du club rouge et noir notifiait qu’il avait un plan établi sur les deux prochaines décennies pour ce dernier : “Thomas Ramos, dans vingt ans, il aura dix-sept ans d’entraîneur. C’est mathématique ! Thomas, c’est dans trois ans qu’il entraînera.” Ainsi, s’il le souhaite, le mythe de Thomas Ramos pourrait continuer à s’écrire dans la Ville rose avec un avenir qui semble déjà tout tracé.
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A propos de Ramos, j'ai revu hier le dernier France-Angleterre, et un truc m'a sauté aux yeux: je pense que c'est désormais lui le véritable capitaine de l'EDF. C'est lui qui prend la plupart des décisions importantes, c'est lui qui distribue les consignes -sinon les ordres- et ses prérogatives, de même que son influence, me semblent désormais dépasser celles de Dupont. Au final, cette décharge de responsabilités, c'est peut-être pas plus mal pour Toto... Par ailleurs, Ramos affiche une sérénité et une maîtrise dans ce rôle de chef de meute que j'ai rarement vues en EDF. Donc, le voir se diriger vers une carrière de coach me semble une évidence.
Ps: A Toulouse, son rôle sur le terrain est un peu moins marqué, tant la machine est bien huilée, chacun connaissant sa partition sur le bout des ongles.
S'il entraine jour, ce qui me parait probable, il va être pire que Mignoni sur le bord du terrain...
J‘AI PAS ENTENDU, TU PEUX REPETER ?…
Mais il sera meilleur, ce qui n'est pas un exploit...